Conseil Communal Consultatif : les Identitaires réclament leur place !
[Communiqué du 11 octobre 2008]
Christian Estrosi vient de doter la ville d’un nouvel organe : le Conseil Communal Consultatif.
Si le futur rôle de ce conseil reste assez flou, nous pouvons d’ores et déjà commenter sa composition, annoncée hier lors du Conseil Municipal. Aux côtés de représentants syndicaux et associatifs (dont là aussi le choix pourrait mériter discussion), nous retrouvons plusieurs responsables politiques dont les conseillers généraux ne siégeant pas déjà au Conseil Municipal (parmi lesquels le dissident PS Patrick Mottard) et l’ancienne tête de liste du MODEM aux élections municipales Hervé Caël.
Le Maire fait donc le choix de remettre en lice deux candidats éliminés au premier tour des élections municipales. S’il fait peu de doutes que la présence de Patrick Mottard a pour objectif de gêner un peu plus la déjà fort timide opposition socialiste, on peut se demander pourquoi Hervé Caël a été choisi alors que ce n’est le cas d’aucune autre tête de liste ?
Lors des dernières élections municipales la liste conduite par Hervé Caël recueillait 3,11% des suffrages, soit 3 781 voix. Le même jour, la liste N.I.S.S.A. menée par Philippe Vardon réalisait un score de 3,03%, soit 3 686 voix.
Ainsi avec seulement 95 voix de plus Hervé Caël pourrait siéger au Conseil Communal Consultatif alors que les Identitaires (et leurs électeurs) n’y disposeraient d’aucune représentation ? Comment comprendre cela alors qu’il est aujourd’hui évident que NISSA REBELA est une force politique à prendre en compte sur le Pays Niçois, comme le constatait Nice Matin après les dernières législatives partielles.
Christian Estrosi qui n’a de cesse d’évoquer l’ouverture, la pluralité, la démocratie devrait accorder ses actes à ses paroles et offrir une place – au même titre qu’à messieurs Caël et Mottard – à TOUTES les listes des dernières élections municipales. Considérant que chacune d’entre elles représente une sensibilité existant parmi le peuple niçois.
Mais peut-être est-il plus facile de choisir ses opposants que de jouer véritablement la carte de la pluralité…





