Soulidarietà – Cinq ans d’action sociale identitaire
En Parlant des nôtres : Soulidarietà, Cinq ans d’action sociale identitaire.
« Depuis les cités grecques et avant, les patries sont toujours défendues par les gueux et livrées par les riches »
Charles Péguy
C’est par cette citation que je commençais le premier communiqué de Soulidarietà, qui annonçait la première soupe identitaire à Nice. C’était il y a maintenant quatre ans et je ne sais combien de milliers de soupe servies depuis tous les mercredi, d’abord au port de Nice puis aujourd’hui derrière l’hôpital St Roch.
L’occasion m’est donnée de revenir ici sur cette aventure à laquelle j’ai participé depuis le début et qui fût la première action identitaire dans laquelle je m’engageais véritablement.
Pour moi, qui ne connaissais alors du militantisme politique que mon expérience dans l’ultra-gauche estudiantine il y a treize ans de cela, ce fût tout d’abord l’apprentissage de la camaraderie au sein de mon nouveau clan, au cœur de l’action et dans la rue, mais surtout au cœur de la tempête médiatique qui se leva lors de nos premières soupes à Nice.

Panique médiatique
Il faut se souvenir du remous qu’a provoqué notre action, tant dans les rangs de l’humanitarisme subventionné local que dans ceux de la bien-pensance médiatique. Quelle honte ! Des patriotes qui aident les pauvres !
Je me souviens de notre action relayée par les plus grands médias nationaux : « 13 heures » de France 2 et France 3, France Info, zapping de Canal+, etc. Quelle panique pour le système : les patriotes n’attendent plus le Grand soir ou l’Homme providentiel. Ils sont dans la rue, à lutter pied à pied contre la pauvreté !
Une soupe populaire qui se revendique ouvertement niçoise, voilà le scandale. Une soupe populaire qui affirme à la France toute entière qu’être Niçois, ce n’est pas être un fêtard cocaïné mais bien être dans la rue avec nos pauvres ; Qui affirme en Nissart qu’être Niçois, c’est venir en aide aux plus pauvres d’entre nous.
Je me souviens aussi que ce fut pour moi le moment de la rupture définitive avec nombre de mes amis qui, m’ayant vu dans la sainte lucarne, en conclurent que là, ça allait vraiment trop loin, que cette fois j’étais vraiment devenu « fâchiiiste ! ».
Tu as raison camarade : si c’est la télé qui le dit, ça doit être vrai… Pourtant, à l’époque, j’appelais ça du socialisme identitaire…
S comme solidaires : soulidarietà comme école de vie militante
Depuis le début des Identitaires, l’action sociale a été le fer de lance de notre militantisme. A travers la France (et l’Europe aussi), les différentes soupes au cochon ont été l’une des manifestations les plus concrètes de cet engagement. Depuis cinq ans, Soulidarietà est une réalité militante autonome et indépendante de toute subvention, qui vit et se développe par le seul dévouement militant de ses animateurs (Dominique Lescure et son clan) et des irréductibles Identitaires niçois, dont je suis.
Concrètement, ce sont des milliers de repas de qualité servis chaque mercredi depuis cinq ans et surtout la régularité d’une présence hebdomadaire assurée pour les plus démunis des nôtres.
Concrètement, c’est chaque semaine, pour nos militants, une prise de contact directe avec une réalité de terrain très dure, parfois glauque, mais toujours enrichissante. C’est surtout la mise en application des vieux principes solidaristes tellement théorisés dans la droite radicale mais si peu souvent appliqués.
Soulidarietà, c’est une école hebdomadaire pour les militants sociaux. C’est aussi la concrétisation du vieux thème « ni gauche ni droite », c’est-à-dire la réappropriation du social face à ceux qui en font un outil anti-communautaire, un pied de biche du mondialisme et de l’égalitarisme contre notre peuple.
Bref, Soulidarietà c’est l’histoire d’une soupe vraiment populaire, animée par des gens qui « ne font pas semblant d’aimer tout le monde pour n’avoir à aimer personne en particulier » comme disait Louis-Ferdinand Céline.
Notre bilan
Concrètement, c’est une action hebdomadaire constante depuis cinq ans de décembre à avril sans aucune subvention, plusieurs milliers de repas ainsi que plusieurs sans-abri relogés et réinsérés. C’est aussi l’une des actions identitaires les plus connues à ce jour et l’un des principaux outils qui a rendu possible le développement de Nissa-Rebela. D’abord parce-que c’est sur ce port de Nice que nous avons tous appris à militer ensemble chaque mercredi (sous le regard bienveillant de la Madone). Ensuite, parce qu’en plus de la « Maioun » et du reste, c’est bien cette présence qui nous a fait prendre nos marques définitives dans notre quartier du port. Et surtout, parce que c’est de là que les candidats identitaires (dont je suis…) tirent en grande partie leur force et leur légitimité dans notre ville.
Si l’on devait résumer cinq années de militantisme identitaire à Nice, je dirais que Soulidarietà est pour moi l’une des phases les plus importantes de notre transformation progressive de groupuscule en force politique locale.
Que de chemin parcouru en si peu de temps finalement. Que de chemin entre les débuts de cette soupe et nos cinq mille électeurs d’aujourd’hui. Qui sait où nous serons demain, si nous continuerons notre lutte avec la même foi, le même enthousiasme, la même jeunesse. Nous savons tous que c’est encore trop peu, mais nous savons aussi combien il est difficile d’obtenir des nôtres, aujourd’hui, la constance dans l’engagement. Et quand je vois chaque semaine, depuis quatre ans, Dominique Lescure et sa famille, nos militants de tous âges (de sept à 77 ans !) venir tous les mercredis, je sais que cette action est pérenne pour notre avenir et que Soulidarietà est bien l’une des incarnations de la Philia pour laquelle nous combattons. La Philia, cette amitié naturelle qui unit les citoyens issus d’une même naissance dans une même cité.
Soulidarietà comme « Metapo »
Je concluerai en citant un texte que j’avais écrit, sur la portée « métapolitique » de notre action. Portée qui reste, selon moi, la plus intéressante de cette action sociale identitaire.
Action sociale identitaire qui ne demande qu’à se décliner en autant de modes différents que possible : occupation de maisons, réquisition de terrains publics pour fonder des coopératives bio… Autant de directions que je compte bien emprunter à l’avenir. Un avenir qui sera communautaire, libertaire et identitaire.
Extrait « Combat social / Combat identitaire » 2006 :
« (…) Une fois dressée l’esquisse de ce constat global, il en ressort que le seul champ d’action dans la société restant encore accessible au militant identitaire c’est directement la société civile. Et comment agir sur la société civile quand on n’a aucun des moyens de masse du système et que l’on se veut être une minorité active ou une avant-garde? Par le social.
En politique, le social est comme le nerf de la guerre car son action a lieu au cœur de la cité, directement sur la vie des gens.
Son champ d’action c’est le peuple, immédiatement et sans intermédiaire.
C’est un corps à corps avec le pays réel, avec le peuple réel, dans lequel le militant politique apprend à connaître l’objet de sa lutte : l’Européen lambda ou le Français moyen si l’on veut.
De plus, en se confrontant aux autres il se confronte à lui-même, à ses failles et qualités de militant, il apprend aussi à communiquer ses idées de manière à être entendue par des gens qui ne sont pas ou peu politisés.
C’est parce que le social est ce levier politique de terrain qui permet d’agir directement sur la vie des gens, que la gauche idéologique l’occupe depuis l’après-guerre avec le consentement tacite des libéraux de droite comme de gauche qui eux s’occupent d’intérêts financiers.
Le militant identitaire (…) n’a plus tellement d’autres cadres possibles pour déployer une action de terrain (en dehors de son milieu politique) que le champ du social.
Car c’est là, au cœur de cette agora permanente que sont les rapports sociaux entre les hommes, que le système trouve une dernière résistance à sa coercition globale et à sa pensée unique. C’est donc là qu’il nous faut être. (…) »
Nos moyens et l’avenir
En 2009, plus d’un millier de repas vont être servis, pour un coût d’environ 2 € par repas (légumes, lard, œufs, 4/4, vin, camembert, pain, fruits, gaz, essence, assurance). En quatre années le budget de la soupe a triplé et malheureusement le nombre de nos donateurs (et donc notre budget) ont baissé.
Si vous voulez nous donner les moyens de continuer notre action et peut-être de passer à un niveau supérieur, nous avons un besoin urgent de donateurs.
Dans les années à venir on aura tous droit au « plomb durci » de ce Système, Soulidarietà a donc malheureusement de l’avenir. Il ne tient qu’à vous de nous aider, de vous aider !
Pierre-Antoine Plaquevent
Vous pouvez (devez…) écrire à : contact@soulidarieta.org
Soulidarietà
BP 16 – 06610 La Gaude







chapeau nissa rebela, vous au moins vous vous donnez du mal pour aider les sdf et les pauvres, ya un certain sarko qui avait dit le jour de son election, d’ici 2 ans, plus personne ne sera obligé de dormir dehors, on attend encore hein, vous etes une force montante, c’est incontestable, vous vous developpez dans toute la france et croyons le dans toute l’europe parceque des pauvres, des gens qui ont besoin d’aide, il y en a de partout