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    Lettre ouverte (bis) à Fabrice Mauro, président de Sian d’Aqui

    30 juin 2009

    Bonjour Fabrice,

    Lors de notre toute première rencontre, sur le stand de ton association au Palais des Expositions, tu m’avais dit qu’entre Niçois le tutoiement était de rigueur. Tu ne me tiendras donc pas rigueur d’en faire usage, même à l’écrit.

    Comme le « bis » de ce titre fort peu original l’indique, me voici donc malheureusement obligé de t’adresser pour la seconde fois une lettre ouverte.

    La première je te l’avais écrite alors que l’association culturelle que tu présides, Sian d’Aqui, avait mené une opération conjointe avec SOS Racisme au stade du Ray lors d’un match du Gym. Je te reprochais alors très clairement de te faire le complice de la stigmatisation des supporters niçois et de te livrer à une surenchère antiraciste aux relents jacobins (la bienpensance parisienne venant expliquer, à travers cette association, aux ploucs niçois qu’ils étaient vilains).
    Suite à mon texte, tu avais souhaité me rencontrer pour « dissiper les malentendus ». J’avais trouvé la démarche louable et ne refusant jamais la discussion ou le débat j’avais accepté. Nous nous étions retrouvés dans une ambiance tout à fait décontractée pour un verre sur la Place du Palais. Et tu t’étais alors expliqué… Me déclarant à la fois ton aversion pour SOS Racisme et ton hostilité à l’immigration massive, tu m’avais alors dit que sans la participation de Sian d’Aqui à cette opération les choses auraient certainement encore été pires, et que toutes les attaques auraient été dirigées contre les Identitaires (SOS Racisme justifiant tout de même le choix d’un slogan en nissart par sa volonté de ne pas nous abandonner la lenga nouostra !). Au cours de la conversation, tu me disais aussi vouloir te tenir éloigner de toute étiquette politique, me parlant de ton amitié avec le socialiste Concas, saluant la politique culturelle niçoise mise en place par Peyrat et évoquant la candidature probable d’Estrosi (c’était en mai 2007) comme celle d’un type se foutant de Nice et des Niçois. Je ne pouvais qu’acquiescer. Nous nous quittions en décidant de garder le contact, et cela notamment grâce aux adhérents que Sian d’Aqui avaient en commun (l’un d’eux était d’ailleurs présent lors de cette rencontre).

    _

    Quelques mois plus tard, je découvrais avec tristesse et incompréhension un entretien dans Nice Matin ou, tout en te disant identitaire, tu déclarais « Je n’aimerais pas être un électeur qui veut voter niçois », prêtant à Nissa Rebela « des valeurs d’exclusion en parfaite contradiction avec nos racines ». Phrases creuses, politiquement correct parisianiste de bas étage… Je fis alors publié un droit de réponse dans le même journal, demandant notamment si – puisque tu ne voulais pas voter niçois – tu comptais donc voter parisien ?
    Là encore, tu prenais contact pour m’assurer que tes propos avaient été déformés… Dix jours plus tard je te rencontrais dans nos locaux pour répondre au questionnaire que Sian d’Aqui (en association avec Nissart Per Tougiou) avait adressé à tous les candidats aux élections municipales. Discussion cordiale encore, confirmant nos vues communes sur bien des sujets. Nos réponses furent d’ailleurs intégralement publiées, et je sais qu’elles ont été appréciées par vos soci.

    Depuis, j’ai suivi (recevant votre feuille d’informations) et parfois soutenu ou appelé à soutenir certaines de vos activités, me satisfaisant toujours de voir d’autres que nous lutter pour la mémoire et les racines. Car, vois-tu, je n’ai pas l’esprit partisan, et suis certainement bien plus ouvert que la plupart des bonnes consciences qui semblent avoir une certaine influence sur toi. Quand, par exemple, une compilation musicale en nissart fait la part belle à des groupes d’extrême-gauche, je me dis en tout premier lieu qu’il s’agit d’une œuvre en lenga nouostra et que cela va quand même dans le bon sens, je ne dénonce pas une ignoble récupération communiste…

    Il y a deux semaines encore, l’hebdomadaire Le Point publiait un supplément local sur « Nice et ses réseaux ». Dans ce dossier, un article était consacré à Nissa Rebela et un autre concernait les associations culturelles impliquées dans le renouveau niçois. Si j’étais très content de découvrir – en plus de celle nous étant directement dédiée – deux autres pages évoquant notre identité, je l’étais évidemment beaucoup moins de nous y voir traités de « nazillons populistes démagos ». Le propos n’était pas attribué directement à qui que ce soit, et très franchement il me semblait tellement outrancier que je m’imaginais volontiers un journaliste mal attentionné à notre encontre (si, si, il y en a quelques uns…) l’ayant glissé dans l’article, dans l’unique but de nous discréditer et nous présenter comme isolés au sein du mouvement niçois. J’ai préféré m’en tenir à cette idée, y compris même quand ce sont des membres de ton association qui m’ont dit que tu pourrais avoir fait ces déclarations…

    Recevant la lettre internet de Ben Vautier le 19 juin, je découvrais que des tensions existaient autour de l’organisation du Festin d’Aqui de Levens, certains reprochant apparemment à d’autres d’être « identitaristes ». J’imaginais bien un Louis Pastorelli, chanteur de Nux Vomica et apolitique socialiste, faire ce type de reproches. Peut-être était-ce finalement de toi qu’il s agissait ?
    Il n’en reste pas moins que de nombreux militants, sympathisants et certainement des centaines d’électeurs de Nissa Rebela ont participé à la fête de Levens (mais tu le sais bien, puisque tu as discuté sur place avec plusieurs d’entre eux). Une fête qui a été un vrai succès, et je ne peux qu’en féliciter les organisateurs (c’est-à-dire toi mais aussi tous ceux qui ont tendance à évoluer dans l’ombre de ta personnalité désormais médiatique).

    Et voici que, finalement, tu t es senti obligé ( ?) de te livrer à nouveau à une attaque contre les Identitaires dans ton entretien à Nice Matin, le 24 juin. Alors que le journaliste évoque ton attachement aux traditions, tu lui réponds : « Les traditions, mais au sens noble du terme. Rien à voir avec les Identitaires. Carrément l’inverse! »
    Des propos stupides (je serais curieux de savoir ce qui différencie tes traditions des miennes, et encore davantage ce que veut dire ce « Carrément l’inverse ! ») et gratuits (le journaliste n’avait même pas parlé de nous).

    Je finis par avoir l’impression qu’à chaque fois qu’on te tend un micro ou qu’on t’ouvre une tribune tu t’empresses de parler (en mal) de nous. Les Identitaires empêcheraient-ils Fabrice Mauro de dormir ? Notre existence ferait-elle reposer sur toi une culpabilité dont tu devrais te débarrasser à chaque sortie médiatique ? Pourquoi donc ne pas respecter cette « neutralité politique » dont tu m’avais parlé lors de notre première entrevue ? Et si tu as de réels reproches à formuler à notre encontre, pourquoi ne pas les exposer clairement au lieu de te livrer à ces petites attaques qui ne t’honorent vraiment pas ?

    Agis-tu ainsi par simple esprit de soumission ou en service commandé ? Une telle constance m’autorise désormais à me poser la question. Est-ce qu’à travers tes propos certains chercheraient à nous isoler alors que de plus en plus de jeunes (notamment) viennent à la conscience de leurs racines par notre biais ? Au fond, j’ai simplement envie de te demander : pourquoi ?

    Quand tu dis que tes traditions n’ont rien à voir avec les nôtres, peut-être es-tu dans le vrai finalement. Moi, j’aime à honorer des traditions de franchise et de courage (traditions niçoises et familiales). Les rapports que j’ai pu avoir avec toi depuis deux ans tendent en effet à prouver que tu te situes à l’inverse – comme tu le dis si bien – de tout cela.
    Tu n’as pas la franchise de dire ce que tu penses réellement, tu n’as pas le courage de tenir les mêmes propos avec moi – attablés sur la Place du Palais ou à la Maioun – et avec un journaliste.

    C’est triste pour toi, cela doit être dur de se confronter chaque jour à ses contradictions. Les militants de Nissa Rebela ont fait d’autres choix, le principal étant certainement de « vivre comme ils pensent » y compris quand cela doit entraîner des insultes ou attaques de ceux dont on ne les attendrait pas forcément.

    Ceci étant, je souhaite le meilleur pour les activités de ton association et salue ses adhérents sincères et plus largement tous ceux qui luttent sur le terrain culturel pour l’identité du Pays Niçois, comme nous le faisons de notre côté sur le terrain politique. Dans quelques mois Christian Estrosi (celui que tu insultais naguère et voudrais séduire aujourd’hui ?) entend fêter les 150 ans du « rattachement » à la France, il sera alors toujours temps de voir qui sera présent pour dénoncer cette escroquerie historique et rappeler ce que furent les événements de 1860.

    Philippe Vardon
    Porte-parole de Nissa Rebela


    Guy Birenbaum: « Quand Christian Estrosi démissionne-t-il de la mairie de Nice? »

    29 juin 2009

    [...] Je ne peux pas imaginer l’espace d’un seul instant que Christian Estrosi, cet homme de parole, va renier la promesse solennelle faite aux Niçois, il y a à peine plus d’un an !

    Ce n’est pas possible !

    C’est donc juste une question d’heures ou bien « d’intendance » !

    [...] Christian Estrosi, l’homme de parole qui a lancé aux Niçois, le soir de son élection : « Je veux simplement vous dire Niçoises et Niçois : Je vous aime. Je vous donnerai le meilleur de moi-même. Je ne vous tromperai pas. Je ne vous trahirai pas. Je veux te dire à toi Nice ma ville, je t’aime du plus profond de mon cœur. A partir de ce soir, on va se mettre au travail pour que Nice devienne une grande ville. Ensemble, ce soir, Nice entre dans le temps du changement »…

    …Christian Estrosi, l’homme de parole, va évidemment annoncer sa démission de la mairie de Nice !

    Source : lepost.fr


    Chroniques du laboratoire de la sécurité

    29 juin 2009

    Un ado victime d’un « bike jacking »

    Un jeune niçois de 16 ans a été victime du vol avec violences de sa moto d’enduro.
    Alors qu’il était seul au feu rouge situé à l’angle de l’avenue Edouard-Grinda et de l’avenue Saint-Augustin, il a été agressé par plusieurs individus. Tiré par le sac à dos, il a été littéralement arraché de sa moto et jeté au sol, avant de recevoir une pluie de coups…

    Nice Matin du 26 juin, page 12

    Nice : agressée par 3 hommes, une femme a vécu un calvaire

    Alors qu’elle se promenait du côté de Pasteur, cette niçoise a été copieusement « amochée » au point d’avoir le visage complètement tuméfié et de souffrir de nombreuses contusions. Son seul crime : elle s’est trouvée sur le chemin de 3 individus d’une vingtaine d’années, dont un déjà connu de la justice.

    Nice Matin du 27 juin, page 6

    Feu en sous-sol aux Moulins. De gros moyens pour un incendie de garages

    Un habitant témoigne sur ce sinistre : « On a été tranquille pendant 2 ans réagit » Jean-Pierre JOLY, le vice-président de la Copropriété, la résidence « Les Moulins ».  » Là, on a l’impression que ça repart. Mercredi, il y a déjà eu un feu de poubelle au 1er sous-sol. Il a dû y avoir des libérations à la prison.. »

    La police a ouvert une enquète pour déterminer l’origine de cet incendie.

    Nice Matin du 27 juin, page 14


    Une minute de silence pour Michael Jackson au conseil municipal!

    29 juin 2009

    Pathétique!

    Vendredi dernier, le maire de Nice a fait observer une minute de silence en l’honneur de Michael Jackson au conseil municipal. On ne sait pas en revanche s’il est sorti de la salle en exécutant la célèbre Moonwalk…

    (Source: Nice Matin du 28 juin)


    1er mai social & identitaire: la vidéo

    28 juin 2009


    Estrosi : vers un retour des voyages à 138 000 euros ?

    26 juin 2009

    [Communiqué du 26 juin 2009]

    « On ne verra pas la différence, je serai en même temps à Paris et à Nice » (Nice Matin, 24 juin 2009)
    « Je serai tous les jours à Nice et tous les jours à Paris. » (METRO, 25 juin 2009)

    N’étant plus à une promesse ou une déclaration stupide près, Christian Estrosi essaie donc de nous faire croire que son activité au Ministère de l’Industrie ne l’empêchera pas d’être présent à Nice et d’administrer comme il se doit notre ville.

    Doit-on comprendre que M. Estrosi se livre actuellement à des expériences de clonage dans les sous-sols de la mairie ? Ou bien qu’il envisage à nouveau d’avoir recours à des petits vols en jet privé pour effectuer les allers-retours entre Nice et Paris ?

    La vérité est qu’après avoir provoqué une scission au sein de son propre parti lors des dernières municipales pour s’emparer de la ville, Christian Estrosi se désintéresse désormais de Nice et n’aura de cesse de prouver qu’il est un bon ministre pour obtenir ensuite un plus gros portefeuille.


    Et il veut nous faire croire qu’il va pouvoir s’occuper de Nice?

    26 juin 2009

    Concrètement comment allez-vous vous partager ?

    Rien ne change beaucoup car j’étais déjà à Paris une partie de la semaine pour mes activités de député. Pour prendre l’exemple de cette semaine, je serai à Nice dès jeudi après-midi. Vendredi, je présiderai la communauté urbaine le matin et le conseil municipal l’après-midi. Samedi, je rencontrerai probablement les chefs d’entreprise de la zone industrielle de Carros le matin. Le soir, je participerai au port de Nice à la fête de la Saint-Pierre. Je remonte à Paris dimanche pour un séminaire gouvernemental mais je serai de retour à Nice en soirée pour présider lundi matin la réunion de direction à la mairie de Nice avant de retourner à midi au ministère.

    Christian Estrosi (Nice Matin, 25 juin 2009)


    Libération épingle Estrosi sur les chiffres de la délinquance

    26 juin 2009


    La nomination de Christian Estrosi vue par France Info

    26 juin 2009

    « La compétence n’est pas un critère pour être ministre de Sarkozy, sinon on se demande ce que ferait M. Estrosi à l’industrie. Qu’est-ce qu’il connaît à AREVA par exemple? » (Ghislaine Ottenheimer)

    Estrosi a expliqué que les Niçois étaient « fiers » que les compétences d’un important élu local (lui-même) soient ainsi reconnues « au service de la France ».  « Voilà un ministre qui ne fait pas dans la modestie » a plaisanté le commentateur.


    Estrosi-Ginésy : le jeu des chaises musicales

    26 juin 2009

    [Communiqué du 26 juin 2009]

    Suite à la nomination de Christian Estrosi au Ministère de l’Industrie, son suppléant Charles Ange Ginésy va retrouver l’Assemblée Nationale.

    Rappelons qu’il y a un an, en mai 2008, une élection législative partielle avait eu lieu dans la 5ème circonscription. M. Estrosi avait en effet demandé à Charles Ange Ginésy de démissionner pour qu’il puisse (déjà !) retrouver Paris en tant que député. Charles Ange Ginésy qui siégeait à l’Assemblée depuis que Christian Estrosi avait été nommé ministre…

    Décidément, on prend les mêmes et on recommence ! Et en attendant, ce sont les contribuables qui paient le coût de ces élections partielles à répétition.


    Mars 2008: quand Estrosi mentait aux Niçois

    25 juin 2009

    Il l’avait laissé entendre lors de son dernier meeting de 1er tour, il l’a confirmé hier :  « Je quitterai le gouvernement pour me consacrer à Nice. »

    « Nice sera l’objet de toute mon attention. »

    « Ce sera Nice et rien d’autre. »

    « Je quitterai mes fonctions ministérielles pour me consacrer uniquement et totalement à la gestion de notre ville. »

    « Qui pouvait croire de tels mensonges ? C’est un contrat de confiance que je veux signer avec les Niçois et les Niçoises. Je veux m’atteler à la tâche pour rebâtir pierre par pierre dès mon élection une ville que j’aime à la folie. Je me consacrerai uniquement et totalement à la gestion de ma ville. »

    Nice Matin, 11 mars 2008


    Christian Estrosi a été élu sur un mensonge

    25 juin 2009

    [Communiqué du 25 juin 2009]

    « Je quitterai mes fonctions ministérielles pour me consacrer uniquement et totalement à la gestion de notre ville. »
    Christian Estrosi (Nice Matin, 11 mars 2008)

    Depuis mardi, Christian Estrosi est de nouveau ministre. Après avoir été annoncé à l’agriculture, puis à la sécurité publique, le voici finalement à l’industrie. Mais nous savons bien que ce qui importait à M. Estrosi c’était de retrouver au plus vite une place au Conseil des ministres, quel que soit le domaine.

    Il y a tout juste plus d’un an, Christian Estrosi avait promis aux Niçois qu’il se consacrerait uniquement à la mairie (l’article de Nice Matin était même intitulé « Maire ou ministre, Christian Estrosi fait le choix de Nice ! »). Cet engagement a pesé dans le vote de nombreux électeurs niçois, et nous voyons aujourd’hui qu’il s’agissait d’un mensonge, pire encore d’une trahison. Et dire qu’alors c’est ceux qui disaient que M. Estrosi se servait uniquement de Nice pour retourner au plus vite à Paris qui étaient traités de menteur par ce dernier, qui osait parler d’un « contrat de confiance » avec les Niçois. On voit bien aujourd’hui ce qu’il en fait de cette confiance…

    Après seulement 15 mois à la mairie, Christian Estrosi cède à la première proposition et retourne à Paris ! La démonstration est faite que Nice n’est pour lui qu’un strapontin vers un « destin national ». Les journalistes ont d’ailleurs souligné avec ironie la modestie de celui qui parle de lui-même comme d’un « homme d’Etat » et « un important élu local ».

    Plongée au cœur d’une grave crise sécuritaire que les gesticulations estrosistes des dernières semaines n’ont en rien résolue, notre ville mérite mieux qu’un maire à mi-temps.

    Puisque Christian Estrosi est tant attiré par les lumières parisiennes et les grands bureaux des ministères, qu’il aille au bout de sa démarche et démissionne. Ce serait là le seul moyen d’honorer le « contrat de confiance » qu’il prétendait avoir passé avec les Niçois en mars 2008 lors des élections municipales.


    « Dans une dizaine d’années, près de la moitié des enfants vivant en Europe seront issus de l’immigration »

    25 juin 2009

    C’est l’aveu que l’on pouvait découvrir dans le journal gratuit Direct Nice, lundi, à propos d’une émission d’Arte sur les « migrants » (nouvelle expression utilisée dans la novlangue politico-médiatique pour éviter de parler d’immigrés, de clandestins ou même de sans-papiers).

    De tels propos dans un tract de Nissa Rebela ou dans la bouche de Philippe Vardon auraient certainement valu des poursuites de la part de la justice! Néanmoins, une fois ce constat tiré par Arte et Direct Nice, la question est de savoir si l’on est autorisé à penser qu’un continent dont la moitié des enfants sont issus de l’immigration n’est pas forcément une situation idéale?


    Jean Icart contre le tramway sur la Promenade

    25 juin 2009

    « La solution c’est le train.. et elle est beaucoup moins coûteuse et traumatisante que le chantier d’un tram ».
    « Un tramway sur la Promenade, cela pourrait être une catastrophe ».

    Jean ICART, membre de la majorité municipale, responsable des Transports à la Communauté Urbaine.

    Nice-Matin du 23 juin 2009, page 10


    Estrosi, le canard boiteux du remaniement (Marianne2)

    25 juin 2009

    On disait le maire de Nice à l’Intérieur, il atterrit finalement à l’Industrie. Un poste qui lui va comme une moufle!

    «Ça n’avance pas. La faute à Estrosi. MAM ne veut pas bosser avec lui ! » Hier soir, une heure seulement avant que Claude Guéant ne vienne annoncer le nom des nouveaux ministres sur le perron de l’Elysée, dans les couloirs du château, on ne cachait pas sa désolation. Il est fort le député-maire de Nice : pas encore en fonction que déjà il se révélait tel qu’il est vraiment.
    Un fidèle parmi les fidèles du président ? Non, plutôt un boulet solidement accroché à la cheville de son maître à penser. C’est qu’aussi dérangeant soit-il, il fallait bien le caser quelque part le « Motodidacte ». Son département vote comme un seul homme ou presque pour l’UMP et, depuis des mois, il veut un poste, que ce soit à la tête du parti ou au gouvernement. Mais à chaque fois, il fait chou blanc. Cette nouvelle équipe plus sarkozyste que jamais, c’était l’occasion ou jamais de le recaser. On lui avait d’ailleurs réservé un secrétariat d’Etat à la sécurité publique. Du coup, « Bac -5 » avait potassé plus qu’à son habitude : réception de l’Omnipotent à Nice sur le thème de la sécurité, loi sur les bandes, etc.

    Las, MAM qui écope de la Justice et du label « ministre d’Etat » aura eu raison de ce pauvre Estro qui hérite, lui, de l’Industrie. Un domaine que ce « bébé Jacques Médecin » connaît sur le bout des doigts : il est l’élu d’un département – les Alpes-Maritimes – qui est un véritable bassin industriel ! Tout le monde a entendu parler des fameux chantiers navals de Juan-les-Pins, des hauts-fourneaux de Saint-Paul-de-Vence et des corons de Cannes ! Au mieux, on pourra compter sur lui pour être ministre de l’Industrie touristique, des loisirs et du sport. Car depuis qu’il est arrivé aux commandes de la ville de Nice (il avait d’ailleurs promis à ses habitants qu’il ne se « consacrerait » qu’à elle tant qu’elle ne se serait pas redressée !), il a de bonnes idées pour rendre son prestige à la capitale azuréenne. De bonnes idées qui, invariablement, se transforment en ruineux échecs : Nice, capitale européenne de la culture en 2013 ? Loupé. Nice accueillant les Jeux olympiques d’hiver en 2018 ? Loupé. Sa nouvelle lubie ? L’Euro 2016 de football. Tout le monde y croit…

    Tout ça serait risible si seulement l’Industrie n’était pas un poste clé en période de crise. Tout cela serait risible si seulement Christian Estrosi ne devait pas, aussi, travailler étroitement avec Patrick Devedjian chargé de la Relance. C’est que les deux hommes entretiennent d’excellentes relations nées d’un… respect mutuel ! Qui en mars 2008 déclarait à l’Express à propos de l’UMP : « Il n’y a plus de chef d’orchestre ! (…) Notre mouvement ne tient plus le rythme. Son âme et son esprit sont dénaturés. L’UMP d’aujourd’hui n’est plus l’UMP de Nicolas Sarkozy » ? Qui, encore, affirmait au Point en mai 2008 : « Le parti n’est pas utile à Nicolas Sarkozy aujourd’hui, alors qu’il devrait être le garant de ses engagements. Il n’est pas non plus utile dans la vie politique parce qu’il y a un vrai problème d’organisation, de débat interne et de confrontation des idées » ? C’est un certain Christian Estrosi. Le secrétaire général de l’UMP s’appelait alors Patrick Devedjian…

    Marianne2