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    Sant e bouòn calèna a toui !

    26 décembre 2009


    “Il faudrait que le projet d’une mosquée à Nice se fasse dans les deux prochaines années”

    23 décembre 2009

    Lundi, Khalid Belkhadir, le représentant du Conseil Régional du Culte Musulman s’exprimait dans Nice Matin lors de son passage à la mosquée (et non “salle de prière” comme il est écrit dans un article entretenant tout au long l’ambiguïté entre les deux termes).

    En des termes très choisis, enrobés de “vivrensemble” et en appelant toujours au fameux “islamdetoléranceetdedialogue”, le leader musulman nous livre quelques vérités.

    Quel est le poids de la communauté musulmane dans la région PACA? Avec ses 950 000 musulmans, elle est la 2ème région de France, après Paris, où la communauté est la plus implantée. Dans les A-M le nombre atteint 120 000 musulmans, dont 50 000 musulmans vivent à Nice. Pour pratiquer notre culte, il existe 197 salles de prière en PACA.

    Où en est le projet d’une mosquée à Nice? D’une situation de blocage, nous sommes passés avec le ministre-maire Christian Estrosi à des réunions de travail. Le projet avance donc. Mais les choses doivent se faire sans trop de bruit pour éviter les incompréhensions.

    Il faudrait que le projet d’une mosquée à Nice se fasse dans les deux prochaines années.

    [cliquez sur l'image pour lire l'article en entier]


    Noël dans le comté de Nice

    22 décembre 2009

    Noël (en niçois calèna) donne lieu à plusieurs traditions dans le Comté de Nice. Le mot calèna vient du latin calenda et rappelle le souvenir des fêtes païennes liées au solstice d’hiver. Les calendes constituaient dans le calendrier romain le premier jour du mois. Or, le 25 décembre correspondait alors au premier jour de ce même mois, d’où l’appellation. La racine lexicale issue de la Nativité a pourtant aussi donné un vocable niçois. Il s’agit du mot nouvé, qui désigne les chants religieux célébrant la Nativité.

    La première tradition du cycle de noël est la plantation le 4 décembre de lentilles ou de blé. Ces lentilles ou ce blé germeront et la densité de la germination sera l’indice de la prospérité à venir de la famille.

    Lou Presèpi se trouve sur la place Rossetti jusquau 28 décembre

    Lou Presèpi se trouve sur la place Rossetti jusqu'au 28 décembre

    Le presèpi ( “la crêche” en niçois) a 2 formes : une forme traditionnelle importée de Provence, avec ses santons disposés sur un meuble dans la maison, et une représentation théâtrale de la Nativité qui, au 19ème siècle, se faisait avec des marionnettes et qui, au 20ème siècle, a donné lieu à des adaptations jouées par des acteurs (Lou Presèpi nissart, de Menica Rondelly, Lou Nouve, de Marengo et Mossa, Calena et la Marche à la crêche, de Francis Gag).

    Les traditions culinaires reposent sur Lou gros soupa, qui est le repas du réveillon, composé en particulier de raviolis maigres (sans viande dans la farce), de morue à l’aigre douce et des 13 desserts.
    Le lendemain à Midi, s’ajoute aux restes de ce repas la charcuterie (boudins, trulles, fromage de tête) “produite” par le cochon tué quelques jours avant.

    Enfin, différents actes symboliques parsèment ces 2 jours. Lou cacha fuec (qui désigne aussi le réveillon par extension) consiste à éteindre le feu de la cheminée et à le raviver par une buche neuve déposée par le plus âgé et le plus jeune de la famille. De même, rappelant la Trinité, la table doit être couverte de 3 nappes, et les lentilles disposées dans 3 assiettes. Et n’oublions pas, avant de partir pour la messe de minuit, de relever les coins des nappes pour éviter que le diable s’y accroche et vienne dévorer le repas.

    Pour plus d’informations sur la tradition de Calèna.

    [JOUINESSA]


    “Débat” sur l’Identité nationale

    18 décembre 2009

    Hier, se déroulait au MAMAC l’étape niçoise du “débat” sur l’identité nationale lancé par le gouvernement.

    Nous nous y sommes rendus pour diffuser un tract “Pas d’identité nationale sans identité-s locale-s” réagissant notamment aux attaques d’Eric Besson contre les langues (et donc les cultures) régionales et – éventuellement – participer aux discussions. Le choix ne nous en a finalement pas été laissé puisque nous nous sommes retrouvés bloqués à l’entrée, une dizaine de policiers assurant un filtrage efficace…

    Un nouvel épisode de la liberté d’expression telle qu’on la conçoit désormais à Nice certainement. Le dispositif de sécurité déployé hier, avec près d’une centaine de policiers pour une salle de 250 personnes (Police Municipale, CDI, BAC, CRS…), était totalement délirant et déplacé. Signe de la fébrilité du pouvoir en place.


    A propos du couvre-feu…

    18 décembre 2009

    Cdans l’air – 15/12/09 – France 5

    « Depuis le début de ces histoires d’arrêtés municipaux, on est dans une histoire de fous. Nous avons un code pénal en France, oui ou non ? » – Xavier Raufer, criminologue


    Insécurité à Menton

    17 décembre 2009

    La chienlit arrive à Menton

    Le blog de notre consoeur Souricette avait-il vu juste ? Depuis la rentrée de Septembre, il constatait une hausse rapide et anormale de la délinquance de rue dans notre ville de Menton, surtout en centre-ville. Ceci du fait d’une bande de crasseux que renoncait à chasser la police municipale occupée par ailleurs à obtenir des locaux plus dignes pour faire passer le temps à l’abri des risques du métier.
    La sécurité de notre ville ne repose donc plus que sur notre Police nationale, et sur un unique équipage de la brigade anti-criminalité appelé aussi bien pour les vols violents que les scènes de ménage, les agressions ou les shiteux. Accessoirement un ou deux équipages de police secours, et la police de l’air et des frontières qui fait son travail de lutte contre l’immigration clandestine, et non plus de surveillance de nos frontières qui n’existent plus depuis le traité de Lisbonne sauf avec non voisins Sud-Méditerranéens.
    L’équipage de la BAC mentonnaise composé de deux fonctionnaires a violement été pris à partie au cours d’une altercation et frappé. Les deux Policiers ont même manqués de se faire voler leurs armes à feu.
    Il est bien malheureux que la vraie légitime défense n’existe plus. Aux Etats-Unis les agresseurs de Policiers auraient été abattus sur le champ.
    Des années d’anarchie, d’esprit soixante-huitard ont amené le désordre dans notre Pays, désordre qui touche maintenant Menton. Il est vrai que nous étions plutôt habitués à une délinquance locale en “col blanc”.
    Ainsi peut-on observer certains élèves du lycée hôtelier ou d’autres lycées, provenant de cités sensibles de Nice, taguer notre TER et nos gares comme celle de Garavan, faire du trafic de stupéfiants, organiser des bagarres de rue, et racketter quelques élèves.
    Il est temps de proposer à cette jeunesse désoeuvrée des places dans des internats fermés en campagne là où ils ne pourront plus commettre de méfaits.

    [Le Petit Mentonnais]


    Bientôt sur nos murs

    17 décembre 2009

    Une affiche au message très clair qui sortira d’ici quelques jours de l’imprimerie pour venir affirmer l’opposition déterminée des gens du Sud à l’islamisation de leur pays. Avec cette citation sans équivoque possible, le Premier ministre turc Erdogan nous rappelle au réel!


    Minarets, burkas, drapeaux étrangers… ou la face émergée de l’iceberg

    16 décembre 2009

    Les députés U.M.P. annoncent vouloir interdire le port de la burqa en France. Motif juridique : dissimuler son visage à autrui serait un trouble à l’ordre public.

    On ne peut que se féliciter de cette volonté de la majorité U.M.P. de mettre fin, avant qu’il ne s’étende, à un phénomène encore minoritaire. De même, on peut se réjouir que nombre de maires U.M.P. affirment ne pas vouloir de minarets sur les mosquées de leurs villes.

    Mais, hélas, le problème n’est pas là, ou, du moins, il n’est là que de manière symbolique. Le minaret, la burqa, les drapeaux étrangers brandis lors des mariages, sont des phénomènes qui dépassent de la surface des choses, que l’on remarque. Ils sont les signes les plus visibles, ils ne forment que la partie émergée de l’iceberg.

    Au nom de quoi interdirait-on la burqa mais accepterait-on le hijab ou le tchador ? L’un serait un trouble à l’ordre public et pas les autres ? Et quel ordre public, sinon celui de notre société française, de notre civilisation européenne, qu’on la veuille laïque ou chrétienne ? En Iran, c’est l’absence de voile qui constitue un trouble à l’ordre public. Cette élémentaire notion «d’ordre public» indique bien, par sa subjectivité, à quel point la coexistence d’identités n’est pas longtemps possible.

    La burqa ou les minarets, ne sont que les symptômes les plus virulents d’un phénomène qui s’appelle l’islamisation. Nos élites font mine de croire que l’Islam est soluble dans la démocratie, dans la loi de 1905, dans la culture française. Je dis à dessein «font mine», car, en fait, ils savent bien que ce n’est pas vrai. Il suffit de parler en privé avec des élus de gauche ou de droite pour constater à quel point ils sont épouvantés par la situation qu’ils ont créée et laissé créer depuis trente ans. Dire la vérité sur l’incapacité de l’islam à s’adapter aux sociétés occidentales obligerait ces élites non seulement à reconnaître leurs erreurs, mais, surtout, à devenir courageuse et à affronter la réalité. Ils ne le font pas, ne le feront pas et continueront tout droit vers l’iceberg.

    Alors, en attendant le choc, le capitaine et son équipage veulent distraire les passagers, qui tout de même s’inquiètent, en annonçant des lois sur les signes visibles. Mais, sous ses signes, l’essentiel reste intact. Et l’essentiel c’est cette masse colossale d’un Islam, certes divisé, certes fragmenté en tendances, mais uni par une volonté de revanche et de conquête.

    Pour conclure, rassurons les islamophiles, la montagne UMP accouchera sans doute d’un tout petit mulot. Nicolas Sarkozy a déjà dit ne pas vouloir interdire la burqa dans la rue mais seulement dans les lieux publics. Bref, au mieux, pour venir chercher ses papiers de naturalisation, pour venir chercher ses allocations à la C.A.F., pour monter un dossier d’aide au logement ou pour visiter un musée, il faudra enlever sa burqa… Pour le reste, rien ne changera. Droit vers l’iceberg !

    Ligue du Sud
    Le 16 décembre 2009


    Solidarité! Reprise de la soupe populaire identitaire ce soir à 19h

    15 décembre 2009

    La soupe populaire identitaire distribuée par l’association SOULIDARIETA, animée par Dominique Lescure, reprendra ce soir à 19 h (Place Marshall) pour la cinquième saison consécutive.

    Alors que le froid est arrivé et que la précarité touche de plus en plus les habitants de notre ville, venez affirmer votre solidarité avec les nôtres.

    A ce soir autour d’un bol de soupe chaude!


    Mosquée : le maire attend des propositions

    15 décembre 2009

    Alors que le débat « pour ou contre » des minarets n’est toujours pas clos en Europe après le référendum interdisant ce symbole religieux en Suisse, c’est la question d’une mosquée à Nice qui s’est posée à l’issue du conseil municipal de vendredi.

    Voilà plusieurs années que la communauté musulmane réclame un tel lieu de culte, « reconnaissable et identifiable ». Les tentatives pour y parvenir ont chaque fois échoué, les terrains ou bâtiments pressentis n’étant pas finalement disponibles. Des échecs auxquels les levées de boucliers des riverains ont, sans nul doute, contribué, qu’il s’agisse de projets dans la plaine du Var (notamment sur le boulevard Slama à Nice La Plaine) ou dans le centre-ville.

    Après une première motion dont l’examen avait été rejeté à l’avant-dernier conseil municipal, les élus de gauche sont repartis à l’assaut, en présentant cette fois un « voeu » formulé par Abderrazak Fetnan (groupe « Changer d’ère »).

    « Au plus tard en 2014 »…

    S’adressant au maire, il se livre à un petit rappel historique : « Aux dernières municipales, vous avez publiquement pris position à plusieurs reprises en faveur de la réalisation d’une grande mosquée à Nice. De nombreux citoyens musulmans avaient apprécié de voir que ce dossier faisait consensus auprès des principaux candidats au fauteuil de maire. »

    Pour l’élu socialiste, « il appartient à la puissance publique, en tant que levier de l’action politique, de tout faire pour faciliter la construction de cette mosquée », afin que celle-ci soit une réalité « au plus tard en 2014 ».

    Mais le débat attendu n’a finalement pas eu lieu ce vendredi. Christian Estrosi l’a refusé au nom de la séparation des pouvoirs entre le politique et le religieux : « Il n’y a pas lieu d’en débattre dans cette enceinte. Les avis du Conseil d’Etat sont très clairs à cet égard. »

    Ce qui n’a pas empêché le maire d’en dire un peu plus : « J’ai reçu cette semaine les représentants de la communauté musulmane. C’est à celle-ci de prendre l’initiative d’un tel aménagement. Nous attendons ses propositions. Deux possibilités s’offrent : soit un bâtiment déjà existant, soit une construction sur un terrain avec un bail emphytéotique. »

    Ph. F.

    [Nice Matin]


    Le droit de réponse envoyé à Nice Matin

    15 décembre 2009

    Monsieur le directeur de publication,

    Dans votre édition du dimanche 13 décembre 2009, vous avez publié en page 9 un article intitulé « Expulsion au conseil municipal» dans lequel vous évoquez les événements survenus au conseil municipal vendredi. Je vous remercie d’insérer, conformément aux dispositions de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 modifiée par la loi du 29 septembre 1919, le droit de réponse suivant :

    Dans votre article du dimanche 13 décembre 2009 intitulé « Expulsion au conseil municipal», vous évoquez mon intervention au conseil municipal vendredi dernier. Tout d’abord, vous parlez d’une « intrusion » alors que j’ai simplement assisté au conseil municipal, comme tout citoyen en a le droit et d’autant plus je crois quand il représente plusieurs milliers d’électeurs comme c’est mon cas. Si je suis intervenu, bruyamment j’en conviens, c’est pour dénoncer la présence d’une vingtaine de gros bras rameutés par certains membres de l’UMP pour m’intimider et me menacer. Votre journaliste et toutes les personnes présentes peuvent témoigner de cette mobilisation étonnante.
    Enfin, vous parlez de poursuites engagées par le maire. A ce jour, la seule plainte déposée est la mienne : elle est dirigée contre les personnes m’ayant menacé – et qui se révèlent être des agents du nettoiement de la ville de Nice ! – et ceux qui, via leurs responsabilités au sein de la municipalité, les ont convoquées au conseil municipal pour m’intimider et m’impressionner. Ce qui est, vous l’aurez bien compris, raté.

    Philippe VARDON


    L’autra jouinessa !

    14 décembre 2009

    Manifesta per un’ autra jouinessa

    Sian aquela jouinessa que encuèi fà una chausida: aquela de si drissà e d’estre en proumiera linea.

    Sian aquela jouinessa que chause li Termopila pu prest que l’aflatada e la renonça.

    Sian aquela jouinessa dei camp d’estiéu, dei loungui ascencioun en mountagna, de li art marciau e dei còu ben encaissat. La jouinessa de l’esfouòrs, dòu sudò e de l’escoumpassa de siéu.

    Sian aquela jouinessa de la courtura alternativa e enrasigada. Aquela dei groupe de rock embé “boumbarda” e coulamuha, de la mùsica eletrounica o endustriala ai ritournella escandadi en latin, d’un meme tems la jouinessa dei mosh e dei farandòla.

    Sian aquela jouinessa que refuda lou suichidi couma escapatori persounal, coum’ avenì d’una generacioun, coum’ ourizount de la nouòstra civillisacioun.

    Sian aquela jouinessa que plaça la spiritualità e la fet dessoubre dòu materialisme. Aquela jouinessa que plaça lou sacrifici dessoubre de la reussida persounala, que preferisse la dimensioun eròica de la vida à la perfourmança econòmica.

    Sian aquela jouinessa que refuda touti li droga, mouòli o duri, chimiqui o naturalli. Voulèn afrountà en plena counsciença lu desfida d’aquesta souchietà e regarjà lou nouòstre destin drech dins lu uès.

    Sian aquela jouinessa que chause la vìa de la coumunità e ben dechidada à fourgià ensèn l’avenì de la nouòstra pàtria.

    Sian aquela jouinessa que vòu redounnà dignità à la poulìtica e intervenì sus toui lu camp d’acioun emb’ una idea pròpi: l’avenì noun si farà sensa nautre.

    Sian l’autra jouinessa. Sian couma tu, devenes couma nautre !


    Intimidations lors du conseil municipal : les gros bras appartiennent au service du nettoiement de la ville de Nice !

    12 décembre 2009

    [Communiqué du 12 décembre 2009]

    Assistant hier aux débats du conseil municipal, en compagnie de Dominique Lescure, j’ai été menacé par des voyous manifestement présents pour nous intimider.

    Dans un communiqué de presse envoyé dès hier après-midi, je m’interrogeais déjà sur la proximité semblant exister entre ces personnes et un membre du cabinet de Christian Estrosi. Nous savons désormais que ces gros bras appartiennent au service du nettoiement de la ville de Nice !

    Ils ont été appelés pour venir faire pression sur nous, et accessoirement occuper toutes les places du conseil municipal. Certaines personnes craignaient manifestement un débarquement massif de militants identitaires… Dans quel but cela aurait-il pu être le cas ? On se rend bien compte de l’intense fébrilité régnant en mairie alors que nous étions seulement venus assister (à deux !) aux débats. On nage en plein délire paranoïaque.

    Nous savons aussi que de telles méthodes ont déjà été employées avec des syndicalistes, les mêmes gros bras étant là aussi appelés à la rescousse pour empêcher que d’autres personnes puissent prendre place dans la salle réservée au public.

    Je suis sûr de ce que j’affirme et si qui que ce soit voulait mettre en doute mes propos je me ferais un plaisir de reconnaître les demi-truands envoyés pour me menacer parmi le personnel de la mairie. De la même façon, des relevés téléphoniques pourront très bien démontrer qu’il ne s’agit pas – loin de là – d’une mobilisation spontanée. Enfin, puisque M. Estrosi s’enorgueillit tant de son système de vidéosurveillance, j’imagine que l’Hôtel de Ville n’en est pas dépourvu. Là encore, des comparaisons entre les images des gros bras et le personnel du service de nettoiement pourront aisément être effectuées. Tout comme elles pourraient l’être à partir des images retransmises en direct du conseil municipal, où l’on peut apercevoir ces personnes à plusieurs reprises.

    Sûr de mes accusations, je me rendrai dès lundi au commissariat Foch pour transformer la main courante déposée hier en véritable plainte, au vu de ces nouveaux éléments.

    Il reste maintenant à savoir qui est l’instigateur de cette opération quasi-mafieuse très éloignée des pratiques démocratiques et républicaines dont M. Estrosi se veut le parfait représentant ?

    Peut-on imaginer qu’une telle mobilisation puisse se faire sans que M. Pierre-Paul Léonelli, adjoint délégué à la propreté et au nettoiement, ne soit au courant ou a minima ne s’en rende compte ? En voyant tant de têtes bien connues affluer dans la salle du conseil…

    Je ne peux imaginer que le maire de Nice – par ailleurs ministre de la République – soit à l’origine de ces pratiques, mais je ne pourrais pas comprendre non plus qu’il ne déclenche pas une enquête interne pour savoir par quel miracle une vingtaine de fonctionnaires municipaux du même service se sont retrouvés le même jour au même endroit avec un même objectif : faire pression sur moi.

    Je pense avoir apporté des éléments suffisamment sérieux pour que les médias puissent désormais s’emparer de l’affaire et que M. Estrosi démontre la probité de ses services.

    Philippe VARDON
    Porte-parole de Nissa Rebela
    Candidat de la liste N.I.S.S.A. aux élections municipales 2008


    “Nice, laboratoire régional des Identitaires” (la Provence)

    12 décembre 2009


    Des gros bras menacent Philippe Vardon en plein conseil municipal

    11 décembre 2009

    [Communiqué du 11 décembre 2009]

    Je me suis rendu aujourd’hui au conseil municipal (en compagnie de Dominique Lescure) pour assister aux débats.

    Notre présence n’était manifestement pas du goût de tout le monde… En effet, pendant la pause nous avons vu apparaître plusieurs personnages aux allures tranchant avec le public habituel (quelques militants et beaucoup de retraités…) assistant aux débats du conseil. Grosses bagues, physiques massifs, tatouages connotés (les « yeux de biche » que l’on récolte souvent lors d’un passage en prison…) ; ces personnages, trois au début, semblaient s’intéresser tout particulièrement à nous.

    Descendant prendre l’air dans la cour de l’Hôtel de Ville, j’ai pu me rendre compte qu’une quinzaine d’autres énergumènes aux profils aussi sympathiques y attendaient quelqu’un… moi manifestement ! Reconnu, j’ai rapidement été pris à parti, puis menacé. La petite bande m’a promis quelques ennuis en sortant du conseil. Remontant vers la salle, j’ai pu voir que les huissiers et les forces de police présentes se rendaient très bien compte de la tension régnant. Ils étaient aux aguets, et des renforts avaient été appelés.
    Les individus se sont rejoints dans le hall du conseil, formant un groupe d’une vingtaine de personnes, provoquant un malaise généralisé, hormis chez un membre du cabinet de Christian Estrosi connaissant manifestement ces personnes et en saluant même certains en leur faisant la bise…

    J’ai alerté la presse de la présence de ces individus menaçants, et les forces de police m’ont même proposé de nous escorter pour sortir.
    Je me suis refusé à cette option. Je suis un citoyen et j’ai donc le droit d’assister aux débats, de plus je représente plusieurs milliers de Niçois, et il serait indigne de reculer devant quelques barbouzes manifestement présentes pour m’intimider et nous empêcher d’être présents lors des discussions.

    À la reprise de la séance du conseil, il ne restait quasiment plus que les gros bras, Dominique Lescure et moi-même dans le public ! J’ai décidé de briser cette tension en prenant intempestivement la parole pour interroger le maire sur la présence de ces personnes, et le véritable pilote de ces manœuvres d’intimidation. Questions sans réponses bien entendu, et les forces de police sont intervenues pour me faire sortir. Me protéger m’ont dit certains, confiant au passage bien situer – défavorablement – certains voyous présents, manifestement connus dans les quartiers Pasteur ou Saint Roch.

    Suite à mon départ, Christian Estrosi s’est livré à une longue diatribe sur ma personne, allant jusqu’à me comparer au tueur de Nanterre, Richard Durn. Des propos dont je laisse chacun évaluer la mesure.

    Christian Estrosi s’entête à nous dénigrer et nous déconsidérer à chacune de ses interventions. Il oublie manifestement que nous rassemblons plusieurs milliers d’électeurs niçois derrière nos candidatures, dont une grande partie de la jeunesse de la ville.
    Certes, nous sommes (encore) une minorité, mais dans les démocraties les minorités aussi ont le droit à la parole et au respect !

    Plusieurs questions doivent désormais trouver réponse :
    - Est-ce que dans la municipalité de M. Estrosi un candidat représentant 4 000 Niçois peut encore assister au conseil municipal sans être menacé ?
    - Qui sont ces individus se permettant de venir jouer les gros bras en plein conseil municipal et connaissant manifestement des membres de l’UMP ? Certains seraient-ils des employés de mairie ou des militants UMP ?

    Christian Estrosi a annoncé vouloir déposer plainte (pour élevage de voix intempestif ou simplement parce que je lui ai coupé la parole ?). Je lui signale que pour ma part j’ai d’ores et déjà établi une main courante concernant les menaces qui ont été proférées à mon encontre, en n’omettant pas de signaler le nom du membre de son cabinet semblant tout à fait connaître les voyous qui ont tenté de m’intimider. Cela, comme il est d’ailleurs écrit à la fin du document qui m’a été remis au commissariat, à toutes fins utiles !

    Philippe VARDON
    Porte-parole de Nissa Rebela
    Candidat de la liste N.I.S.S.A. aux élections municipales 2008

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    Jacques Bompard place les députés-maires UMP devant leurs responsabilités

    10 décembre 2009

    [Communiqué de presse de la mairie d'Orange]

    Le maire d’Orange vient d’envoyer un courrier à la vingtaine de députés-maires ayant déposé un projet de loi visant à interdire les drapeaux étrangers lors des mariages. En voici le texte :

    Orange, le 9 décembre 2009

    Monsieur le député, monsieur le maire et cher collègue,

    Je tiens à vous féliciter, mais aussi à vous remercier pour le projet de loi que vous venez de déposer, conjointement avec 37 autres députés, pour interdire les drapeaux étrangers lors de la célébration des mariages.

    Pour les élus des communes de Provence, mais aussi de toutes les régions où l’immigration est fortement présente, une telle loi serait d’un précieux secours.

    J’ai pu lire, ici ou là dans la presse, que votre initiative était suspectée «d’électoralisme». En d’autres termes, ce projet de loi n’aurait d’autre objectif que de servir l’U.M.P. en vue des élections régionales du mois de mars. Il est notamment relevé que votre question n’est pas inscrite à l’ordre du jour de la rentrée parlementaire de janvier…

    Je ne vous ferai pas ce grief. J’ai été député et je connais la lenteur, parfois nécessaire, du travail législatif. Cependant, il existe un moyen simple, efficace, rapide, qui permettrait de vous laver de tout soupçon électoraliste.

    Vous êtes maire. Il vous suffit donc de prendre immédiatement un arrêté municipal comme je l’ai fait à Orange le 1er décembre. Si les nombreux députés-maires qui ont cosigné cette proposition de loi prenaient conjointement un tel arrêté, cette initiative prouverait très clairement leur volonté réelle de traiter ce dossier. En revanche, dans le cas contraire, cela renforcerait le soupçon dont je parle plus haut.

    Il va de soi que je tiens à la disposition de vos services le texte de l’arrêté municipal d’Orange si cela pouvait faciliter leur tâche.

    Je vous prie d’agréer, monsieur le député, monsieur le maire et cher collègue, l?expression des mes sincères salutations.

    Jacques BOMPARD,
    Conseiller général, Maire d’Orange.


    Mariages civils : cachez ces drapeaux étrangers que certains ne sauraient voir (Le Point)

    10 décembre 2009

    « Le scénario est toujours le même. Le jour du mariage, ils arrivent dans un convoi d’une dizaine de voitures. En retard. Généralement, la voiture des mariés est un de ces modèles que personne ne peut se payer. Ils bloquent la circulation à dessein. Ils agitent leurs drapeaux marocains. Une fois qu’ils ont bien emmerdé tout le monde, c’est la troupe de musiciens en djellaba qui joue du tam-tam… »

    Le directeur de la communication de la municipalité d’Orange, André-Yves Beck, ne fait pas dans la dentelle pour justifier la décision du maire Jacques Bompard (MPF, ex-FN) d’interdire les drapeaux étrangers lors des mariages célébrés dans sa commune. L’arrêté , pris le 1er décembre dernier, donne ainsi les pleins pouvoirs au maire ou à l’officier de l’état civil qui célèbre l’union pour « interrompre la célébration ou ne pas l’engager » en cas de présence « dans les locaux de la mairie ou aux abords immédiats de celle-ci, des drapeaux étrangers ou des signes d’appartenance nationale autres que ceux de la République française ». La préfecture du Vaucluse a deux mois pour contrôler la légalité de l’arrêt. Mais en attendant, « il est en vigueur », se réjouit André-Yves Beck, qui espère fortement que l’initiative d’Orange fasse tache d’huile.

    « L’attachement légitime à des racines familiales ne doit pas prendre la forme d’une provocation »

    Mercredi matin, la municipalité affichait d’ailleurs un certain optimisme. Quelques jours après l’arrêté d’Orange, une proposition de loi UMP allant dans le même sens a été déposée à l’Assemblée nationale. Un texte cosigné par 103 députés de la majorité. Jacques Bompard n’a pas hésité à prendre la plume pour « remercier » les auteurs de la proposition de loi. Conscient que cette proposition délicate pourrait ne jamais être transformée en loi – ce que le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a d’ailleurs confirmé à l’issue du Conseil des ministres mercredi -, l’édile a appelé tous les maires intéressés par la démarche à « prendre immédiatement un arrêté municipal » comme il l’a fait à Orange.

    [Le Point]


    2368 mosquées et 64 minarets en France

    8 décembre 2009

    Le ministre de l’Intérieur et des cultes, Brice Hortefeux, interrogé sur le référendum anti-minarets en Suisse, a précisé qu’il existait en France 2368 lieux de prières musulmans recensés, allant de la simple salle de prière à la mosquée. Parmi ces lieux de cultes, on trouve 64 mosquées ayant des minarets dont sept ayant “des minarets élevés”.


    Il est regrettable que le maire de Nice n’assume pas ses actes

    8 décembre 2009

    Orange, le 7 décembre 2009

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Christian Estrosi a démenti, dans la presse, le fait que la Ville de Nice ait contacté la commune d’Orange pour s’inspirer de son arrêté interdisant les drapeaux étrangers lors des mariages. Christian Estrosi va même plus loin, il affirme n’avoir jamais voulu prendre d’arrêté.

    Malheureusement pour le maire de Nice, les contacts téléphoniques laissent des traces et il serait très facile à la Ville d’Orange de démontrer qu’un appel en provenance du service État-civil de la Ville de Nice a été reçu le vendredi 4 décembre 2009, à 8H32. Il serait également très facile à André-Yves Beck, directeur de la Communication de la Ville d’Orange, de produire des preuves concrètes de la conversation qu’il a eue avec un cadre de la mairie de Nice.

    Il est regrettable que le maire de Nice n’assume pas ses actes.

    La Mairie d’Orange


    Jacques Bompard: « Baptiser son enfant « Guerre sainte » témoigne d’une conception tout à fait remarquable de l’intégration ! » (les 4 vérités Hebdo)

    7 décembre 2009

    ENTRETIEN

    Jacques Bompard, maire d’Orange, tête de liste de la Ligue du Sud et candidat à la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour les élections régionales de 2010, appelle à l’organisation en France d’un référendum sur la construction de minarets. Il répond aux 4 Vérités.

    Les 4 V : Qu’avez-vous pensé du vote du peuple suisse concernant les minarets et de la manière dont les résultats de ce référendum ont été commentés en France ?

    Jacques Bompard : Il y a deux niveaux de réflexion : d’abord, nous nous trouvons, en France, dans une situation où la Constitution française, qui spécifient que nous vivons en démocratie et que la démocratie en France exprime la volonté populaire, est déniée. Nous sommes confrontés à un coup d’Etat, comme en témoignent les commentaires que l’on a pu entendre sur la votation suisse, qui contestent en fin de compte aux Suisses le droit de s’autodéterminer. Les médias et des hommes politiques français se sont prononcés pour la dictature de minorités, et cette dérive dictatoriale est inquiétante.

    Ma réflexion s’appuie en particulier sur les déclarations du ministre Eric Besson, qui déclare: « Je suis là pour être une machine à fabriquer des citoyens rationnels ». Une machine à fabriquer des citoyens rationnels, c’est le monde d’Orwell ! Ce n’est pas un idéal démocratique, c’est un idéal totalitaire. Nous opposons à cette conception la définition du général De Gaulle, qui disait d’une manière très claire : nous sommes avant tout un peuple européen, de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.

    Ma deuxième réflexion porte sur l’Islam. Cette religion n’est pas compatible avec la démocratie, ni avec la laïcité, parce que c’est une doctrine à la fois politique, économique et même civilisationnelle. C’est donc un absolu, non seulement religieux, mais global, comme le montre l’évolution de la communauté musulmane en France, avec le voile, le haïk, les drapeaux exhibés lors des mariages, les prénoms donnés aux enfants : Oussama ou Djihad, par référence à Ben Laden et à la guerre sainte… Baptiser son enfant « Guerre sainte » témoigne d’une conception tout à fait remarquable de l’intégration !

    Or, la République française est une république d’intégration. Elle a montré sa compétence pour intégrer pratiquement tout le monde, mais elle bute sur l’intégration des musulmans parce que leur religion n’est pas intégrable, ni compatible avec l’Occident.

    Il suffit de lire le Coran pour s’en convaincre : à côté de sourates souples et tolérantes, y figurent des sourates autoritaires, un Coran totalitaire avec une clé de lecture que les lecteurs ne connaissent généralement pas : quand deux sourates se contredisent, c’est celle qui a été écrite en dernier qui a autorité sur la précédente. Or toutes les sourates autoritaires ont été écrites après les sourates complaisantes… Voilà pourquoi l’Islam n’est pas intégrable.

    Rappelons aussi qu’il est formellement interdit de construire des églises en terre d’Islam, que l’importation d’une Bible y est punissable de la peine de mort, et que lorsque nos soldats sont allés se battre contre l’Irak pour les Etats du Golfe, il a été interdit à la Croix-Rouge d’arborer son emblème… Moyennant quoi, nous devrions, quant à nous, tout tolérer !

    Le premier ministre de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a dit : « les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les croyants nos soldats ». Même si l’on est tolérant, on comprend dès lors pourquoi il doit y avoir le moins possible de mosquées et pas du tout de minarets : nous n’avons pas besoin de baïonnettes. Quant aux croyants, il faudrait qu’ils croient un peu à autre chose pour pouvoir être intégrés.

    Quand on n’intègre pas, on est désintégré, et c’est ce qui se passe en France. La désintégration de la société française est extrêmement marquée dans les quartiers où la population est en majorité musulmane, puisque dans ce sont les Européens qui s’y intègrent à l’Islam – nous recevons à la mairie des mères de famille, d’origine musulmane parfois, ou qui ont fait des mariages mixtes, et qui se plaignent des très fortes pressions qu’elles et leurs enfants subissent, du fait de l’intégrisme religieux.

    Lorsqu’on se trouve devant des problèmes graves, ce qui est le cas, la loi de la Ve République prévoit que l’on saisisse par référendum les citoyens, qui ont le pouvoir en démocratie. L’Islam pose un vrai problème et nous demandons, comme en Suisse, l’organisation d’un référendum sur ces questions et tout particulièrement sur les minarets.


    Interdiction des drapeaux étrangers lors des mariages : Jacques Bompard sur RMC

    7 décembre 2009


    Drapeaux étrangers: Christian Estrosi veut s’inspirer de Jacques Bompard

    4 décembre 2009

    [Communiqué du 4 décembre 2009]

    Voici deux jours, Jacques Bompard – maire d’Orange et candidat de la liste Ligue du Sud aux élections régionales de mars prochain en PACA – interdisait dans sa ville les drapeaux étrangers lors des cérémonies officielles en mairie. Une initiative volontaire et courageuse pour en finir avec les affirmations patriotiques étrangères sur notre sol et les risques inhérents de troubles à l’ordre public et de tensions entre les communautés. Cette décision semble faire tache d’huile et a suscité l’intérêt de plusieurs élus locaux ayant pris contact avec la mairie d’Orange, et notamment la ville de Nice.

    En effet, ce matin, la ville de Nice a contacté les services municipaux de la ville d’Orange afin d’obtenir une copie de l’arrêté municipal sur ce sujet. Selon les paroles même du correspondant de la ville de Nice, il s’agit pour cette commune de «s’inspirer du texte d’Orange».

    C’est bien volontiers que Jacques Bompard a transmis son arrêté à son collègue Christian Estrosi. Il forme également le vœu que toutes les villes touchées par le même phénomène, quelles que soient les étiquettes politiques, édictent rapidement des arrêtés similaires afin que cessent les troubles à l’ordre public et les atteintes à notre identité.

    Les services de Christian Estrosi ont désormais le document en leur possession, reste à savoir s’il aura le courage de passer des paroles (il avait évoqué l’interdiction des drapeaux étrangers la semaine dernière lors de la réunion de ses « amis ») aux actes en prenant cet arrêté municipal.


    Le gouverment favorable aux minarets

    4 décembre 2009

    Un temps annoncé pour clore le colloque organisé par l’Institut Montaigne à Paris sur l’Identité nationale, Nicolas Sarkozy s’est finalement désisté au profit de son Premier ministre François Fillon.

    Le gouvernement français n’est pas hostile à la construction de minarets à condition qu’ils s’inscrivent de « façon raisonnable et harmonieuse » dans l’environnement des villes, a affirmé aujourd’hui à Paris le premier ministre François Fillon.

    « Quant aux minarets, qui sont d’ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu’ils doivent s’inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social. Et la meilleure façon qu’ils le soient, c’est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes », a déclaré François Fillon.
    (…)

    « Ce qui doit être combattu, c’est l’intégrisme, mais surtout pas les musulmans. Il ne faut pas tout confondre », a insisté François Fillon, qui s’exprimait lors d’un colloque sur l’identité nationale française, un thème qui fait l’objet d’un large débat initié dans tout le pays par son gouvernement.

    « Il est normal et légitime que les pratiquants puissent exercer leur foi dans des conditions dignes. Je préfère des mosquées ouvertes à des caves obscures », a déclaré François Fillon. « Ce qui doit être recherché, c’est un islam de France, plutôt qu’un islam qui s’impose en France. C’est cet objectif que le gouvernement poursuit avec les représentants de la communauté musulmane », a-t-il encore dit.

    [Le Figaro]


    Orange: non aux drapeaux étrangers (la Provence)

    4 décembre 2009


    Vélos bleus

    4 décembre 2009

    Nous transmettons à nos lecteurs cet article de Patrick Allemand (Parti Socialiste) qui a le mérite de la clarté et de la précision quant à ce raté indéniable que sont les Vélos Bleus.

    Si les chiffres officiels avancent le total de 135, il se murmure que près de 200 vélos sur les 900 actuels que compte le parc auraient été volés. En septembre, les vélos se faisaient tellement rares que l’entreprise « veloway » a du communiquer en expliquant qu’elle rapariaient les vélos les uns après les autres pour modifier un sytème d’accrochage aux bornes à l’évidence défaillant, en tout cas inapproprié pour résister aux tentatives de vols des « sauvageons » locaux.

    Devant ce phénomène qu’il n’avait manifestement pas prévu, ou tout le moins pas à cette échelle, Christian Estrosi a tenté de rassurer les niçois en rappelant que les vols de vélos étaient sans conséquence pour le contribuable niçois.

    Pour donner de la crédibilité à cette affirmation, il faut aller lire la convention signée qui précise que « les risques liés à l’exploitation des vélos bleus sont entièrement supportés par la société Veloway ». Il a même menacé d’appliquer, le cas échéant, les sanctions prévues au marché. Enfin, il a annoncé l’arrivée de « 250 nouveaux vélos ».

    Or, ces affirmations ne sont pas tout à fait exactes…ainsi que l’a bien vu JC Picard qui a travaillé avec moi sur ce dossier, sur les éléments que j’ai pu lui fournir.

    Certes, le vol des vélos n’a effectivement aucun impact sur les contribuables, mais il en a évidemment un pour les usagers ! En effet, le cahier des charges du marché – élaboré par la ville – n’a pas prévu, comme l’a excellemnt décelé Jean Christophe Picard, avec lequel je travaille sur ce dossier, le remplacement immédiat des vélos disparus. Il est juste imposé au titulaire de renouveler l’ensemble des vélos « au minimum deux fois pendant toute la durée du marché » qui est de… quinze ans ! c’est là que la mairie s’est « faite avoir ». Nous poserons prochainement la question au Conseil Communautaire, mais il est bien évident que si ce marché est appliqué à la lettre, il ne restera plus beaucoup de vélos bleus dans quelques mois.

    Ah le maire nous proposera certainement de mettre toutes les stations de vélos bleux sous vidéo-surveillance, mais vous imaginez le coût !

    Quant aux sanctions que l’on agite devant le nez de Veloway, elles risquent de ne pas être très dissuasives… Le cahier des charges n’est, là non plus, pas très contraignant pour l’exploitant : les pénalités ne commencent à tomber que si le taux d’indisponibilité des vélos devient supérieur à 25 %.
    En clair, sur 900 vélos, la ville tolère d’avoir jusqu’à 225 vélos en moins ! C’est hallucinant. Très sincèrement, nous n’avions pas vu cette question au moment où à eu lieu le vote en conseil.

    De même, il n’est possible de résilier le marché que « si le taux d’indisponibilité est supérieur à 45 % », soit à partir de 405 vélos en moins !

    Quid des 250 nouveaux vélos ? En fait, il s’agit de 300 vélos supplémentaires dont la livraison était prévue dés le départ. Sauf qu’ils avaient initialement vocation à renforcer le parc existant et non à remplacer des vélos disparus ! Or, ces vélos en supplément sont indispensables au moment où la ville devrait poser de nouvelles stations de vélos bleus.

    Ces nouvelles stations sont pourtant cruciales pour la réussite du dispositif car elles seront de plus en plus excentrées par rapport au centre ville. Elles auront donc une très grande utilité, permettre de rabattre les usagers des vélos bleus sur le tramway. Et là, il y a une véritable cohérence.

    On le voit, ce marché a été particulièrement mal préparé par la ville qui ne s’est pas montrée suffisamment prévoyante, ni assez exigeante par rapport à l’exploitant. Au final, chacun peut remarquer que les stations de vélos sont, la plupart du temps, désespérément vides…

    Ce n’est pas sans conséquence à terme sur la perte de crédibilité d’un système qui apparaissait jusqu’à présent comme la réalisation la plus populaire de la municipalité Estrosi. Vous ne pouvez pas vous permettre, si vous êtes salarié, ou étudiants, de descendre à votre station de vélos bleus pour constater qu’il n’y en a pas, aller à la suivante, faire le même constat pour finir par revenir à pieds chez vous chercher votre voiture après avoir perdu 20 minutes de bon matin.

    En conclusion, il y a urgence à redresser la barre avant que les vélos bleux aillent rejoindre le cimetière des bonnes idées gâchées par Estrosi qui commence à se remplir au grand dam de tous les niçois.

    [le blog de Patrick Allemand]