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    Fac de droit: débat annulé, peuple méprisé

    [communiqué du 27 janvier 2010]

    Le débat prévu hier en faculté de droit a finalement été annulé par ses organisateurs (et peut-être reporté), suite à la défection de plusieurs participants. Comme je ne pense pas que l’absence du Front de Gauche ou la nôtre auraient causé l’annulation de ce rendez-vous, j’imagine que ce sont bien les partis « majoritaires » qui n’ont pas daigné honorer les étudiants en science politique de leur participation. Je dois avouer que le fait que l’UMP n’ait toujours pas désigné son représentant au débat vendredi m’avait un peu poussé à imaginer ce type de scénario. Comment imaginer que dans un département où l’UMP est à la tête du Conseil Général et des deux plus grandes villes, avec une liste départementale de 30 candidats, l’UMP ne puisse trouver quelqu’un pour venir discuter avec les autres listes?

    L’annulation de ce débat, rendez-vous original rassemblant réellement toutes les listes et organisé par des jeunes, est à mes yeux une mauvaise nouvelle pour la démocratie.

    En refusant de se confronter, les grands partis parisiens démontrent une fois de plus leur peur du combat d’idées et -plus grave encore- leur mépris de la jeunesse. Un mépris, il est vrai, que la jeunesse leur rend bien comme chacune de nos manifestations ou réunions le démontre. Aux municipales de 2008, nous rassemblions 10% des électeurs de moins de 25 ans (sondage Le Figaro). Je prends le pari que lors des prochaines élections à la mairie de Nice ce chiffre aura doublé!

    Si le débat venait à être reporté, c’est avec plaisir que j’y participerai comme cela était prévu hier. Mieux encore, je me tiens à disposition des Allemand, Franco ou Estrosi-Sassone qui se sont si brillamment esquivés pour les rencontrer et débattre avec eux de leur formidable bilan en matière (au hasard) de fiscalité ou de sécurité, où et quand ils le souhaiteraient.

    Philippe VARDON

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