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    Il va falloir leur faire comprendre que ce n’est pas chez eux…

    « Ici, c’est chez nous »

    «On sait à quelle heure vous finissez. On va vous attendre et vous crever. On va vous calibrer ! Ici, c’est chez nous. »

    « Ici », c’est à l’Ariane, où une intervention de police a tourné au vinaigre le 26 février dernier. Pour avoir copieusement insulté et menacé de mort des policiers niçois, trois résidents du quartier ont été condamnés par la 6e chambre correctionnelle, mercredi. Deux policiers victimes de violences lors de l’intervention s’étaient porté partie civile.

    Interpellation houleuse

    Ce soir-là, une patrouille intervient pour trafic de stups et tapage rue du Comte-Vert. Les policiers trouvent une quinzaine de jeunes. L’un d’eux reconnaît un fonctionnaire qui l’a interpellé deux jours plus tôt. Galvanisé par la présence de ses camarades, il ouvre la porte de la fourgonnette et provoque le fonctionnaire.

    Les autres jeunes empêchent son interpellation. La tension monte, des renforts arrivent. Plusieurs individus sont finalement arrêtés. Certains sont mineurs, trois autres ont à peine 20 ans. Ils sont placés en détention jusqu’à leur comparution ce mercredi.

    Les propos outrageux ? « Je n’ai jamais dit ça », se défend l’un d’eux à l’audience. Ce sont les policiers qui les auraient insultés, prétend un autre. « J’me suis rebellé. Mais ils nous ont frappés », renchérit le troisième.

    Tous trois la jouent profil bas. Ils avancent des arguments souvent maladroits, semblent écrasés par l’univers codifié et solennel d’un palais de justice.

    Leur avocat, Me Florence Massa, a toutes les peines du monde à les faire taire.

    Au point de conduire le vice-procureur Olivier Caracotch à un sévère rappel à l’ordre.

    Logique de territoires

    Surtout, le représentant du parquet pose une question de fond : « Est-ce qu’on peut tolérer, sur le territoire de la République, que ses lois ne s’y appliquent pas à certains endroits ? Non. Il ne faut pas banaliser cette affaire. »

    Olivier Caracotch requiert 4 mois de prison avec sursis, plus 90 heures de travaux d’intérêt général, pour deux des prévenus.

    Quatre mois ferme, et un de plus pour usurpation d’identité avec mandat de dépôt, à l’encontre du troisième, au casier judiciaire déjà chargé.

    Me Massa souligne « un doute certain sur les auteurs des menaces ». Mais le tribunal présidé par la juge Moreau-Zalma suivra à la lettre les réquisitions du parquet.

    Christophe Cirone

    [Nice Matin]

    Un commentaire pour “Il va falloir leur faire comprendre que ce n’est pas chez eux…”

    1. Nissart dou countéa dit :

      “Au point de conduire le vice-procureur Olivier Caracotch à un sévère rappel à l’ordre”.
      Je suis mort de rire !
      comment peut on qualifier de sévère un simple rappel à l’ordre ? C’est ridicule comme les peines que ces “jeunes” (des “jeunes” moi je suis aussi un jeune mais je fais pas des trafics en tout genre et je ne participe a des violences diverses c’est souvent utilisé par les langues de bois ce terme et je le trouve déplaisant !) se verront infliger ….

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