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    “T’as pas un 06 ?”

    31 mai 2010

    [via Fdesouche]

    Vidéo postée sur Facebook, ce matin, par son auteur “BBR Négeu“, originaire de Bamako (Mali) et résidant à Bobigny (93)…

    Une adolescente blanche refuse de donner son numéro de portable, elle se fait frapper…

    La scène semble se dérouler sur l’espace de circulation entre le centre commercial Bobigny 2 et l’esplanade de la préfecture à Bobigny, près du métro et du tramway.

    Les commentaires, sur Facebook, des amis de l’auteur de la vidéo sont assez éloquents.

    « Sa Cés Pour Les Meuf Qui Veulent Pas Pasé Leur 06 Qui Veul Pas Coperé Voila Ski Ce Passe Sa Par Tro Viite Mdrrr !! Boboch Cé Fooleck Mek »Commentaire de l’auteur de la vidéo sur Facebook

    Traduction : « Ça, c’est pour les filles qui ne veulent pas donner leur numéro de téléphone portable, qui ne veulent pas coopérer, voilà ce qu’il se passe, ca part trop vite. Mort de rire. Boboch (Bobigny), c’est fou les mecs ! »


    Sommet France-Afrique?

    30 mai 2010

    Apparemment, certains habitants ont décidé de fêter à leur façon le sommet France-Afrique se déroulant dans notre ville…

    Samedi après-midi, la circulation a été perturbée à plusieurs reprises par des cortèges célébrant des mariages maghrébins. Vous pourrez trouver ci-dessous les photos qui nous ont été transmises par un sympathisant. Celles-ci ont été prises dans la rue jouxtant le Palais Acropolis. Alors même que l’on impose jusqu’à mardi des réductions drastiques de circulation aux Niçois (les riverains doivent présenter leurs papiers d’identité et un justificatif de domicile pour rentrer chez eux!) et que des forces de police délirantes ont été déployées dans tout le secteur, certains peuvent se permettre de bloquer la route (ils ne sont même pas arrêtés à un feu sur ces images) et de brandir fumigènes et drapeaux étrangers.

    Ce type de rassemblements, volontairement provocateurs, ont désormais lieu quasiment tous les week-ends dans le centre de Nice. Pourtant, aucune intervention policière quelle qu’elle soit (ne serait-ce que simplement pour fluidifier la circulation routière) ne nous a jamais été signalée par nos correspondants ou dans les médias. Loin de constituer de banales effusions de joie, ces cortèges parsemés de drapeaux de pays du maghreb se veulent de véritables démonstrations de force. Des jeunes d »origine maghrébine, souvent au volant de puissantes voitures ou motos, nombreux, affirment leur force et leur impunité. Par leurs drapeaux, ils veulent nous montrer qu’ils ne se sentent pas Français. Par leurs cris, leurs fumigènes, leur blocage de la circulation, ils veulent nous montrer que la rue leur appartient. Les mariages ne sont qu’un prétexte.

    Ce soir aura lieu un match de football entre l’équipe de France (dire « la France » serait bien exagéré…) et la Tunisie, encore de grands moments en perspective…


    Fête des voisins (mouillés) devant le centre Costanzo

    29 mai 2010

    Malgré la pluie, une quarantaine d’habitants des rues jouxtant le centre Costanzo se sont retrouvés hier devant le bâtiment menacé, à l’occasion de la « fête des voisins ».

    Arrivés à 18h30, les quelques militants et sympathisants identitaires résidant dans le quartier sont les premiers à installer leur table, garnie de boissons et petits biscuits salés. Pendant les premières minutes, la peur du « bide » est présente, surtout lorsque quelques gouttes de pluie viennent aussi s’en mêler… Et puis des gens commencent à s’arrêter sur le stand pour signer la pétition, une feuille est remplie, puis deux. Pas un passant qui ne témoigne sa sympathie en voyant la banderole « Non à la destruction du centre Costanzo » déployé sur les grilles du bâtiment. Petit à petit, des voisins arrivent la bouteille à la main, des familles entières se pressent désormais autour de la table. Arrive alors un renfort avec une seconde table, fort bien garnie aussi, et voilà que les discussions se nouent entre des gens qui finalement ne s’étaient presque jamais parlés, tout en se croisant et côtoyant quotidiennement. On parle beaucoup de Bouygues, de la Fondation de Costanzo, des Estrosi, bien entendu. Mais en tendant l’oreille on peut aussi entendre évoquer ici la mémoire du quartier, là surprendre un échange de recettes entre deux mères de famille.

    Quand la pluie se fait plus forte, on tend un abri de fortune au-dessus des tables et tout le monde se rapproche. Un instant, on se rappelle qu’un quartier cela devrait être ça, c’était ça: une communauté.

    Ce combat pour la défense de notre patrimoine, contre la spéculation immobilière est politique au sens le plus noble du terme. Il fait jaillir de belles choses. Et c’est déjà une première victoire sur tous les Bouygues, Estrosi et consorts. Une victoire sur tous ceux qui pensent qu’en ce monde tout peut se vendre et s’acheter.

    Ce soir, sous la pluie, une quarantaine de petites gens, des sympathiques voisins, ont décidé de faire bloc ensemble.


    Costanzo: le comité de quartier épingle Dominique Estrosi

    28 mai 2010

    République: Serge Amato répond à la mairie

    Alors que Dominique Estrosi-Sassone affirmait dans notre édition d’hier que « la mairie ne s’était pas défilée » mais avait été conviée « très tardivement » à la réunion sur le centre Costanzo, le vice-président du comité du quartier, Serge Amato, répond avoir adressé un courrier d’invitation au maire le 10 mai dernier.

    Par ailleurs, Philippe Vardon (Nissa Rebela-Identitaires) invite les riverains à « faire leur fête des voisins aujourd’hui à 18h30 devant le centre Costanzo. »

    [Nice Matin, vendredi 28 mai, p.1]


    Oui Mme Estrosi, la mairie s’est « défilée »

    28 mai 2010

    [Communiqué du 27 mai 2010]

    Mercredi, aucun représentant de la ville n’était présent à la réunion des habitants organisée par le comité de défense des quartiers « Riquier-Risso-Barla-République » et concernant la destruction programmée du Centre Costanzo. Même Bouygues Immobilier, promoteur du projet d’immeuble en lieu et place du Centre, avait daigné envoyer deux sympathiques commerciaux vite éconduits par la population en colère.

    Pour la troisième fois en deux semaines, Dominique Estrosi s’est donc trouvée obligée de s’expliquer dans les colonnes de Nice Matin, et celle-ci y affirme que « La mairie ne s’est pas défilée ».

    Elle invoque, piteusement, le fait que l’invitation soit parvenue trop tard à la municipalité et –pire encore- use d’un argument suicidaire en protestant que le mercredi étant le jour du Conseil des ministres, notre cher maire était donc à Paris. Se faisant, elle nous oblige à rappeler que ce ne sont pas les Niçois qui ont demandé à Christian Estrosi de mettre notre ville entre parenthèses dans son agenda pour aller faire avancer sa petite carrière ministérielle à Paris, et que tout au contraire ceux-ci ont notamment voté pour lui car il avait promis qu’il se consacrerait pleinement à notre ville ! Il est vrai que depuis, les Niçois n’ont pas manqué d’occasions pour comprendre ce qu’ils doivent penser des promesses de Christian Estrosi. Il n’en reste pas moins que ses petites contingences parisiennes ne nous concernent pas : la cinquième ville de France a besoin d’un maire qui soit là pour répondre à ses habitants. Et l’on ne peut que sourire en s’imaginant que la municipalité n’a pas trouvé un seul de ses représentants pour se libérer ce mercredi et venir écouter la population…

    Dans sa réponse à Nice Matin, Dominique Estrosi déclare aussi, concernant les relations particulières entre Bouygues et la majorité évoquées par plusieurs habitants lors de la réunion : « Quant aux accusations de copinage, il faut juste les balayer d’un revers de main : c’est de la politique politicienne et de mauvais goût ». Voilà une argumentation très profonde, mais néanmoins –sans accuser personne bien entendu- peut-être que le fait que M. Bouygues soit le parrain du dernier fils de Nicolas Sarkozy peut faire naître cette idée d’une proximité particulière dans l’esprit de certaines personnes ?

    Nous affirmons pour notre part que la municipalité a clairement refusé de venir affronter la colère des habitants, mais puisque pour cette fois Mme Estrosi prétend avoir été prévenue trop tard nous lui rappelons –au cas où elle n’aurait pas lu l’article de Nice Matin dans lequel elle s’exprimait pourtant- qu’une nouvelle réunion est prévue mercredi prochain à 17h30, salle FSGT au 27 rue Smolett.


    La municipalité placée face à ses responsabilités lors du conseil de quartier Centre-ville

    28 mai 2010

    Jeudi, les élus présents ont certainement regretté de ne pas être à Paris avec leu maire bienaimé… Car ils ont souffert lors du conseil de quartier du Centre-ville. Dominique Estrosi, Jean-Marc Giaume, Pierre-Paul Léonelli et Auguste Vérola ont dû faire face à des habitants en colère, ulcérés par l’insécurité et la paupérisation à laquelle ils sont confrontés.

    Voici quelques extraits de l’article paru dans le Nice Matin du 27 mai:

    A cran. Les riverains du cœur de ville n’en peuvent plus. De la drogue dealée dans leur cage d’escalier, des bagarres devant leur porte d’entrée, des vols à la tire… [...]

    « Rien ne bouge, rue Pertinax, les gens continuent de se droguer sous nos fenêtres » [...]

    « Parlons-en des caméras, j’en ai une en face de chez moi rue Pertinax. Eh bien, les drogués s’envoient de l’héroïne devant. Il faut juste mettre des policiers de temps en temps, bon sang! » [...]


    Centre Costanzo: les riverains attaquent le permis de construire

    28 mai 2010

    Cliquez sur l’image pour lire cet article paru dans le Nice Matin du 27 mai.


    Le grand rassemblement annuel de la Lega Nord se tiendra à Pontida le 20 juin

    26 mai 2010


    Centre Costanzo: Dominique Estrosi s’enfonce…

    26 mai 2010

    Philippe Vardon sera présent à la réunion du comité de défense des quartiers « Riquier-Risso-Barla-République » demain à 17 h 30 (à la salle F.S.G.T., 27 rue Smolett) et appelle tous les habitants du quartier, et plus largement tous les Niçois se sentant concernés par la défense de notre patrimoine à s’y rendre.

    Contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire Dominique Estrosi, mise à mal par les déclarations de la Fondation Lenval, la ville PEUT et DOIT utiliser son droit de préemption pour acheter le centre Costanzo.

    Pourquoi le centre Costanzo a été vendu à Bouygues

    La démolition annoncée du centre Costanzo, rue Georges-Ville, fait grincer des dents. Celles des riverains qui se demandent pourquoi la Ville n’a pas racheté la petite maison rose, qui fut pendant près d’un siècle le dispensaire médical du quartier. Alors que l’établissement vient d’être vendu à Bouygues par la fondation Lenval, alors que le promoteur veut construire un immeuble, les habitants ne veulent pas d’« un énième bloc de béton » dans « un quartier qui étouffe » (notre édition du 19 mai).

    Tandis que l’opposition (PCF-PS-Identitaires) dénonce « une opération de spéculation immobilière », le comité de défense des quartiers « Riquier-Risso-Barla-République » organise la résistance et une réunion publique, demain à 17 h 30, à la salle F.S.G.T., 27 rue Smolett.

    Trois semaines pour répondre

    Dominique Estrosi-Sassone, adjointe déléguée au logement et présidente de Côte d’Azur Habitat, affirmait que la Fondation Lenval avait tenté de faire affaire avec la Ville – « On avait travaillé sur un projet d’immeuble de logements sociaux » – avant d’abandonner la transaction : « La fondation n’a pas donné suite et a vendu à Bouygues »… Le président de la Fondation Lenval précise aujourd’hui que « dans toutes ces opérations, la Fondation Lenval n’a poursuivi qu’un seul but : exercer au mieux ses missions statutaires auprès des enfants malades, dans le souci de l’intérêt général ».

    Et d’expliquer qu’à l’emplacement du centre, « la Fondation Lenval souhaitait aménager la nouvelle maison des adolescents de Nice, dans le cadre de la construction d’un immeuble de logements sociaux. Cette opération n’a jamais pu s’équilibrer et la consultation lancée auprès de différents promoteurs sociaux est demeurée infructueuse : Côte d’Azur Habitat n’a pas répondu et les trois autres promoteurs sociaux consultés ne pouvaient équilibrer l’opération ».

    Contactée hier, Dominique Estrosi-Sassone maintient que la Ville « était intéressée ». « La fondation nous a approchés. Je venais d’arriver à la présidence de Côte d’Azur habitat, je n’avais pas l’équipe que j’ai maintenant, on a malheureusement laissé passer un peu de temps. La fondation est revenue à la charge. Ils nous ont donné un délai de trois semaines pour répondre. Ce qui, compte tenu des contraintes d’un office, n’était pas tenable : on n’a pas la souplesse d’un promoteur… »

    [Nice Matin]


    Encore pris en flagrant délit de mensonge…

    26 mai 2010

    Des mesures incantatoires, inopérantes, destinés à rassurer le bon électeur UMP… mais certainement pas à ramener la sécurité dans notre pauvre ville.

    Christian Estrosi et les mineurs fantômes

    DESINTOX – Cinq mois après la mise en place d’un couvre feu pour les mineurs de moins de treize ans dans sa ville, le Maire de Nice affirme que le dispositif permet de ramener des enfants « tous les week-end ». Il n’y en a nulle trace.

    «Des mineurs sont ramenés régulièrement tous les week-ends. Et il y a encore trois semaines, deux mineurs de 8 ans et un de 10 ans.» Christian Estrosi Le 29 avril, sur Europe 1

    INTOX

    Ministre chargé de l’Industrie, Christian Estrosi a toujours affiché un tropisme marqué pour les débats de sécurité. En décembre dernier, le maire de Nice avait mis en place dans sa ville un dispositif de couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, entre 23 heures et 5 heures du matin. Au premier jour de cette initiative très médiatisée, des journalistes avaient escorté les équipes de police de nuit, à la recherche de jeunes désœuvrés. En vain. Mais le dispositif a fait ses preuves. Du moins, si l’on en croit le premier magistrat de Nice. Le 29 avril, sur Europe 1, Marc-Olivier Fogiel raille les effets de com du dispositif et demande : «Concrètement, combien de mineurs avez-vous ramené à la maison ?» Réponse d’Estrosi : «Régulièrement, tous les week-ends. Et il y a encore trois semaines de cela, deux mineurs de 8 ans et un de 10 ans.»

    DESINTOX

    Des mineurs pêchés, de nuit, dans les rues niçoises «régulièrement», «tous les week-ends» ? Une affirmation qui étonne certains acteurs de la sécurité. Car aucun des policiers locaux interrogés par Libération n’a eu vent d’un mineur ramené chez lui depuis que l’arrêté a été pris. «En quatre mois, je n’ai rien entendu à ce sujet. De toute manière, notre problème, ce sont les jeunes de 15 ans à 19 ans», explique un agent de la police nationale, habitué des équipes de nuit. Même son de cloche du côté des municipaux. Les quatre agents contactés n’ont rien à raconter sur ce point précis. La mairie de Nice nous a fait parvenir un bilan de la mesure. Evidemment très favorable : «L’arrêté a été reconduit jusqu’à la fin de l’année 2010. Le bilan : satisfecit général de la population. L’action conduite est jugée très positive». Mais le document ne comporte aucun chiffre d’éventuelles interpellations de mineurs. Et pour cause, finit-on par dire à la mairie : «Il n’y en a eu aucune.»

    Ce qui n’empêche pas Estrosi de raconter l’inverse, livrant à chaque interview le même exemple édifiant. Seule change la date des faits. Le 7 mars, sur France 5, le ministre disait : «Tenez, samedi dernier, on a arrêté deux gamins de 8 ans et un de 10 ans, après 23 heures. Les parents sont venus les chercher.Ils nous ont remerciés.» Bis repetita le 12 mars, sur Europe 1 : «Le seul week-end dernier, nous avons arrêté à 23 heures deux gamins de 8 ans et un de 10 ans». Et à nouveau, donc, le 29 avril : «Et il y a encore trois semaines de cela, deux mineurs de 8 ans et un de 10 ans.» C’est bien la preuve qu’il fallait prendre un arrêté : trois mystérieux mineurs de 8 et 10 ans errent dans la nuit niçoise avant chaque interview du maire.

    [Libération]


    Destruction du centre Costanzo : Dominique Estrosi se réfugie derrière « la loi du marché »

    20 mai 2010

    [Communiqué du 20 mai 2010]

    Le quotidien Nice Matin a consacré hier une page entière à la destruction du centre Costanzo (ancien hôpital de jour pour enfants situé dans le quartier République) – au profit d’un projet immobilier du groupe Bouygues – en se faisant l’écho de la colère des riverains et de l’opposition des acteurs politiques niçois, à l’exception bien entendu de la majorité municipale.

    Dominique Estrosi a été interrogée par le journal et fait état d’un projet d’immeuble de logements sociaux, sur le site du centre Costanzo, qui aurait été abandonné faute de suivi par la Fondation Lenval. Dominique Estrosi se défile un peu trop rapidement en déclarant « La Fondation n’a pas donné suite et a vendu à Bouygues. C’est la loi du marché. Je n’ai pas à juger, je prends acte de la décision de Lenval ».

    La loi du marché ? Ainsi en détenant le pouvoir à la mairie, la communauté urbaine et le conseil général, Mme Estrosi et ses amis n’auraient aucun moyen d’intervenir sur la destruction du centre Costanzo ? C’est totalement faux, et Mme Estrosi ne cherche ici qu’à masquer l’indifférence de sa municipalité quant à la défense de la qualité de vie des habitants du quartier, et la défense du patrimoine de notre ville.

    La mairie PEUT et DOIT user de son droit de préemption et acheter le centre Costanzo à la Fondation Lenval.

    Et cela non pas pour y construire un immeuble de logements sociaux, mais bien pour préserver ce bâtiment et lui rendre sa vocation sociale première, au service des habitants du quartier. Un quartier qui n’a pas besoin de spéculation immobilière, ou de logements sociaux, mais d’une crèche, d’un espace associatif ou d’un lieu de vie et d’animation pour les anciens.


    Démolition programmée pour le centre Costanzo (Nice Matin)

    20 mai 2010

    Une fois n’est pas coutume, rendons hommage à un article de Nice Matin. L’article paru dans l’édition d’hier et consacré à la destruction du centre Costanzo au profit d’un projet immobilier du groupe Bouygues rend parfaitement compte de l’état d’esprit des habitants du quartier et de la vive opposition suscitée tant parmi eux que parmi les acteurs politiques, à l’exception évidemment de la municipalité estrosiste qui se fait complice de cette véritable spoliation de la mémoire et du patrimoine.

    Voici un extrait de cet article.

    « C’est l’âme du quartier, une partie de notre patrimoine »

    « Les riverains sont remontés, d’autant qu’ils ont l’impression qu’on fait les choses en catimini », prévient Serge Amato du comité de défense des quartiers « Riquier-Risso-Barla-République ». « Il ne veulent pas d’un énième bloc de béton! On va démolir un joli bâtiment niçois pour faire combien? sept ou huit étages! », râle-t-il.

    Hier matin, il a participé à une distribution de pétitions dans le quartier: « Il faut empêcher ça! On a jusqu’au 9 juin pour déposer un recours devant le tribunal administratif ».

    « Le baron Costanzo a fait don de ce bâtiment à la fondation Lenval il y a près de 100 ans pour y faire du social. La vocation doit rester la même », proteste Aline Beneventi elle aussi adhérente du comité. « Quand mes enfants étaient petits, j’allais là-bas à la Goutte de Lait… C’est l’âme du quartier, son histoire qu’on va démolir », s’alarme Michelle Chenevas-Paule qui habite à deux pas du centre. « Le quartier est saturé, il faut arrêter de construire! », renchérit son mari Jean.

    Dans les immeubles avoisinants, on dénonce « le bruit et la poussière, les pelleteuses, le chantier ». « On n’aura plus de lumière. Et puis on nous enlève une partie de notre histoire », protestent doucement Aldo et Jeannette.

    Dans le même article, Dominique Estrosi se moque clairement des Niçois à travers ses déclarations, nous aurons l’occasion d’y revenir plus tard.


    Et maintenant un petit effort sur la composition de l’équipe?

    20 mai 2010

    Nice Matin, 16 mai 2010


    Direct Nice in love with Fatima

    20 mai 2010

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces deux coupures de presse ne sont pas issues du même numéro de Direct Nice, mais bien des éditions d’hier et de ce jour. En effet, la nomination de Fatima Khaldi à l’Ordre  National du Mérite est un tél événement pour notre ville que le quotidien gratuit (propriété de Vincent Bolloré, ami de Sarkozy et Estrosi) a décidé d’y consacrer un petit article hier, et carrément sa couverture et un entretien d’une page aujourd’hui…

    Fait étonnant: dans aucun de ces articles il n’est spécifié qu’au-delà de son « engagement associatif » Fatima Khaldi est conseillère municipale dans la majorité estrosiste. Peut-être parce que cela pourrait pousser à se demander si ce n’est pas plutôt celle qui est chargée de ramener les voix « ethniques » du quartier Bon Voyage vers l’UMP que l’on a voulu distinguer…

    Il n’en reste pas moins que c’est le maire lui-même qui lui remettra sa décoration ce soir.


    Quand Estrosi montre -un peu- ses pied-à-terre parisiens (lexpress.fr)

    20 mai 2010

    Accusé par le Canard enchaîné de bénéficier de deux logements de fonction, dont l’un est occupé par sa fille, le ministre de l’Industrie Christian Estrosi a convié mercredi 19 mai la presse à visiter les deux adresses. LEXPRESS.fr était de cette « opération transparence », parfois surréaliste, où l’on n’a pas vu grand chose.

    Autres articles: le Post, Rue 89, 20 Minutes