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    « Nous ne voulons pas d’un quartier halal en plein centre de la ville, où les prières bloquant la rue ont repris », affirme M. Vardon (Le Monde)

    Le journal Le Monde a consacré dans son édition du vendredi 5 août un important article à la situation de la rue de Suisse et du quartier Notre-Dame.

    Le parquet de Nice a ouvert une enquête préliminaire pour « incitation à la discrimination et à la haine raciale », suite à un dépôt de plainte de la mairie de Nice contre Nissa rebela, la déclinaison niçoise du Bloc identitaire, formation d’extrême droite radicale.

    Dans la nuit du dimanche 31 juillet au lundi 1er août, premier jour du ramadan, des militants identitaires ont en effet rebaptisé, à grands coups de feuilles de papier A3, trois rues du centre-ville, proches d’un lieu de culte musulman, « rue de la Burqa », « rue de la Lapidation », « rue des Frères musulmans ».

    Une plainte qualifiée de « grotesque » par Philippe Vardon, cadre historique du Bloc identitaire et président de Nissa rebela. Ce qui agace le maire UMP de Nice, Christian Estrosi. « Moi, je veux, dit-il, une ville apaisée où chacun puisse pratiquer dignement son culte. On a souillé les panneaux de ma ville. Ce ne sont pas mes valeurs. Les gens à l’origine de cette opération ne sont pas dignes d’occuper une responsabilité politique quelle qu’elle soit. »

    A Nice, les identitaires sont ainsi revenus à leurs fondamentaux : l’ »action choc », suivie de la gestion satisfaite de ses retombées médiatiques. En cultivant un positionnement : celui du « syndicat » des « vrais gens » de Nice contre Christian Estrosi (UMP).

    « Nous ne voulons pas d’un quartier halal en plein centre de la ville, où les prières bloquant la rue ont repris », affirme M. Vardon qui dit se faire l’écho « des commerçants du quartier ». Et d’ajouter : « Estrosi c’est la soumission à tous les communautarismes, la destruction de l’âme historique de Nice. »

    La guéguerre entre les identitaires niçois et Christian Estrosi a démarré en 2006. A l’époque, il est président du conseil général des Alpes-Maritimes. Les identitaires, qui se revendiquent comme  » des radicaux  » qui défendent  » une identité européenne « , conçue comme essentiellement blanche, et dont le  » combat contre l’islamisation  » est la marque de fabrique, l’accusent d’avoir soutenu un projet de grande mosquée à Nice.

    Lors des élections municipales de 2008, ils accueillent le futur maire de Nice, sur un marché, aux cris de « Estrosi complice, pas de mosquée à Nice ». Depuis, cela n’a pas cessé. « Cette histoire de grande mosquée est un pur fantasme, un prétexte pour se donner une existence », rétorque le maire. Personnalité nationale – il a occupé plusieurs postes ministériels dans les gouvernements Villepin et Fillon -, sarkozyste de la première heure bien qu’amer aujourd’hui, Christian Estrosi est pour les identitaires une cible de choix, de celle qui leur assure un maximum de retentissement.

     » La rue, notre permanence « 

    Et puis, il y a les élections municipales de 2014. Les cantonales de mars ont été très décevantes pour la formation d’extrême droite radicale, qui n’a pas percé. Le retour en force du Front national (FN) a douché ses espoirs d’envolée électorale. Y compris à Nice où, écrivait peu après le scrutin Philippe Vardon, malgré  » une ligne purement identitaire (très dure sur l’islamisation et l’insécurité, localisme fortement mis en avant), une très grosse campagne de terrain (…), nos résultats ne décollent pas « . Soit des scores compris entre 3 % et 4 %.

    En 2014, une liste d’union des identitaires locaux avec le FN derrière Jacques Peyrat, ancien maire de Nice, ancien sénateur UMP et ancien du FN, n’est pas totalement à exclure. Christian Estrosi, lui, a déjà anticipé le danger et franchi le pas. Aux élections cantonales, le FN s’est qualifié pour le second tour dans tous les cantons niçois.  » Mon problème, ce n’est pas les identitaires, mon problème c’est que Marine Le Pen affecte de se donner un visage plus tolérant tout en s’alliant avec ces gens-là « , indique-t-il.

    En attendant, Philippe Vardon applique à la lettre les prescriptions qu’il avait fixées à son mouvement après les cantonales.  » Plus que jamais réaffirmons que la rue est notre première permanence « , écrivait-il en invitant ses militants à être  » les dénonciateurs de la fracture ethnique  » et  » les défenseurs des petits Blancs « .

    Caroline Monnot

    Une réponse à “« Nous ne voulons pas d’un quartier halal en plein centre de la ville, où les prières bloquant la rue ont repris », affirme M. Vardon (Le Monde)”

    1. [...] un tout récent article du Monde, Christian Estrosi a affirmé : « Cette histoire de grande mosquée est un pur fantasme, [...]

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