Philippe Vardon et Christian Estrosi sur RTL
6 août 2011Dans ce quartier, c’est vrai que les commerces tenus par des Occidentaux sont de plus en plus rares.
Le soir il y a des rassemblements partout, les clients déménagent.
Dans ce quartier, c’est vrai que les commerces tenus par des Occidentaux sont de plus en plus rares.
Le soir il y a des rassemblements partout, les clients déménagent.
Le journal Le Monde a consacré dans son édition du vendredi 5 août un important article à la situation de la rue de Suisse et du quartier Notre-Dame.
Le parquet de Nice a ouvert une enquête préliminaire pour « incitation à la discrimination et à la haine raciale », suite à un dépôt de plainte de la mairie de Nice contre Nissa rebela, la déclinaison niçoise du Bloc identitaire, formation d’extrême droite radicale.
Dans la nuit du dimanche 31 juillet au lundi 1er août, premier jour du ramadan, des militants identitaires ont en effet rebaptisé, à grands coups de feuilles de papier A3, trois rues du centre-ville, proches d’un lieu de culte musulman, « rue de la Burqa », « rue de la Lapidation », « rue des Frères musulmans ».
Une plainte qualifiée de « grotesque » par Philippe Vardon, cadre historique du Bloc identitaire et président de Nissa rebela. Ce qui agace le maire UMP de Nice, Christian Estrosi. « Moi, je veux, dit-il, une ville apaisée où chacun puisse pratiquer dignement son culte. On a souillé les panneaux de ma ville. Ce ne sont pas mes valeurs. Les gens à l’origine de cette opération ne sont pas dignes d’occuper une responsabilité politique quelle qu’elle soit. »
A Nice, les identitaires sont ainsi revenus à leurs fondamentaux : l’ »action choc », suivie de la gestion satisfaite de ses retombées médiatiques. En cultivant un positionnement : celui du « syndicat » des « vrais gens » de Nice contre Christian Estrosi (UMP).
« Nous ne voulons pas d’un quartier halal en plein centre de la ville, où les prières bloquant la rue ont repris », affirme M. Vardon qui dit se faire l’écho « des commerçants du quartier ». Et d’ajouter : « Estrosi c’est la soumission à tous les communautarismes, la destruction de l’âme historique de Nice. »
La guéguerre entre les identitaires niçois et Christian Estrosi a démarré en 2006. A l’époque, il est président du conseil général des Alpes-Maritimes. Les identitaires, qui se revendiquent comme » des radicaux » qui défendent » une identité européenne « , conçue comme essentiellement blanche, et dont le » combat contre l’islamisation » est la marque de fabrique, l’accusent d’avoir soutenu un projet de grande mosquée à Nice.
Lors des élections municipales de 2008, ils accueillent le futur maire de Nice, sur un marché, aux cris de « Estrosi complice, pas de mosquée à Nice ». Depuis, cela n’a pas cessé. « Cette histoire de grande mosquée est un pur fantasme, un prétexte pour se donner une existence », rétorque le maire. Personnalité nationale – il a occupé plusieurs postes ministériels dans les gouvernements Villepin et Fillon -, sarkozyste de la première heure bien qu’amer aujourd’hui, Christian Estrosi est pour les identitaires une cible de choix, de celle qui leur assure un maximum de retentissement.
» La rue, notre permanence «
Et puis, il y a les élections municipales de 2014. Les cantonales de mars ont été très décevantes pour la formation d’extrême droite radicale, qui n’a pas percé. Le retour en force du Front national (FN) a douché ses espoirs d’envolée électorale. Y compris à Nice où, écrivait peu après le scrutin Philippe Vardon, malgré » une ligne purement identitaire (très dure sur l’islamisation et l’insécurité, localisme fortement mis en avant), une très grosse campagne de terrain (…), nos résultats ne décollent pas « . Soit des scores compris entre 3 % et 4 %.
En 2014, une liste d’union des identitaires locaux avec le FN derrière Jacques Peyrat, ancien maire de Nice, ancien sénateur UMP et ancien du FN, n’est pas totalement à exclure. Christian Estrosi, lui, a déjà anticipé le danger et franchi le pas. Aux élections cantonales, le FN s’est qualifié pour le second tour dans tous les cantons niçois. » Mon problème, ce n’est pas les identitaires, mon problème c’est que Marine Le Pen affecte de se donner un visage plus tolérant tout en s’alliant avec ces gens-là « , indique-t-il.
En attendant, Philippe Vardon applique à la lettre les prescriptions qu’il avait fixées à son mouvement après les cantonales. » Plus que jamais réaffirmons que la rue est notre première permanence « , écrivait-il en invitant ses militants à être » les dénonciateurs de la fracture ethnique » et » les défenseurs des petits Blancs « .
Caroline Monnot
[Communiqué du 5 août 2011]
J’ai écouté avec attention – et donc consternation – Christian Estrosi sur RTL ce matin.
Je ne reviendrai pas sur le tournant social de Christian Estrosi qui fait bien rire tout le monde à Nice, nous qui savons trop bien comment le roitelet et sa cour se préoccupent de la plèbe et comment ils se comportent au quotidien. Mais il y a bien d’autres choses à commenter.
Christian Estrosi a estimé que Nissa Rebela (j’avais été interviewé par la radio et une phrase de mon entretien a été diffusée) ne réunissait que « quelques marginaux ».
Quel mépris pour les Niçois et Niçoises qui ont défendu nos couleurs lors des différentes élections. Contrairement à beaucoup de personnes dans l’entourage de M. Estrosi, nous n’avons pas toujours vécu de la politique et nous sommes tous d’honnêtes et respectés travailleurs dans nos domaines respectifs. Certains ayant même connu une certaine réussite dans le monde de l’entreprise ce qui n’est pas – je crois – le cas de notre cher maire.
Quel mépris aussi pour les milliers de Niçois qui votent pour les candidats identitaires, et plus largement pour les dizaines de milliers de Niçois qui nous ont en sympathie et soutiennent notre action.
Nous ne sommes pas des marginaux M. Estrosi. Nous, nous sommes le peuple !
Christian Estrosi a aussi réclamé à l’antenne que les personnes ayant apposé quelques affichettes inoffensives sur des plaques de rue soient condamnés pour « incitation à la haine raciale ». Une haine dont on cherche toujours la trace tant sur le fond que sur la forme… On aimerait voir M. Estrosi aussi ferme avec les musulmans qui bloquent la rue de Suisse chaque vendredi, ou ceux qui font pression sur les commerçants du quartier vendant de l’alcool.
Christian Estrosi a prétendu que Marine Le Pen avait accordé des investitures à des candidats de Nissa Rebela lors des dernières élections cantonales. C’est rigoureusement faux et tout le monde le sait très bien. Nous nous réservons le droit de déposer plainte en diffamation, et j’imagine qu’il en sera de même pour le Front National.
Christian Estrosi s’est défendu de vouloir organiser le 11 septembre un meeting contre Marine Le Pen. C’est pourtant exactement l’inverse qu’il avait déclaré en annonçant cette réunion, voulant en faire une démonstration de force pour se mesurer au FN.
Enfin, Christian Estrosi a prétendu que le conseiller municipal de La Colle-sur-Loup s’étant fait remarquer pour son imitation de l’accent maghrébin avait été suspendu de l’UMP « dans la minute » par ses soins. C’est une fois de plus totalement faux et tous les articles de presse depuis deux jours en attestent. Dans ce cas comme dans tant d’autre, Estrosi a fui ses responsabilités préférant refiler la patate chaude à Messieurs Luca et Condomitti.
En réalité la grande chance de Christian Estrosi est de ne jamais avoir de véritable contradicteur en face de lui. Il faut dire qu’il se débrouille pour éviter toute réunion et tout débat où il pourrait se retrouver un tant soit peu en difficulté.
Qu’il continue de bien en profiter pour raconter n’importe quoi, car il se pourrait bien qu’en 2014 il voit « quelques marginaux » lui compliquer la vie !
Philippe Vardon – président de Nissa Rebela
Contacté par Le Post, Philippe Vardon, le président de Nissa Rebela nie les accusations de la mairie. Il soutient quand même les rebaptisations, « l’oeuvre de Niçois en colère » selon lui.
Vous revendiquez ces actes ? Vous les soutenez ?
> « On ne revendique rien du tout, mais nous partageons les motivations car il n’y a pas de débat public ».
Quel débat aimeriez-vous organiser ?
> « Quel avenir voulons-nous pour ce quartier ? Ils (NDLR : les musulmans) bloquent la rue de Suisse depuis un mois pour leur prière du vendredi. C’est un quartier halal de non droit ! »
« Un lieu de culte trop petit »
Contacté à son tour par Le Post, un commerçant témoigne. Le problème vient d’un manque de place. Le lieu de culte, qui n’est pas une véritable mosquée, est trop petit.
« Les rues sont bloquées le vendredi. Ils n’ont pas de place à l’intérieur donc ils prient dehors, dans la rue ». Pour lui, « c’est à la mairie de prendre ses responsabilités ». Comprendre : trouver un lieu de culte adéquate.
Ironie de l’histoire, à la question : « Seriez-vous d’accord pour la construction d’une mosquée ? », (ce qui pourrait résoudre le problème) le président de Nissa Rebela répond par la négative : « Je ne veux pas de l’islamisation de ma ville, mon pays ou de mon continent, ça altère notre identité ».
[Le Post]
Grâce à un article publié sur Le Post, nous avons pu nous procurer le communiqué envoyé par la mairie.
1) Les responsables de la communication de la ville de Nice ne connaissent pas notre langue, et ne s’intéressent pas non plus vraiment à la vie politique de notre cité. Sinon, ils n’écriraient pas RebeLLa avec deux L…
2) Nissa Rebela n’a jamais rien revendiqué, mais a réagi (au même titre que la mairie d’ailleurs) et expliqué. Si nous avions du temps et de l’argent à perdre, nous pourrions nous aussi engorger les tribunaux en déposant plainte contre les auteurs de ce communiqué de presse pour diffamation.
3) Manifestement les juristes grassement payés par nos impôts ont estimé qu’ils devaient justifier leur salaire en citant des articles de loi…
4) On se demande tout de même si la mairie, et Christian Estrosi en premier lieu, trouvent plus tolérable que la rue de Suisse soit bloquée pour les prières musulmanes chaque vendredi ou que les locaux de la mosquée Moubarak soient squattés depuis 11 ans. Car à ce jour, aucune plainte n’a été déposée par la ville dans ces deux cas.
Effarant article de Nice Matin. Signalons que des Roms squattent aussi régulièrement les pelouses et fontaines d’Acropolis, ou encore qu’un véritable bidonville est en train de se constituer à l’ouest de la ville, près de l’entrée de la Voie Rapide.
« Priorité aux gens d’ici » nous dit Rudy Salles, on aurait envie de lui répondre « chiche? » ! Il n’en reste pas moins qu’à défaut de véritables frontières, c’est aujourd’hui tous nos parcs et jardins que nous devons couvrir de grilles…
Des Roms qui ronflotent sous les arbres, étendent leur linge entre deux branches, font leur cuisine ou leurs besoins près des bosquets. Tout ça à deux pas de la place Masséna. Pas top comme image pour la Ville de Nice. Ça fait mauvais genre pour les touristes, ça inquiète et incommode certains Niçois. C’est pourtant ce panorama auquel ils ont droit depuis le début de l’été. Et qui irrite au plus haut point les pouvoirs publics. «L’année dernière, rappelle Rudy Salles, adjoint au Tourisme, on a eu un vrai pic au jardin Albert-1er. Cet été, les différentes animations comme le festival du jazz, le village réunionnais, le festival créole… ont permis de déloger les Roms, qui se sont alors fixés derrière le forum Jacques-Médecin».
Cet aménagement sauvage ne va pas vraiment dans le sens de la municipalité «qui multiplie les efforts pour embellir et rendre propre la commune.
« Que l’on souffle quelques minutes sur un bout de pelouse, OK, mais lorsque je vois qu’à cause de quelques personnes, on assiste à des dégradations importantes, du matin au soir et parfois la nuit, alors là, je suis navré».
Vigilance accrue
Evidemment, pour ces gens du voyage, principalement d’origine roumaine, l’emplacement géographique est stratégique. «Tandis qu’une partie fait la mendicité dans le centre de Nice, l’autre attend la relève sous les pins…»
Nous avons cherché à établir le contact avec ces personnes. Farouches, méfiantes, ne maîtrisant pas le français, elles n’ont guère été bavardes. Juste quelques bribes de phrases indiquant «qu’ici… beaucoup de touristes…d’argent et de soleil…»
Que peut faire la Ville ? «Intensifier les opérations conjointes entre police municipale et services du nettoiement plusieurs fois par jour. On ne lâchera pas prise», assure Rudy Salles.
Benoît Kandel, 1er adjoint, en charge la sécurité, enfonce le clou. «Les Roms, on les surveille. Dès qu’il y a infraction ou mendicité agressive, on les interpelle».
Des grilles s’imposent
Et l’occupation illégale du domaine public ? «Le maire fait très attention à ce qu’on mène une politique d’accueil forte avec des logements sociaux, des lieux d’hébergement d’urgence, des soins gratuits, des vestiaires… Mais priorité aux gens d’ici. Nice ne veut pas devenir le réceptacle d’un habitat insalubre. Il faut conduire des actions très fortes».
Ces actions passent par la destruction ou la condamnation de squats : «83 sites ont déjà été évacués et 7 autres sont en cours. S’ils n’ont pas de point pour se fixer, si on leur enlève des lieux d’hébergement durable, les Roms vont ailleurs. C’est une population maîtrisée et relativement résiduelle. Elle est visible et Nice compte moins de 200 Roms, ce qui est très peu».
Oui, mais suffisante, pour déranger la collectivité en se tapant «l’incruste» au verso de la plus belle place niçoise. Malgré les rondes périodiques des policiers et des agents du nettoiement. Alors ? «A terme, conclut Rudy Salles, la pose de grilles sécurisées s’imposera».
[Communiqué du 3 août 2011]
J’apprends dans la presse que le Parquet de Nice a décidé d’ouvrir une enquête pour « incitation à la haine raciale » concernant le changement de nom des rues effectué par des Niçois en colère. J’avoue ne pas encore avoir bien compris en quoi des feuilles de papier titrant « rue de la Lapidation », « rue de la Burqa » ou « rue des Frères Musulmans » apposées sur des panneaux peuvent constituer une quelconque incitation à la haine raciale, ou à quoi que ce soit d’autre d’ailleurs qu’une certaine prise de conscience face au devenir de ce quartier.
Je m’interroge, comme de nombreux Niçois (et Français, les médias nationaux venant désormais faire écho) dont on peut lire les réactions sur internet, sur l’instauration d’un délit de blasphème qui se cacherait sous le terme fourre-tout d’islamophobie et serait une véritable perversion des lois antiracistes.
J’apprends aussi que les policiers « ont démonté des panneaux afin de les confier à la police scientifique qui va rechercher d’éventuelles empreintes » (Nice Matin). Nos policiers n’ont-ils rien de mieux à faire ? Cette histoire devient vraiment ridicule.
Cette démonstration de force de la part d’une mairie, d’une justice, d’un Etat qui se font constamment humiliés – notamment par les musulmans de la rue de Suisse qui squattent en toute impunité depuis ONZE ans leur mosquée, et qui occupent à nouveau la rue le vendredi pour leur prière – est pitoyable.
Encore une fois, si des citoyens se sentent obligés de provoquer pour susciter le débat c’est bien justement parce qu’aucun débat public n’a lieu. Cette municipalité est totalement enfermée dans un mutisme qui confine à l’autisme. Quand est-ce que Christian Estrosi a organisé une réunion avec les habitants du quartier Notre-Dame ? Quand a-t-il pris le temps de répondre à leurs légitimes interrogations ?
Si le maire de Nice est prêt à débattre autrement que par des insultes et des plaintes grotesques, je suis pour ma part à sa disposition et j’aurai énormément de choses à lui dire, tout comme de nombreux Niçois.
Philippe Vardon – président de Nissa Rebela
Une enquête a été ouverte pour « incitation à la discrimination et à la haine raciales » après que des identitaires niçois ont apposé des affichettes à caractère islamophobe sur des plaques de noms de rue près d’un lieu de culte musulman de Nice. Dans la nuit de dimanche à lundi, premier jour du ramadan, des militants de Nissa Rebela avaient rebaptisé trois rues adjacentes à ce lieu de prière du centre-ville « rue de la Lapidation », « rue des Frères musulmans » et « rue de la Burqa ».
« Le quartier Notre-Dame est devenu une véritable zone de non-droit, à commencer par la rue de Suisse (dans laquelle se trouve le lieu de culte, NDLR) où les prières bloquant la rue ont repris », a argué Philippe Vardon, président de Nissa Rebela, sur le site internet de sa formation. La ville de Nice a indiqué qu’elle avait l’intention de porter plainte contre le groupe d’extrême-droite. « Ces actes scandaleux, en plus de causer des troubles à l’ordre public, constituent des propos de provocation à la haine raciale et à la discrimination », a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis à la presse locale.
Nissa Rebela avait déjà tenté en mars d’organiser un « apéro porchetta-rosé » dans le quartier, mais la préfecture s’y était opposée, évoquant une demande de manifestation trop « tardive ». Le groupuscule d’extrême droite avait défrayé la chronique en 2005 en organisant des distributions, pour les plus démunis, de soupe au cochon qui excluaient de fait les personnes de confession musulmane et juive. La petite mosquée de la rue de Suisse est par ailleurs au centre d’une bataille juridique depuis plusieurs semaines, après que la mairie a décidé de préempter la vente du local qui l’abrite, ce à quoi l’association Al-Baraka qui le gère s’oppose.
[AFP via lefigaro.fr]
J’apprends aujourd’hui dans Nice Matin que le maire de Nice a décidé de porter plainte contre la très vilaine action ayant eu lieu dans le quartier Notre-Dame et ayant consisté à changer le nom des rues sur quelques plaques, de manière symbolique.
Dans son communiqué la mairie estime que « ces actes scandaleux, en plus de causer des troubles à l’ordre public, constituent des propos de provocation à la haine raciale et à la discrimination ». Rien que ça.
Alors que notre ville connaît une insécurité endémique, et que le quartier Notre-Dame est devenu une véritable zone de non-droit (à commencer par la rue de Suisse où les prières bloquant la rue ont repris), ce sont donc des feuilles de papier collées avec du scotch qui constituent pour Christian Estrosi des « troubles à l’ordre public » ?
Quant à « la haine raciale et la discrimination », nous aimerions savoir où elles se trouvent ? Les rues ont été rebaptisées rue de la Lapidation, rue de la Burqa et rue des Frères Musulmans. M. Estrosi doit certainement savoir que la lapidation est bien présente dans le Coran, pratiquée dans de très nombreux pays musulmans, et qu’il se trouve fort peu de représentants de l’islam en France pour la condamner. Tariq Ramadan lui-même ne demandant qu’un timide « moratoire » sur ce sujet… Bien entendu, j’aurais grand plaisir à voir les imams de l’Ariane, de la Madeleine ou de la rue de Suisse m’apporter un vibrant démenti en condamnant avec clarté et fermeté la pratique de la lapidation. Le port de la burqa, quant à lui, est une pratique suffisamment présente parmi les musulmanes de France pour qu’un gouvernement auquel appartenait Christian Estrosi se sente obligé de légiférer à ce propos. D’ailleurs, si le simple fait de nommer une traverse rue de la Burqa constitue une « provocation à la haine raciale et à la discrimination », que penser alors d’un gouvernement qui en interdit le port ? Enfin s’agissant des Frères Musulmans, c’est bien le Ministre Alain Juppé qui affirmait récemment que la France pouvait tout à fait discuter avec ces sympathiques islamistes en Egypte. D’ailleurs, Christian Estrosi lui-même entretient de bonnes relations avec ceux qui leur sont liés en France, à savoir les représentants de l’UOIF comme l’imam Othman (mosquée Ar-Rahma de l’Ariane).
Je ne comprends donc vraiment pas ce que l’on pourrait nous reprocher.
Hier, des voisins nous ont affirmé que les forces de police dépêchées sur place effectuaient même des relevés d’empreintes digitales sur les plaques ! On pourrait presque en rire…
Christian Estrosi utilise en fait la menace judiciaire pour tenter de faire taire ses opposants les plus déterminés. C’est une pratique scandaleuse qui n’honore pas celui qui semblait vouloir ces derniers jours se présenter en parangon de démocratie.
Si des actions telles que l’organisation d’un apéro porchetta-rosé rue de Suisse, la diffusion d’appels du muezzin dans les quartiers où sont prévus des mosquées ou des écoles islamiques (comme à la rue Saint-Joseph, berceau familial des Estrosi d’ailleurs), ou encore les changements de nom des rues du quartier Notre-Dame, ont lieu c’est en réalité parce que c’est le seul moyen pour les identitaires de percer le mur du silence. Sans notre apéro porchetta-rosé par exemple, les prières musulmanes occupant la rue de Suisse seraient restées méconnues de la majorité des Niçois. Est-ce normal ?
Nous n’organisons pas ces opérations parce que nous nous ennuyons ou pour meubler nos insomnies, mais parce qu’elles sont – malheureusement – le seul moyen de susciter le débat et d’attirer l’attention des médias sur des situations et des sujets qui préoccupent de très nombreux Niçois.
Et c’est bien le cas du quartier Notre-Dame, dont les habitants sont exaspérés et inquiets. Si le maire de Nice est si choqué par trois bouts de scotchs et des feuilles de papier qu’il ait donc le courage d’organiser un grand débat public sur le devenir du quartier. J’y participerai volontiers pour lui demander notamment pourquoi il veut ouvrir la mosquée de la rue de Suisse aux musulmans radicaux de l’UOIF, ou encore s’il compte laisser le restaurant de la place Saëtone devenir une seconde mosquée de 250m² ?!
Enfin, si Christian Estrosi veut réellement en appeler à la justice, je suis certain que les Niçois préféreraient que ce soit pour faire cesser les prières musulmanes qui occupent la rue de Suisse chaque vendredi ou bien pour expulser les musulmans qui occupent en toute illégalité (sans aucun titre et sans verser de loyer) les locaux depuis plus de ONZE ans sans que jamais la décision de justice n’ait été appliquée.
Philippe Vardon – Président de Nissa Rebela
Voici le message adressé par Philippe Vardon aux responsables de la rédaction de Nice Matin suite à l’article consacré ce jour au changement des noms de rue du quartier Notre-Dame.
Bonjour messieurs,
Dans votre article de ce jour « Notre-Dame : rues débaptisées, plainte déposée », je constate qu’une fois de plus l’un de vos journalistes (qui, je ne le sais, l’article n’étant pas signé) évoque « des militants d’un groupuscule d’extrême-droite » pour qualifier notre mouvement.
Nous sommes présents de manière constante sur le terrain électoral depuis 2005. J’ai dirigé une liste identitaire aux élections municipales en 2008. Nous représentons autour de 5% de la population de Nice, avec des scores étant montés à 8% en ville, et ayant même dépassé les 20% dans le haut-pays. Se faisant, nous avons battu à de nombreuses reprises des formations implantées nationalement telles que le MPF, le NPA, le PCF. Nous jouissons d’une implantation qui fait de nombreux jaloux (et autant d’aigris). Un candidat identitaire, Arnaud Gouillon, est lancé dans la recherche des parrainages en vue d’une présence à la présidentielle de 2012. Nous entretenons des relations de partenariat avec des partis étrangers tels que la Lega Nord qui participe au gouvernement italien. Enfin, nous avons conclu depuis plusieurs mois un accord durable avec l’ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, pour préparer les échéances de 2014.
Et pourtant… nous voici, encore et toujours, « un groupuscule d’extrême-droite ». C’est donc en toute sincérité que je vous demande de bien vouloir m’indiquer ce que nous devrions faire pour ne plus avoir droit à ces sobriquets qui ne me semblent pas à même de mieux informer vos lecteurs.
La parole n’ayant été laissée qu’à la mairie dans l’article en question, j’espère à minima que vous voudrez bien porter à la connaissance de vos lecteurs notre réaction à la plainte ridicule déposée par Christian Estrosi que je vous ferai parvenir dans la journée.
Cordialement,
Philippe Vardon – président de Nissa Rebela
[Communiqué du 1er août 2011]
Cette nuit la rue d’Angleterre, la rue de Suisse et la rue d’Italie sont devenues la rue de la Lapidation, la rue des Frères Musulmans et la rue de la Burqa. Des noms qui – après tout – semblent davantage correspondre aux projets de la mairie pour ce quartier. C’est en tous cas ce que semblent penser les Niçois ayant décidé ainsi de faire entendre leur colère.
Rappelons en effet qu’à ce jour la mairie n’est toujours pas intervenue pour régler le problème de la Place Saëtone où un restaurant de 250m² est sur le point d’être racheté pour y établir une nouvelle mosquée.
Rappelons aussi que si la municipalité a préempté les locaux de la rue de Suisse ce n’est pas pour y installer des équipements collectifs profitant à TOUS les habitants, mais bien pour que ceux-ci continuent d’accueillir une mosquée dans laquelle Christian Estrosi souhaite en plus que les radicaux islamiques de l’U.O.I.F. (réputés proches des Frères Musulmans) puissent prêcher !
Christian Estrosi mène une politique scandaleuse et participe à faire du quartier Notre-Dame un ghetto communautaire islamique. Le quartier compte déjà sept boucheries – dont plusieurs grossistes – halal, plusieurs librairies coraniques, une et peut-être bientôt deux mosquées, et on y a vu ouvrir, l’an dernier, le fameux fast-food Islaburger. Il est aussi devenu ces dernières semaines, avec l’arrivage massif d’immigrés venant de Tunisie ou de Lybie, le carrefour de l’immigration clandestine dans notre ville.
Nous assistons au sacrifice d’un quartier en plein cœur de la ville et à l’abandon de ses habitants non-musulmans.
Voici à peine quelques jours dans certains quartiers de Londres (où la population musulmane est devenue majoritaire) des milliers d’autocollants affirmant « Vous entrez dans une zone contrôlée par la charia – ici les règles islamiques sont appliquées » ont été apposés par les membres du mouvement Islam4UK.
Combien de temps faudra-t-il pour que de telles revendications voient le jour dans le quartier Notre-Dame ? Combien de temps faudra-t-il pour que la nouvelle population réclame vraiment le changement des noms des rues ?
Avec les identitaires, dîtes NON au QUARTIER HALAL !

