[Communiqué du 27 octobre 2011]
Les chiffres présentés jusque là, faisant état de 30% des suffrages pour le parti islamiste Ennahda dans la circonscription « sud », étaient déjà alarmants. La réalité semble encore bien pire.
D’après les données du gouvernement tunisien (disponibles sur son site internet), le parti islamiste recueillerait 49,88 % des voix dans la circonscription « sud » correspondant aux personnes enregistrées aux consulats de Lyon, Toulouse, Grenoble, Marseille et Nice.
Un chiffre incroyable – quasiment un Tunisien présent dans le sud de la France sur deux – mais pas isolé puisque Ennadha rassemblerait 45,8% des électeurs dans la circonscription « nord » ou encore 42,77% en Allemagne.
Dans tous ces cas, c’est encore davantage que les 40% revendiqués en Tunisie par le parti islamiste. Les Tunisiens installés en Europe seraient plus islamistes que ceux de Tunisie ! Où doit-on chercher l’influence politico-culturelle de nos belles démocraties occidentales ? Quid de l’intégration ? Sans même oser parler d’assimilation… Et les dizaines de milliers de « franco-Tunisiens », eux aussi ont voté pour le parti islamiste ? Vivant en France, binationaux Français, ils seraient donc favorables à l’application de la chariah ?
Ces résultats électoraux sont une nouvelle démonstration flagrante de l’inexistence d’un « islam de France » et de l’impossibilité d’assimiler une population aussi nombreuse et aussi éloignée de notre culture.
Si en tant qu’identitaires nous ne comptons pas dicter au peuple tunisien ce qui est bon pour lui, il est en revanche de notre devoir de prendre en compte le choix effectué par un nombre conséquent de musulmans présents sur le sol français et en Europe. Binationalité, conditions d’acquisition de la nationalité française, immigration, islamisation, droit de vote des étrangers ; autant de sujets que ce scrutin vient désormais éclairer.
Dans les colonnes de Nice Matin, deux jours avant le vote, une Tunisienne s’inquiétait du travail d’endoctrinement des salafistes et du choix de nombreux jeunes de se tourner vers le parti islamiste, au nom – disait-elle – d’« un retour [aux] racines arabo-musulmanes ». Si c’est bien cette volonté de retour aux racines qui a été exprimé à travers les 49,88% de voix recueillies par le parti islamiste dans le sud, il faudra bien un jour aller au bout et envisager un véritable retour… au pays.
