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    Impact de l’implantation des identitaires niçois sur les résultats électoraux du FN sur le canton de Nice 3

    Nous vous livrons ici une passionnante étude de sociologie électorale effectuée par l’une des responsables de l’association Les Identitaires (qui a en charge la formation et la réflexion intellectuelle et stratégique dans le mouvement identitaire). Cette étude tend à démontrer – chiffres à l’appui -  que l’implantation identitaire dans le canton de Nice 3 y a renforcé le vote FN lors des scrutins nationaux. Exemple simple : alors que Marine fait, en 2012, 2270 voix de moins que le total JMLP/Mégret de 2002 sur Nice Ville, elle dépasse de 401 voix ce même total sur le seul canton de Nice 3 !

    :: Impact de l’implantation des identitaires niçois sur les résultats électoraux du FN sur le canton de Nice 3 ::

    En 2001, sur le canton de Nice 3, ouvre la Librairie du Paillon, dirigée par Benoît Lœuillet. C’est la première pierre, encore inconsciente, de l’implantation des identitaires niçois dans le quartier du Port. En 2004, de l’autre côté du pâté de maison de la librairie, les JI Nissa inaugurent leur première maison de quartier, La Maioun. Peu à peu, différents militants ou sympathisants identitaires s’installent dans le quartier, pour y habiter ou y exercer leur activité professionnelle. En 2010, après la fermeture de La Maioun, c’est proprement au dos de la librairie que les identitaires niçois ouvrent leur nouveau local, Le Bastioun qui devient aussi, de fait, le siège de Nissa Rebela.

    Depuis les législatives de 2007, Nissa Rebela est régulièrement représentée aux élections qui se déroulent sur ce canton, Philippe Vardon y obtenant 4,44% aux cantonales de 2011 (394 voix).

    I – Le meilleur canton FN en 2012

    Quatrième meilleur canton (sur 14) pour Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002 (29,29%), il est devenu, au premier tour des présidentielles 2012, le meilleur canton de Nice pour Marine Le Pen (28,33%). Quand Marine gagne 99 voix sur tout Nice par rapport à son père en 2002, elle en gagne 714 sur Nice 3. Seul le canton de Nice 9 fait mieux (771 voix de plus) mais il a connu une hausse du nombre d’électeurs inscrits de 10,6% entre 2002 et 2012 alors que le nombre d’inscrits de Nice 3 n’a progressé que de 1,7%. Mieux, alors que Marine fait, en 2012, 2270 voix de moins que le total JMLP/Mégret de 2002 sur Nice Ville, elle dépasse de 401 voix ce même total sur le seul canton de Nice 3 !

    Bref, en pourcentage comme en voix, le canton de Nice 3 est devenu en 10 ans le bastion du vote Le Pen à Nice. Difficile de ne pas voir un lien entre cette évolution et le fait que ce canton soit aussi le “bastioun” militant des identitaires niçois…

    Pour se faire une idée plus précise de ce phénomène, nous avons comparé les résultats du vote Le Pen sur le canton de Nice 3, le canton de Nice 12 (qui appartient à la même circonscription législative) et la ville de Nice aux élections présidentielles et européennes entre 2002 et 2012. Pour le 21 avril 2002, le score de Bruno Mégret est indiqué. Tous les résultats sont issus du site http://usagers.ville-nice.fr/WebElecV2/

    II – En pourcentage, Marine en net recul sur son père sauf sur Nice 3

    Le tableau 1 présente la comparaison en pourcentage du score de Marine Le Pen en 2012 (colonnes violettes) par rapport à celui de JMLP+Mégret en 2002 (colonnes empilées). Dans les trois zones considérées, le score de 2012 est en retrait sur celui de 2002 : -8,91% pour Nice 12 (25,18 contre 34,09) ; -6,11% pour la ville entière (23,03 contre 29,14) ; -3,23% pour Nice 3 (28,33 contre 31,56). Si l’on considère seulement le résultat de JMLP, le score dans le troisième canton est quasiment stable (28,33 contre 29,29 soit un repli de 0,96% seulement) alors que le douzième canton perd 6 points (25,18 contre 31,22) et la ville quasiment 4 (23,03 contre 26,78).

    En 2002, Nice 12 obtenait le troisième meilleur résultat sur les 14 canton niçois, Nice 3 venant juste après en quatrième position. En 2012, Nice 3 est donc le meilleur canton niçois du FN, Nice 12 passant en quatrième position.

    III – En voix, Nice 3 flambe

    Le tableau 2 indique l’évolution du nombre d’inscrits entre 2002 et 2012 sur les trois zones considérées. Ces données permettent de tempérer très légèrement les résultats en voix puisque si le nombre d’inscrits à Nice 3 progresse légèrement, il baisse en revanche sur Nice 12 et encore plus sur toute la ville (-4,2%).

    Sur le tableau 3 sont comparées les voix obtenues sur l’ensemble de la ville par Marine et son père. Si, par rapport au total JMLP+Mégret, Marine perd 2250 voix, elle en gagne en revanche 99 par rapport au seul résultat de son père le 21 avril 2002. Comme on l’a vu au point précédent, cette progression en voix est insuffisante pour éviter la perte de -3,75% en raison de la participation bien plus forte en 2012 qu’en 2002 (77,86 contre 62,99).

    Le tableau 3bis présente les résultats en voix des seuls cantons 3 et 12. Alors que la partie consacrée à Nice 12 est quasiment identique à celle de la ville (stabilité en voix par rapport à son père : 2401 contre 2407 ; faible recul face au total JMLP+Mégret : 2401 contre 2628), celle concernant Nice 3 met parfaitement en évidence le gain de voix. Par rapport à JMLP seul (+714) comme par rapport au total JMLP+Mégret (+401).

    IV – Complémentaires plus que concurrents

    D’un point de vue électoral, en mettant de côté toutes les différences de fond et de forme entre le FN et Nissa Rebela, on pourrait quasiment conclure que les deux formations sont plus complémentaires que concurrentes. Aux élections nationales (celles qui font l’objet de cette étude) s’entend. Le tableau 4, qui représente les pourcentages FN sur les trois secteurs observés aux présidentielles et européennes entre 2002 et 2012 (total JMLP+Mégret pour 2002), fait apparaître la coïncidence entre l’amélioration des scores sur le troisième canton et le développement de l’implantation locale des identitaires : dès les européennes de 2004 (ouverture de La Maioun), le score de Nice 3 a quasiment rattrapé celui de Nice 12 (18,23 contre 18,87). En 2007, les deux cantons font jeu égal même si Nice 12 reste de peu devant (16,19 contre 15,92 sur Nice 3). Aux européennes de 2009, Nice 3 prend de peu l’avantage (14,67 contre 14,26) et nous ne revenons pas sur l’écart creusé aux présidentielles de cette année.

    Les candidats et militants MNR avaient observé, en leur temps, que, dans les urnes, leur militantisme profitait essentiellement au FN. La présente étude tend à confirmer cette observation : l’activisme des petits profite aux gros et le FN, en fort recul sur Nice, devrait se féliciter de la présence des identitaires sur Nice 3. Cependant, les lois de la politique électorale démontrent aussi que le travail de terrain quotidien finit toujours par payer. À commencer par les élections locales. Élections où, sauf accord entre les deux formations, celles-ci sont réellement en concurrence. Comme aux municipales de 2008 où Nissa Rebela avait talonné un FN incapable de dépasser les 5% (3,03 contre 4,16). Le meilleur canton de Nissa Rebela aux municipales de 2008 ? Nice 3, évidemment (*)…

    Jeanne Lamotte – pour Les Identitaires

    (*) La liste emmenée par Philippe Vardon avait obtenu 3,84%, à 53 voix derrière les 4,25% de la liste FN de Lydia Schénardi.

    2 réponses à “Impact de l’implantation des identitaires niçois sur les résultats électoraux du FN sur le canton de Nice 3”

    1. Benoît dit :

      Bravo pour cette analyse !

    2. [...] de même plus de 16 % des suffrages, et nous pouvons annoncer avec satisfaction que c’est dans le 3ème canton dans lequel nous sommes particulièrement implantés (et avions annoncé vouloir amplifier l’impact de sa candidature) qu’il réalise son meilleur [...]

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