NEGRESCRO BASTA ! – première étape réussie
[Communiqué du 6 juillet 2012]
Depuis notre conférence de presse ce jeudi matin, de nombreux médias se sont faits l’écho du clip de rap haineux du groupe NEGRESCRO.
En mobilisant ainsi les relais médiatiques, nous avons aussi forcé les pouvoirs publics à agir et se positionner.
Une enquête de police a été confiée à la Sûreté Départementale dans le but d’identifier les auteurs des différentes infractions (routières) émaillant le clip, et – surtout – les porteurs des armes à feu exhibées dans celui-ci.
A propos de ces armes : rencontrés hier par France 3, le rappeur « PAP » et ses amis ont affirmé que celles-ci étaient toutes fausses. Pour appuyer leur démonstration l’un d’eux a sorti du coffre de son scooter un pistolet et a fait feu plusieurs fois sur l’un de ses amis. Il s’agissait en effet de balles à blanc… Rien en revanche ne démontre que l’arme ainsi exhibée ne peut pas accueillir un autre type de cartouches (il ne s’agissait en tout cas pas d’un jouet en plastique !), et surtout on peut être en droit de se demander ce que cette personne fait avec une arme – fût-elle factice – de ce genre dans son scooter ! La réponse est évidente, il s’agit a minima de pouvoir impressionner ou faire peur si nécessaire. Dans son enquête, la police pourrait s’intéresser à cette arme, exhibée cette fois-ci à visage découvert et avec le sourire.
Nous maintenons par ailleurs que tout tend à démontrer que le fusil de type kalashnikov utilisé dans le clip est une arme réelle.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, interrogé par les journalistes s’est déclaré « choqué » et « indigné ». On souhaiterait voir Christian Estrosi – qui en tant que maire est l’un des acteurs majeurs de la sécurité publique dans sa ville, et possède la qualité d’officier de police judiciaire – un peu moins dans la contemplation et davantage dans l’action. Christian Estrosi a annoncé en fin de journée vouloir saisir le Procureur. C’est aimable de sa part, mais dès ce jeudi matin nous avions déjà transmis au Procureur et au Préfet un dossier complet sur les exactions de NEGRESCRO.
Il est aussi étonnant à nos yeux de voir Christian Estrosi « choqué » et « indigné » aujourd’hui, alors que voici deux ans il avait pourtant refusé de déprogrammer NEGRESCRO d’un festival organisé par la municipalité. Il avait même alors laissé son adjointe à la culture apporter son soutien au groupe face à notre campagne. Nous aurons l’occasion d’en reparler.
Nous attirons à nouveau l’attention des médias et des pouvoirs publics, à la suite de la provocation de NEGRESCRO sur l’église de l’Ariane (où un immense drapeau algérien a été déployé), sur la situation des chrétiens de ce quartier. La possibilité de vivre leur Foi dans la dignité, la tranquillité et le respect doit être assurée. Nous serons particulièrement attentifs à cela.
Si désormais l’affaire est sur la place publique – et c’était là notre premier objectif – nous n’en demeurons pas moins vigilants. Nous voulons que la police fasse toute la lumière sur ces armes, nous voulons que ce groupe cesse de sévir dans notre ville, nous voulons que les chrétiens – désormais minoritaires dans le quartier musulman de l’Ariane – soient protégés et respectés.
NEGRESCRO BASTA !


