“Un fort sentiment d’insécurité en Paca” (Métro)
“La Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur est-elle plus violente que les autres ?” La question a été posée aux “citoyens eux-mêmes” par les chercheurs de l’observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux (ORDCS). L’objectif de cette enquête, dite de “victimation”, démontre que les habitants de Paca ont un sentiment d’insécurité supérieure à la moyenne nationale.
Un sentiment d’insécurité plus fort qu’ailleurs
Selon l’étude de l’OCRDS, 28 % des personnes interrogées en Paca déclarent une ou plusieurs “victimations” au cours de l’année, contre 23 % à l’échelle nationale. Parmi les faits, les regards ou paroles méprisants arrivent en tête du palmarès (16,5 %), devant les vols (10,7 %) et les violences physiques (2,5 %). Dans chaque cas, la Région Paca est au dessus de la moyenne nationale. Chiffre significatif, le vol de deux-roues atteint un taux de 6,6 %, contre 3,3 % en France. Toutefois, l’étude démontre que 72 % des habitants de la Région estiment n’avoir été victimes de rien (77 % en France). Conclusion de l’OCRDS. “Etre victime est une exception.”
Le profil des victimes
Parmi les personnes se disant victimes de violences verbales ou de vols, les moins de 25 ans sont les principaux visés. Ils sont quatre fois plus nombreux que les plus de 65 ans. La plupart de ces jeunes habitent dans les centres urbains. “Le fait qu’il y ait d’avantage de jeunes précaires en milieu urbain explique la fréquence supérieure” explique l’ORCDS. En février dernier, le rapport de l’ORCDS sur “la délinquance et les contextes sociaux” confirmait cette tendance dans les centres-villes. En moyenne, 100 000 faits de violence étaient chaque année constatés à Marseille. Mais par rapport à sa population, pour la violence la cité phocéenne n’arrive qu’en 4e position des villes les plus “violentes” de Paca.
[Métro]


