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    Le candidat du FN à Levens écrit à Nissa Rebela et estime que la langue niçoise est « peu élégante »

    18 mars 2011

    Voici le courrier reçu de la part de M. Jean Thiéry, candidat du Front National dans le canton de Levens (Tourrette-Levens, Levens, Colomars, Saint-Martin-du-Var, Aspremont, Castagniers, Saint-Blaise, La Roquette-sur-Var et Duranus).

    Formules, passages soulignés, tout est d’origine et présenté ici dans son intégralité. Le mépris à l’encontre des Niçois, de leur langue et de leurs traditions est consternant. D’autant plus pour un candidat se présentant dans un canton à la population particulièrement enracinée.

    Chacun pourra en tous cas se faire son avis et juger sur pièce… Ce qui est certain, c’est que – pour répondre à la première phrase de ce courrier incroyable – Jean Thiéry n’a vraiment rien compris à l’idéal identitaire.

    Monsieur Vardon,

    Si je comprends bien votre idéal identitaire, je trouve vos objectifs expliqués très artificiels, ainsi que vos justifications. En effet, à Nice, comme à Colomars (3 100 hab.), on ne trouve plus que 10% de « souchiens » niçois, au grand maximum.

    - Quelle proportion parle cette langue, peu élégante comme l’est l’alsacien, avec quels crédits l’enseigner, est-c une bonne clef pour les échanges entre voisins, trouvez vous que l’on parle correctement le français à NICE ?

    - Vous confondez potentiel culturel et potentiel économique (le second tuant le premier) : c’est égoïste.

    - La photo de groupe ne m’incite pas à rejoindre (négligé des tenues vestimentaires, qui souligne un certain manque de respect).

    En conclusion, si vous avez pu attirer des sympathies et la mienne avec vos coups médiatiques, aux fins de fustiger l’invasion africaine et mahométane, je pense que vous n’irez plus bien loin.

    Je regrette sincérement que votre présence dans les candidats à l’élection cantonale privera quelques candidats du FN, dont je suis, de pourcentages que j’espère inférieur à 5%, qui rejoint bien le pourcentage de véritables « niçois ».

    Sans rancune et avec ma considération patriotique,

    Jean Thiéry


    Marie-Edith Cattet (11ème canton) sur France 3

    18 mars 2011


    Eric de Linares candidat Nissa Rebela « Identitaire et catholique » dans le 8éme canton sur Nouvelles de France

    17 mars 2011

    Éric de Linares, vous avez 48 ans, êtes chef d’entreprise dans le secteur financier et père de 3 enfants. C’est un profil plutôt différent de la plupart des candidats identitaires niçois, souvent très jeunes et exerçant des métiers manuels. Vous vous sentez à l’aise parmi eux ?

    La jeunesse ne me fait pas peur, en premier parce que j’ai été jeune moi-même comme tout le monde et que la jeunesse est un état d’esprit. Les jeunes que je côtoie auprès de Nissa Rebela sont sains, ont un idéal et un pragmatisme politique rares pour leur jeunesse. Le fait d’être père de famille n’est pas un empêchement à côtoyer les jeunes au contraire. Quant au métier : «  tu travailleras à la sueur de ton front » dit la Genèse, mais la Bible ne précise pas le métier…

    Vous avez commencé à militer au sein du Front national. En 1989, vous avez même figuré sur la liste FN conduite par Jacques Peyrat aux municipales niçoises. Aujourd’hui vous avez face à vous un candidat FN, ça n’est pas difficile ?

    Certes pas ! Je me suis engagé auprès du FN pour défendre le France de toujours, celle des peuples de France. La dérive jacobine et républicaine, donc révolutionnaire, m’a déplue. En premier car le nationalisme totalisant finalement défendu par ce parti me semblait contraire à ma conviction religieuse et, en second, car je pense que ce pays merveilleux qu’est la France serait différent sans les particularismes régionaux qui ont fait sa richesse… Enfin, et c’est pour moi le plus important, le programme du FN en matière d’intégration dite « républicaine » me semble utopique et sa position sur le bioéthique et l’avortement plus que douteuse. J’aurai cependant plaisir à affronter mon rival, mais pas mon ennemi, qu’est le candidat du FN à cette cantonale.

    Dans le 14ème canton, Nissa Rebela et le FN se retrouvent autour de Jacques Peyrat : qu’en pensez-vous ?

    J’ai été sur la liste de Me Peyrat en 1989 et ai fait voter pour lui aux deux autres élections municipales suivantes. Je suis un pragmatique. Me Peyrat pense bien, a bien travaillé pour la ville, il est normal de se retrouver. Il  a de plus été victime d’une trahison, d’un menteur, et à ce titre mérite notre soutien, d’autant qu’il partage le même amour pour Nice et les Niçois que nous.

    Un mot sur la politique niçoise : est-elle si différente de la politique nationale et justifie-t-elle l’existence d’une force régionaliste comme Nissa Rebela ?

    L’existence de Nissa Rebela est plus importante que l’existence d’une structure nationale. Il faut être proche des gens et des particularismes régionaux. À cet égard l’idée d’un département pays niçois est parfaitement cohérente : ce sont les « pays » qui ont fait la France et, jusqu’à l’arrivée des jacobins et la dictature républicaine, les assemblées régionales étaient plus importantes que celle des bourgeois parisiens qui finirent par scier la branche de l’arbre sur laquelle ils s’étaient assis en 1789 ! Il y aurait plus à dire en particulier sur la vocation rurale de nos pays et la prolétarisation du peuple par la sédentarisation citadine.

    La foi catholique tient une grande place dans votre vie personnelle et familiale. Est-ce compatible avec le combat identitaire, souvent radical dans ses affirmations et ses initiatives ?

    Ce n’est pas « compatible », c’est un devoir ! Un catholique qui se forme aux choses de Dieu sait que le combat pour une terre plus juste passe par le respect des valeurs morales fondamentales, le décalogue… Et Nissa Rebela affirme clairement son identité chrétienne, ils sont les seuls ! De plus, qu’il me soit permis, grâce à cette tribune de rappeler à tous mes frères chrétiens, qu’il leur est interdit de voter pour des partis d’avorteurs (tous !)… sous peine d’être automatiquement exclus de l’Église. Enfin, c’est un devoir pour un catholique de  lutter pour que règne plus de justice ici-bas. Il est regrettable que nos épiscopes soient devenus des « évêques Cauchon » et trahissent ou se taisent, mais le bon combat pour un monde plus juste passe par la croix qui, elle seule, peut  vaincre le croissant, en lieu et place d’une Marianne paganisée aux seins nus ! « La vérité vous rendra libre » nous enseigne Saint Paul.

    Visualiser l’article sur Nouvelle de France


    Un sondage Ipsos en cours sur le 3ème canton

    17 mars 2011

    De nombreux habitants du 3ème canton nous ont confié avoir été contactés par téléphone pour un sondage réalisé par l’institut Ipsos, pour France Télévision.

    Nous ne sommes pas en mesure de dire quand ce sondage sera rendu public. Néanmoins, nous nous devons d’ores et déjà de signaler une anomalie qui nous semble à même de profondément fausser ce sondage et dès lors, d’influencer les électeurs à quelques jours du scrutin.

    Lors de la question concernant les intentions de vote pour le scrutin de dimanche, alors que tous les candidats sont présentés avec le nom de leur mouvement ou leur étiquette politique, le sondeur propose « Philippe Vardon – extrême-droite ». Ainsi, notre candidat dans le 3ème canton n’est pas présenté en tant que candidat de Nissa Rebela, ou même simplement en tant que candidat identitaire. Cela résulte d’une décision à la fois arbitraire et scandaleuse des services de l’Etat qui refusent depuis des années d’introduire une rubrique supplémentaire « id » dans leur classification, ou d’intégrer les candidats identitaires dans la rubrique régionaliste.

    Philippe Vardon et Nissa Rebela ne se reconnaissent en aucune manière dans ce vocable fourre-tout et discriminant d’extrême-droite, et nous considérons que présenter notre candidature uniquement à travers ce prisme dans le cadre d’un sondage induira forcément un résultat faussé. Nous ne pourrons en effet compter que sur la notoriété personnelle de notre candidat, et non sur la sympathie pour notre mouvement ou les identitaires de manière générale.


    Franc succès pour la réunion publique de Dominique Lescure (7ème canton) et Marie-Edith Cattet (11ème canton)

    16 mars 2011

    La réunion publique de Dominique Lescure (7ème canton) et Marie-Edith Cattet (11ème canton) à la « Gaité Nallino » a réuni une cinquantaine de Niçois et de Niçoises.

    Ont pris successivement la parole : Aulde Maisonneuve (12ème canton) qui a salué le courage et l’engagement de nombreuse femmes au sein de Nissa Rebela, Anthony de Rozario (suppléant de Marie-Edith Cattet) qui a dénoncé la dégradation des quartiers (insécurité, cadre de vie) et vanté les mérites de l’Autre Jeunesse, Marie-Edith Cattet qui a rappelé les actions « Racket Basta ! » organisées par les identitaires pour contrer la délinquance et les trafics qui sévissent aux abords des collèges et lycées de la ville, et enfin Dominique Lescure, qui, après avoir relaté son enracinement dans le canton et son attachement à la famille Nallino, a fustigé les dérives de la politique départementale menée par le tandem infernal Estrosi-Ciotti (notamment au niveau fiscal) et a fait la proposition d’un contrat de partenariat avec Escota pour en finir avec le racket autoroutier.

    On ne regrettera que l’absence de la presse, qui a pourtant couvert une réunion de l’UMP attirant, au même endroit, moitié moins de personnes…


    Réunion publique de Philippe Vardon jeudi 17 mars

    15 mars 2011


    « Maîtres chez nous » : Nissa Rebela présente son programme départemental

    14 mars 2011

    [Communiqué du 14 mars 2011]

    « Maîtres chez nous », c’est derrière ce slogan et ce titre que les candidats identitaires de Nissa Rebela ont décidé de placer leur campagne et de présenter leur programme d’action départementale.

    Loin des candidats dont le seul argument est d’appartenir à la majorité, ou encore de ceux qui se contentent de répéter des slogans conçus par des boîtes de communication parisienne en espérant profiter d’une vague nationale, Nissa Rebela a décidé de présenter aux électeurs un programme complet. Sa lecture permettra à chacun de se faire une idée de ce que défendraient les conseillers généraux identitaires au sein de l’assemblée départementale.

    Le programme –intégralement consultable sur le site internet du mouvement, ou disponible en version imprimée- s’articule autour des axes suivants, tous accompagnés de propositions concrètes :

    - Identité : défendre notre langue et nos traditions

    - Souveraineté : pour un département Pays Niçois

    - Démocratie : donner la parole au peuple

    - Fiscalité : ne payons plus pour les autres

    - Sécurité : reprendre nos rues à la racaille

    - Islamisation : oui à la socca, non à la burqa

    - Localisme : vivre et travailler au pays

    Chacun de ces axes exprime, sous des angles différents, notre volonté farouche de rester (et souvent redevenir) maîtres chez nous.

    Maîtres chez nous, cela signifie tout d’abord que nous ne devons plus avoir l’impression de devenir des étrangers sur notre propre sol. Nous voulons pouvoir nous sentir en sécurité dans toutes les rues, tous les quartiers et toutes les villes du Pays Niçois. Nous voulons pouvoir affirmer librement et défendre sereinement notre identité.

    Pour permettre à nos enfants de s’épanouir en Pays niçois, nous devons avoir la maîtrise de nos finances et pouvoir favoriser le tissu économique local. Nous devons aussi pouvoir contrôler l’habitat et l’urbanisme pour garantir aux jeunes foyers comme à nos aînés de pouvoir vivre à l’abri de la spéculation immobilière. Enfin, nous voulons pouvoir nous prononcer par référendum sur les grandes orientations de la vie départementale pour ne pas laisser les politiciens continuer à trahir leurs engagements électoraux.

    Le 20 mars, votez pour des candidats qui ont un véritable programme local en phase avec les enjeux et défis de notre département, votez pour des candidats qui vous défendent toute l’année, votez identitaire pour rester maîtres chez nous !

    * Vous pouvez commander le programme : 5 euros pour un exemplaire, et 20 euros pour dix. Commande à adresser à NR – BP 13 – 06 301 Nice cedex 04, chèques à l’ordre de NR.


    « Nous avons décidé d’arrêter les prières de rue »

    13 mars 2011

    [Communiqué du 13 mars 2011]

    « Nous avons décidé d’arrêter les prières de rue » déclarait hier dans Nice Matin Hamid Soussany, dirigeant de l’association gérant la salle de prière de la rue de Suisse et à l’origine des prières ayant bloqué cette rue pendant de nombreux mois.

    Pendant de nombreux mois…en fait jusqu’à la campagne menée par les identitaires à partir du 10 février dernier, et s’étant terminée par l’opération « apéro porchetta-rosé » qui permit d’apporter l’éclairage médiatique sur la situation scandaleuse dans cette rue et l’inaction des pouvoirs publics. C’est bien à la suite de la campagne déclenchée par Nissa Rebela que Christian Estrosi a été forcé de réagir, en cherchant un arrangement avec les musulmans, et aujourd’hui ce sont eux-mêmes qui indiquent qu’ils ne bloqueront plus la rue.

    Si Christian Estrosi avait déclaré dans de nombreux médias vouloir « faire interdire » les prières de rue, il n’en aura –évidemment- au final rien fait, et c’est bien l’action des identitaires qui a fait cesser cette provocation.

    Dans le même article, nous apprenons aussi les réelles raisons de ces prières bloquant une de nos rues : « Une manière de protester contre l’inertie de la ville qui rechigne à mettre à disposition une salle attenante ». C’est donc bien pour faire pression que les musulmans priaient dans la rue de Suisse, et comme nous l’avons dénoncé depuis le début, il s’agissait bien d’un acte politique.

    Si, toutefois, M. Estrosi avait obtenu le calme de la part de l’association musulmane en promettant l’attribution future de la salle municipale voisine (est-ce de cela qu’il parlait en évoquant dans les médias « l’extension des lieux de culte existant » ?), le maire et les dirigeants de l’association Al Baraka doivent savoir qu’ils devront faire face à deux problèmes : la loi de 1905 pour commencer, et –bien plus grave encore- notre détermination à dénoncer toutes les complicités des politiques envers l’islamisation de notre patrie.

    Nous avons fait cesser l’occupation de la rue de Suisse, mais nous restons plus que jamais vigilants.

     


    Réunion publique de Jacques Peyrat : le discours de Philippe Vardon (vidéo)

    13 mars 2011


    « Qui sont vraiment les identitaires niçois ? » (le Petit Niçois)

    12 mars 2011

    Depuis plusieurs années, Nissa Rebela occupe le devant de la scène politique niçoise. Les identitaires niçois font beaucoup parler d’eux. Qui les dirige ? Quelles sont leurs idées et leurs méthodes ? Quelle est leur stratégie ? Quelles sont leurs ambitions ? Nos réponses.

    Rue Ribotti. Nice. Lou Bastioun : c’est le quartier général de Nissa Rebela. Un « local associatif », préfère dire Philippe Vardon, le leader des identitaires niçois. Un local avec un bar et une salle pouvant facilement accueillir une bonne cinquantaine de personnes. Des tee-shirts aussi exhibant l’effigie de Nissa Rebela. Sur les murs, le souvenir de Garibaldi et de… Spaggiari. Garibaldi et Spaggiari, « deux symboles de l’insoumission niçoise », selon Philippe Vardon. L’insoumission, la résistance : le ton est donné.

    Mais qui sont vraiment les identitaires niçois, souvent rangés dans les catégories extrême droite ou ultra-droite ? Nissa Rebela est un mouvement politique associé au Bloc Identitaire fondé, lui, en 2002 par Fabrice Robert à Paris. Il s’inspire largement de La Ligue du Nord, emmenée en Italie par l’allié très turbulent de Silvio Berlusconi, Umberto Bossi. Avec une moyenne de 10% aux élections législatives, la Ligue Nord s’est imposée peu à peu comme un acteur politique incontournable de l’autre côté des Alpes.

    Comme la Ligue du Nord, Nissa Rebela finit par investir le terrain électoral. Les identitaires déboulent dans le jeu politique niçois en 2005, à l’élection partielle dans le 7e canton de Nice en présentant un candidat, Damien Drey. Puis ils lancent des candidats aux législatives de 2007. Rebelote aux municipales de 2008. Aux régionales de mars 2010, ils se retrouvent dans la démarche du maire d’Orange, l’ex-FN Jacques Bompard, qui mène la liste de la Ligue du Sud en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Aux élections cantonales de ce mois-ci, 16 candidats se présentent sous les couleurs des identitaires niçois dans « le pays niçois ». « 16 candidats enracinés alors que des partis comme le Modem n’en ont pas un et on nous caricature encore en groupuscule », s’indigne Philippe Vardon qui résume ainsi son credo politique : « défendre l’identité niçoise face au nouveau rouleau compresseur de l’uniformisation ».

    Coups de poing médiatiques

    En clair, Nissa Rebela et ses quelques 500 adhérents dans les Alpes-Maritimes sont partis en guerre contre « la communautarisation » de la société française ». Communautarisation ? Plutôt « islamisation », comme l’écrit lui-même leur patron dans ses communiqués.

    Le mouvement identitaire privilégie volontairement une stratégie de coups de poing médiatiques, souvent musclés, dont le but est de frapper les esprits. « La Socca plutôt que le kebab » : leur campagne d’affichage avait fait beaucoup de bruit il y a quelques mois. La soupe au cochon aussi. Tout comme le projet d’organiser un apéro porchetta-rosé à Nice la semaine dernière, afin de protester contre les prières musulmanes rue de Suisse à Nice. Cette dernière initiative a suscité un vif émoi à gauche et à droite. Le Préfet a d’ailleurs interdit la manifestation qui était programmée le 4 mars dernier. Peu importe, au fond, pour Philippe Vardon, rôdé aux provocations, et donc très sollicité par la presse. Jusqu’en Grande-Bretagne où la chaîne CBN News l’a interviewé sur « le multiculturalisme » en France. Une vidéo que les partisans de Nissa Rebela font circuler abondamment sur le Net, suggérant ainsi que le politiquement correct ambiant occulte ce débat.

    La « fracture ethnique », voilà le mal qui ronge le pays à entendre un Philippe Vardon marqué par son itinéraire. « Je ne suis pas un identitaire congénital », confie ce jeune homme de 30 ans qui a grandi aux Moulins avec sa mère pied-noir. Dès 14 ans, il veut « provoquer » comme il le reconnaît lui-même : d’où la tentation skinhead, « ces rebelles blancs en face de la racaille ». L’engagement au Front National ne le tente pas. Il se contente de « fréquentouiller » le parti de Jean-Marie Le Pen. Il y a des amis mais n’y adhère pas.

    En revanche, Philippe Vardon est, un temps, séduit par le MNR de Bruno Mégret, en rupture de ban avec Jean-Marie Le Pen. 2002 : pendant ses études de droit et de sciences politiques, Philippe Vardon rejoint les jeunesses identitaires à Paris. S’y retrouvent aussi bien des jeunes diplômés que des jeunes précaires. Une même « révolte générationnelle » les rassemble.

    Désaccords avec le FN

    Les jeunes identitaires sont branchés sur Internet. Ils sont d’ailleurs nés avec le web, ce qui explique leur omniprésence sur la toile. Ils savent faire du buzz, comme on dit. Le site « Français de souche » est celui qui, dans le domaine politique, est le plus visité.

    Est-ce un hasard ? Les militants de Nissa Rebela sont, eux aussi, très jeunes. D’où leur volonté d’afficher leur différence par rapport au Front National. Philippe Vardon ne se prive pas de souligner les désaccords de fond avec le parti de Marine Le Pen. Sur l’Europe : Nissa Rebela rejette tout souverainisme, suggérant même une armée européenne  ; le FN rêve d’en sortir. Sur l’euro : Nissa Rebela veut le garder ; le FN veut revenir au franc. Sur la France : Nissa Rebela prône une France fédérale ; le FN, « ce parti jacobin », défend l’égoïsme national. Sur la stratégie aussi. Philippe Vardon déplore que le FN mise tout sur l’élection présidentielle. « Il est obnubilé par la présidentielle. Du coup, soit il gagne, soit c’est l’apocalypse ! ». Pour le leader identitaire, le FN fait délibérément l’impasse sur les élections locales. « Il n’y a aucune volonté d’implantation durable. Regardez leurs candidats aux cantonales. Ils n’habitent quasi-jamais dans les cantons où ils se présentent ! ».

    Si elles se suivent du coin de l’œil, les deux formations ne s’interdisent pas quelques tentatives d’accord politique. En 2008, aux municipales, Philippe Vardon aurait bien vu une liste de rassemblement derrière le maire sortant, Jacques Peyrat, face à Christian Estrosi, « ce bobo parisien », dixit Philippe Vardon. Mais la rancune tenace des cadres locaux frontistes à l’égard de Peyrat fait capoter les tractations.

    Les municipales en ligne de mire

    Trois ans après, Philippe Vardon et leurs amis ne veulent pas rater, une nouvelle fois, le coche. Ils concluent un deal électoral avec l’Entente Républicaine de l’ancien maire de Nice pour les élections cantonales. Un soutien réciproque lie les deux leaders dans les cantons niçois où ils se présentent : Philippe Vardon dans le 3e et Jacques Peyrat dans le 14e. Le Front National s’est invité à la dernière minute en apportant son appui à la candidature de Jacques Peyrat. Voilà Nissa Rebela et le FN rassemblés derrière le même champion…

    Même s’il ne croit guère que Marine Le Pen, « une passionaria à la Eva Péron », soit décidée à changer son parti, Philippe Vardon n’en pense pas moins que les municipales de 2014 pourraient être l’occasion de présenter un front uni devant les électeurs niçois. Prudent, il attend cependant de mesurer les nouveaux rapports de force entre le FN et Nissa Rebela à l’issue du 1er tour des cantonales, le 20 mars prochain. Comme une sorte de petite primaire chez eux aussi…

    Romain Thomas

    Photo : Philippe Vardon, au local « Lou Bastioun »

    [le Petit Niçois]


    Jacques Peyrat, soutenu par Nissa Rebela, donné à 27 % dans un sondage de Nice Matin !

    12 mars 2011

    Jacques Peyrat est donné à 27% dans le 14ème canton par un sondage de Nice Matin. Le score de Dominique Estrosi semblant surévalué, tout est désormais possible…


    Ce soir, réunion publique de Dominique Lescure, candidat identitaire dans 7ème canton

    11 mars 2011


    Identita n°6 !

    10 mars 2011

    éditorial

    Maîtres chez nous !

    C’est le mot d’ordre autour duquel ont décidé de se rassembler les candidats de Nissa Rebela pour les élections cantonales du 20 mars prochain. C’est aussi ce principe qui nous a guidés dans la rédaction de notre programme.
    Etre maîtres chez nous, cela signifie à la fois défendre nos libertés locales et notre souveraineté à travers la revendication d’un département Pays Niçois et d’une véritable démocratie directe et participative ; affirmer, préserver et transmettre notre culture et nos traditions ; faire le choix du localisme économique, écologique et social afin de permettre aux Niçois de vivre et travailler au pays, mais aussi afin d’agir pour les nôtres avant les autres dans le cadre des aides sociales ; reprendre nos rues à la racaille car le premier rôle du pouvoir politique est d’assurer la sécurité des citoyens ; et enfin refuser l’immigration massive et incontrôlée et l’islamisation de nos quartiers, des villes et villages du Pays Niçois.

    Lors des élections du 20 mars, c’est bien ce choix majeur que vous proposent les candidats identitaires de Nissa Rebela : être maîtres chez vous, ou vous préparer à vivre dans des réserves comme les derniers Indiens. Ne vous trompez pas de bulletin de vote…

    Philippe VARDON

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    Aujourd’hui en kiosque

    10 mars 2011


    Nous portons une parole enracinée, une parole locale

    9 mars 2011

    « La défense du centre médico-social Costanzo a mobilisé beaucoup d’énergie, dont celle de Philippe Vardon »