Les filles de Christian Estrosi, et nous
6 avril 2012
Voici le rectificatif envoyé à la rédaction suite à la conférence de presse de Christian Estrosi concernant la plainte déposée contre les propagateurs des rumeurs sur le mariage de l’une de ses filles avec un Marocain, et sa possible conversion à l’islam, et l’article de Nice Matin y étant consacré.
Bonjour,
Dans l’article que vous consacrez ce jour (Nice Matin du vendredi 6 avril) aux rumeurs sur le mariage d’une des filles de Christian Estrosi avec un musulman, et à la plainte consécutive du maire de Nice, je suis cité nommément. Je vous remercie donc, à titre de rectificatif et sans que je sois obligé d’en venir à la lourdeur d’un droit de réponse légal, de bien vouloir porter à la connaissance de vos lecteurs les éléments suivants.
Je constate d’ailleurs que ce n’est pas Me Baudoux qui me met en cause directement, mais vous qui considérez que je suis désigné.
Or, JAMAIS je n’ai relayé – ni moi, ni un responsable, ni un média identitaire quelconque – cette rumeur dont tout laissait à penser qu’elle était à minima fortement exagérée, et dont il me semblait – quand bien même fut-elle vérifiée – qu’elle n’avait pas à rentrer dans le champ du débat politique. Je pense que Christian Estrosi et Me Baudoux le savent très bien par ailleurs, sinon ils n’auraient pas hésité à m’attaquer directement comme le maire de Nice en a l’habitude !
Nous n’avons pas besoin de rumeurs pour attaquer Christian Estrosi sur son soutien à l’islamisation de notre ville. Son soutien au projet de grande mosquée, sa passivité face aux turbulences du quartier rue de Suisse, l’impuissance affichée par la municipalité face à la mosquée salafiste de la rue St Joseph, ou encore ses relations troubles avec l’Union des Organisations Islamiques de France (alors que même Nicolas Sarkozy recule sur ce point), suffisent largement.
Enfin, puisque Christian Estrosi a prétendu dans sa conférence de presse que ses adversaires n’osaient pas l’affronter « sur le terrain politique », bien que nous ne soyons pas directement concernés, je rappelle que je suis disponible quand il voudra et dans les conditions qu’il souhaitera pour un débat face à lui. Les prochaines élections législatives devraient, je l’espère, nous en donner l’occasion. Nous verrons alors qui se défile face au débat démocratique et à l’affrontement.
Cordialement,
Philippe Vardon – président de Nissa Rebela





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