« Je n’ai pas envie que, demain, ma ville suive le même chemin que Marseille » (Nice-Matin)
20 janvier 2012
Philippe Vardon, président de Nissa Rebela (les Identitaires niçois), a annoncé hier le dépôt de son recours devant le tribunal administratif. Il y est associé à Pierre-Vincent Lambert, président de l’Association de défense de la laïcité.
Philippe Vardon demande au TA, en tant que simple contribuable, d’annuler la convention d’occupation accordée par la Ville à une association musulmane.
Le feuilleton de la salle de prières de la rue de Suisse, qui dure depuis une douzaine d’années, n’en finit pas de finir. Hier, Philippe Vardon, président de Nissa Rebela, le mouvement des Identitaires niçois, a annoncé qu’il avait introduit un recours devant le tribunal administratif (TA) en vue de faire annuler la convention d’occupation précaire conclue en octobre dernier par la Ville avec l’Association des musulmans du centre-ville.
Ce « bail » précaire, prévu pour une seule année, permet à l’association, qui avait vu le jour peu avant, de continuer à organiser les prières quotidiennes au 12, rue de Suisse. Seule condition, mais non des moindres : qu’elles ne se ne fassent plus dans la rue.
Le recours a en fait été introduit par Philippe Vardon en sa seule qualité de contribuable niçois. Un second requérant l’accompagne : l’Association de défense de la laïcité, représentée par son président, Pierre-Vincent Lambert. Ce jeune avocat a créé son association en octobre dernier.
« Le bail est-il passé devant les élus ? »
« J’ai écrit à la mairie pour avoir connaissance du bail et du montant de la redevance, explique ce dernier, mais on ne m’a jamais répondu. Ce local de la rue de Suisse est dans le domaine privé de la commune. Mais, même dans ce cas, sa gestion relève du conseil municipal. Le bail est-il passé devant les élus ? Une certaine opacité entoure la gestion des biens communaux du domaine privé. C’est aussi pourquoi on demande au tribunal d’enjoindre la Ville de produire aux débats la convention d’occupation précaire. »
De son côté, Philippe Vardon tient un discours évidemment plus politique : « Avec ce recours, on franchit une étape supplémentaire dans un combat que nous avons lancé il y a près d’un an. En tant que contribuable, on n’a pas à financer l’achat de ce local pour ensuite le relouer à une association qui en fait une salle de prières. Si le maire croit que c’est lui qui manipule les islamistes, il fait une lourde erreur, que nous paierons. C’est un jeu très dangereux. »
Plus généralement, le chef des Identitaires niçois replace ce « combat » dont il parle dans la perspective des municipales de 2014 : « La bataille du centre-ville en sera pour moi la bataille centrale ! Je n’ai pas envie que, demain, ma ville suive le même chemin que Marseille. C’est par ce quartier Notre-Dame qu’on est en train de perdre notre identité niçoise : le peuple historique de Nice a commencé à le fuir. »
Jeudi soir, la mairie a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer. Quant à l’Association bénéficiaire de la convention, elle préfère examiner la situation avant de répliquer.
Philippe Vardon, président de Nissa Rebela, a déposé plainte devant le Tibunal Administratif de Nice. Il remet en cause la transformation d’une partie du centre-ville en ghetto communautaire.

Allez, premier calcul facile , combien de caméras en moyenne pour une interpellation ? 624 caméras divisées par 500 interpellations = 1,2. Soit, moins d’une procédure par caméra et par année. Simple donc… Et révélateur sur la notion municipale d’efficacité.
J’ai lu avec attention votre intéressant article sur la situation de la rue de Suisse. Comme vous l’écrivez justement, vous savez que nous sommes particulièrement attentifs à l’évolution de la situation, notamment depuis l’organisation de notre 

Article édifiant sur le site
Enfin, pour ce qui est apparu dans le discours de Jacques Peyrat comme l’objectif prioritaire, à savoir les élections municipales de 2014 (“seulement deux ans et demi” rappeler l’ancien maire à la tribune), Jacques Peyrat a rappelé sa volonté d’union et de rassemblement derrière une plateforme commune. Cette volonté de rassemblement semblait symboliser par la présence au tout premier rang d’Igor Kurek (secrétaire général du RPF gaulliste), de Frédéric Bocaletti (responsable régional du FN), et de Philippe Vardon (président des identitaires niçois de Nissa Rebela). Les journalistes de Canal + couvrant cette réunion ont notamment interrogé ce dernier à propos de cette configuration assez originale pouvant faire penser davantage à la vie politique italienne qu’aux scénarios habituels en France où le système électoral tend à privilégier les divisions partisanes.





