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    Notre identité

    20 décembre 2011

    « L’identité est constituée par la conjonction des principes de filiation et de transmission, le socle des traditions populaires et orales (dont la langue), les coutumes et les mœurs, l’acceptation d’un passé commun (l’histoire) et la volonté de vivre ensemble dans l’avenir. L’identité, c’est une certaine façon de fêter la vie, d’honorer les morts, de regarder le monde et aussi de le conter, ce qu…i suppose une mémoire commune.

    L’identité d’un peuple est ce qui le rend incomparable et irremplaçable. Car l’identité, c’est à la fois ce qui fait que des hommes se ressemblent (et donc selon la loi naturelle indéniable se rassemblent) et ce qui différencie un homme d’un autre, un peuple d’un autre.

    L’identité défendue par les Identitaires est plurielle et s’articule en plusieurs niveaux : l’identité charnelle (régionale), l’identité historique (française) et l’identité civilisationnelle (européenne). Pour nous, ces identités sont complémentaires. On peut donc, par exemple, se sentir à la fois Breton, Français et Européen, ou Dalmate, Croate et Européen ou encore Bavarois, Allemand et Européen. Chacune de ces identités renforce l’autre et constitue un ensemble organique cohérent. »

    [sur le site du Bloc Identitaire]


    Nous soutenons notre Police Municipale !

    27 octobre 2011

    [Communiqué du 27 octobre 2011]

    Depuis deux jours le procureur Eric de Montgolfier s’attaque de manière scandaleuse à la Police Municipale de la ville de Nice.

    Non pas pour des affaires glauques comme on en voit apparaître ces derniers temps parmi les hauts-gradés de la Police Nationale, à Lyon ou à Lille par exemple, mais en reprochant aux policiers municipaux d’agir trop et trop vite sur le terrain.

    Arguant que la sécurité des personnes et des biens doit rester du ressort de l’Etat, le procureur De Montgolfier voudrait que la Police Municipale s’en désintéresse, et ne se comporte qu’en supplétif ou en relai téléphonique.

    La Police Municipale est une police à part entière. Elle participe fortement à la sécurisation de notre ville, et quand les Niçois sont agressés ils ne se soucient pas de savoir si les policiers leur venant en aide sont payés par l’Etat ou la ville. L’agent poursuivi par Eric de Montgolfier pour avoir percuté un piéton se rendait d’ailleurs sur les lieux d’une agression en cours !

    Face à la démission de l’Etat en matière de sécurité – et de justice ! – nous sommes contents de pouvoir compter sur nos agents municipaux, qui doivent palier aux réductions d’effectifs de la Police Nationale mises en place par l’UMP (qu’en pense M. Estrosi ?) et au laxisme des tribunaux face aux délinquants (qu’en pense M. De Montgolfier ?).

    Puisqu’il semble que le procureur De Montgolfier doive finir sa carrière chez nous, qu’il essaie pendant les années qu’il lui reste de s’attaquer enfin à ceux qui pourrissent réellement la vie des Niçois. Car ce ne sont pas ses petites sorties médiatiques qui ont permis de faire reculer l’insécurité dans notre ville pendant son exercice, bien au contraire.


    « Je rejetais l’idéologie du monde moderne pour rechercher mes racines »

    20 mai 2011

    Un superbe entretien avec l’animateur de l’association la Manada regroupant des jeunes nissarts de la vieille ville, désireux de préserver leur identité a été publié sur le site de l’association Racines du Pays Niçois.

    Mais, ce qui nous a motivé à nous battre c’est que notre quartier devenait un parc d’attraction, ça devenait Dysneyland…et tout ces pubs anglais, ces magasins Provençaux, ces vendeurs de Kebab, ça dénaturait notre milieu de vie.

    La Manada organise, avec d’autres, un rassemblement « Lu mes de mai es aribat » samedi prochain Place de la Tour à partir de 10 heures. N’hésitez pas à aller à leur rencontre.


    Il y a une vie avant, pendant et après les élections

    22 mars 2011

    [Communiqué du 22 mars 2011]

    Les candidats identitaires de Nissa Rebela remercient tous les électeurs leur ayant apporté leurs suffrages, et tous les habitants ayant témoigné leur sympathie depuis dimanche soir, face à des résultats décevants.

    Un scrutin local sur lequel la population aura été très mal informée, s’est transformé en consultation nationale. Et dès lors, la logique des grands partis ayant dominé, il est devenu difficile pour une force de résistance locale de faire entendre sa voix.

    Des candidatures téléguidées, faussement niçoises, auront empêché notre président Philippe Vardon et notre secrétaire général Benoît Loeuillet de dépasser les 5% dans leurs cantons respectifs. Une autre candidature téléguidée, faussement frontiste celle-ci, aura empêché notre allié Jacques Peyrat de terminer en tête et de participer au second tour. C’était bien là le seul objectif de ces candidats parasitaires.

    La légitime colère populaire et la défiance vis-à-vis des représentants du mondialisme, qu’ils soient de gauche ou de droite, s’est exprimée dimanche sur un autre vote. Malgré une vague nationale, amplifiée encore en terre niçoise par la situation catastrophique sur le plan de l’insécurité et de l’immigration-islamisation, Nissa Rebela est parvenu à conserver un socle d’électeurs fidèles et même à progresser en nombre de voix dans certains cantons. Saluons tout de même les bons scores de Myriam Marchand réalisant 12,93 % dans le canton de Guillaumes et de Benoît Vardon-Raybaud rassemblant 5,34% des suffrages dans le canton de Levens.

    Si le résultat pur de ce scrutin ne peut nous satisfaire – au vu de nos efforts et de notre implantation réelle – cette campagne nous aura néanmoins permis de remporter de réelles victoires, importantes pour l’avenir de notre cité : en faisant cesser les prières musulmanes bloquant la rue de Suisse, en faisant reculer Christian Estrosi sur son soutien à la construction d’une Grande Mosquée à Nice, en faisant progresser l’idée d’un département Pays Niçois.

    Les Niçois savent bien que, pour leur part, les identitaires sont présents à leurs côtés avant, pendant et après les élections. Les habitants de nos cantons, les Niçois peuvent compter sur nous, pour continuer à les défendre au quotidien dans nos quartiers et nos villages.

    Dans nos rues, sur le terrain, Nissa Rebela demeure la seule opposition.


    Le candidat du FN à Levens écrit à Nissa Rebela et estime que la langue niçoise est « peu élégante »

    18 mars 2011

    Voici le courrier reçu de la part de M. Jean Thiéry, candidat du Front National dans le canton de Levens (Tourrette-Levens, Levens, Colomars, Saint-Martin-du-Var, Aspremont, Castagniers, Saint-Blaise, La Roquette-sur-Var et Duranus).

    Formules, passages soulignés, tout est d’origine et présenté ici dans son intégralité. Le mépris à l’encontre des Niçois, de leur langue et de leurs traditions est consternant. D’autant plus pour un candidat se présentant dans un canton à la population particulièrement enracinée.

    Chacun pourra en tous cas se faire son avis et juger sur pièce… Ce qui est certain, c’est que – pour répondre à la première phrase de ce courrier incroyable – Jean Thiéry n’a vraiment rien compris à l’idéal identitaire.

    Monsieur Vardon,

    Si je comprends bien votre idéal identitaire, je trouve vos objectifs expliqués très artificiels, ainsi que vos justifications. En effet, à Nice, comme à Colomars (3 100 hab.), on ne trouve plus que 10% de « souchiens » niçois, au grand maximum.

    - Quelle proportion parle cette langue, peu élégante comme l’est l’alsacien, avec quels crédits l’enseigner, est-c une bonne clef pour les échanges entre voisins, trouvez vous que l’on parle correctement le français à NICE ?

    - Vous confondez potentiel culturel et potentiel économique (le second tuant le premier) : c’est égoïste.

    - La photo de groupe ne m’incite pas à rejoindre (négligé des tenues vestimentaires, qui souligne un certain manque de respect).

    En conclusion, si vous avez pu attirer des sympathies et la mienne avec vos coups médiatiques, aux fins de fustiger l’invasion africaine et mahométane, je pense que vous n’irez plus bien loin.

    Je regrette sincérement que votre présence dans les candidats à l’élection cantonale privera quelques candidats du FN, dont je suis, de pourcentages que j’espère inférieur à 5%, qui rejoint bien le pourcentage de véritables « niçois ».

    Sans rancune et avec ma considération patriotique,

    Jean Thiéry


    Un sondage Ipsos en cours sur le 3ème canton

    17 mars 2011

    De nombreux habitants du 3ème canton nous ont confié avoir été contactés par téléphone pour un sondage réalisé par l’institut Ipsos, pour France Télévision.

    Nous ne sommes pas en mesure de dire quand ce sondage sera rendu public. Néanmoins, nous nous devons d’ores et déjà de signaler une anomalie qui nous semble à même de profondément fausser ce sondage et dès lors, d’influencer les électeurs à quelques jours du scrutin.

    Lors de la question concernant les intentions de vote pour le scrutin de dimanche, alors que tous les candidats sont présentés avec le nom de leur mouvement ou leur étiquette politique, le sondeur propose « Philippe Vardon – extrême-droite ». Ainsi, notre candidat dans le 3ème canton n’est pas présenté en tant que candidat de Nissa Rebela, ou même simplement en tant que candidat identitaire. Cela résulte d’une décision à la fois arbitraire et scandaleuse des services de l’Etat qui refusent depuis des années d’introduire une rubrique supplémentaire « id » dans leur classification, ou d’intégrer les candidats identitaires dans la rubrique régionaliste.

    Philippe Vardon et Nissa Rebela ne se reconnaissent en aucune manière dans ce vocable fourre-tout et discriminant d’extrême-droite, et nous considérons que présenter notre candidature uniquement à travers ce prisme dans le cadre d’un sondage induira forcément un résultat faussé. Nous ne pourrons en effet compter que sur la notoriété personnelle de notre candidat, et non sur la sympathie pour notre mouvement ou les identitaires de manière générale.


    « Maîtres chez nous » : Nissa Rebela présente son programme départemental

    14 mars 2011

    [Communiqué du 14 mars 2011]

    « Maîtres chez nous », c’est derrière ce slogan et ce titre que les candidats identitaires de Nissa Rebela ont décidé de placer leur campagne et de présenter leur programme d’action départementale.

    Loin des candidats dont le seul argument est d’appartenir à la majorité, ou encore de ceux qui se contentent de répéter des slogans conçus par des boîtes de communication parisienne en espérant profiter d’une vague nationale, Nissa Rebela a décidé de présenter aux électeurs un programme complet. Sa lecture permettra à chacun de se faire une idée de ce que défendraient les conseillers généraux identitaires au sein de l’assemblée départementale.

    Le programme –intégralement consultable sur le site internet du mouvement, ou disponible en version imprimée- s’articule autour des axes suivants, tous accompagnés de propositions concrètes :

    - Identité : défendre notre langue et nos traditions

    - Souveraineté : pour un département Pays Niçois

    - Démocratie : donner la parole au peuple

    - Fiscalité : ne payons plus pour les autres

    - Sécurité : reprendre nos rues à la racaille

    - Islamisation : oui à la socca, non à la burqa

    - Localisme : vivre et travailler au pays

    Chacun de ces axes exprime, sous des angles différents, notre volonté farouche de rester (et souvent redevenir) maîtres chez nous.

    Maîtres chez nous, cela signifie tout d’abord que nous ne devons plus avoir l’impression de devenir des étrangers sur notre propre sol. Nous voulons pouvoir nous sentir en sécurité dans toutes les rues, tous les quartiers et toutes les villes du Pays Niçois. Nous voulons pouvoir affirmer librement et défendre sereinement notre identité.

    Pour permettre à nos enfants de s’épanouir en Pays niçois, nous devons avoir la maîtrise de nos finances et pouvoir favoriser le tissu économique local. Nous devons aussi pouvoir contrôler l’habitat et l’urbanisme pour garantir aux jeunes foyers comme à nos aînés de pouvoir vivre à l’abri de la spéculation immobilière. Enfin, nous voulons pouvoir nous prononcer par référendum sur les grandes orientations de la vie départementale pour ne pas laisser les politiciens continuer à trahir leurs engagements électoraux.

    Le 20 mars, votez pour des candidats qui ont un véritable programme local en phase avec les enjeux et défis de notre département, votez pour des candidats qui vous défendent toute l’année, votez identitaire pour rester maîtres chez nous !

    * Vous pouvez commander le programme : 5 euros pour un exemplaire, et 20 euros pour dix. Commande à adresser à NR – BP 13 – 06 301 Nice cedex 04, chèques à l’ordre de NR.


    « Qui sont vraiment les identitaires niçois ? » (le Petit Niçois)

    12 mars 2011

    Depuis plusieurs années, Nissa Rebela occupe le devant de la scène politique niçoise. Les identitaires niçois font beaucoup parler d’eux. Qui les dirige ? Quelles sont leurs idées et leurs méthodes ? Quelle est leur stratégie ? Quelles sont leurs ambitions ? Nos réponses.

    Rue Ribotti. Nice. Lou Bastioun : c’est le quartier général de Nissa Rebela. Un « local associatif », préfère dire Philippe Vardon, le leader des identitaires niçois. Un local avec un bar et une salle pouvant facilement accueillir une bonne cinquantaine de personnes. Des tee-shirts aussi exhibant l’effigie de Nissa Rebela. Sur les murs, le souvenir de Garibaldi et de… Spaggiari. Garibaldi et Spaggiari, « deux symboles de l’insoumission niçoise », selon Philippe Vardon. L’insoumission, la résistance : le ton est donné.

    Mais qui sont vraiment les identitaires niçois, souvent rangés dans les catégories extrême droite ou ultra-droite ? Nissa Rebela est un mouvement politique associé au Bloc Identitaire fondé, lui, en 2002 par Fabrice Robert à Paris. Il s’inspire largement de La Ligue du Nord, emmenée en Italie par l’allié très turbulent de Silvio Berlusconi, Umberto Bossi. Avec une moyenne de 10% aux élections législatives, la Ligue Nord s’est imposée peu à peu comme un acteur politique incontournable de l’autre côté des Alpes.

    Comme la Ligue du Nord, Nissa Rebela finit par investir le terrain électoral. Les identitaires déboulent dans le jeu politique niçois en 2005, à l’élection partielle dans le 7e canton de Nice en présentant un candidat, Damien Drey. Puis ils lancent des candidats aux législatives de 2007. Rebelote aux municipales de 2008. Aux régionales de mars 2010, ils se retrouvent dans la démarche du maire d’Orange, l’ex-FN Jacques Bompard, qui mène la liste de la Ligue du Sud en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Aux élections cantonales de ce mois-ci, 16 candidats se présentent sous les couleurs des identitaires niçois dans « le pays niçois ». « 16 candidats enracinés alors que des partis comme le Modem n’en ont pas un et on nous caricature encore en groupuscule », s’indigne Philippe Vardon qui résume ainsi son credo politique : « défendre l’identité niçoise face au nouveau rouleau compresseur de l’uniformisation ».

    Coups de poing médiatiques

    En clair, Nissa Rebela et ses quelques 500 adhérents dans les Alpes-Maritimes sont partis en guerre contre « la communautarisation » de la société française ». Communautarisation ? Plutôt « islamisation », comme l’écrit lui-même leur patron dans ses communiqués.

    Le mouvement identitaire privilégie volontairement une stratégie de coups de poing médiatiques, souvent musclés, dont le but est de frapper les esprits. « La Socca plutôt que le kebab » : leur campagne d’affichage avait fait beaucoup de bruit il y a quelques mois. La soupe au cochon aussi. Tout comme le projet d’organiser un apéro porchetta-rosé à Nice la semaine dernière, afin de protester contre les prières musulmanes rue de Suisse à Nice. Cette dernière initiative a suscité un vif émoi à gauche et à droite. Le Préfet a d’ailleurs interdit la manifestation qui était programmée le 4 mars dernier. Peu importe, au fond, pour Philippe Vardon, rôdé aux provocations, et donc très sollicité par la presse. Jusqu’en Grande-Bretagne où la chaîne CBN News l’a interviewé sur « le multiculturalisme » en France. Une vidéo que les partisans de Nissa Rebela font circuler abondamment sur le Net, suggérant ainsi que le politiquement correct ambiant occulte ce débat.

    La « fracture ethnique », voilà le mal qui ronge le pays à entendre un Philippe Vardon marqué par son itinéraire. « Je ne suis pas un identitaire congénital », confie ce jeune homme de 30 ans qui a grandi aux Moulins avec sa mère pied-noir. Dès 14 ans, il veut « provoquer » comme il le reconnaît lui-même : d’où la tentation skinhead, « ces rebelles blancs en face de la racaille ». L’engagement au Front National ne le tente pas. Il se contente de « fréquentouiller » le parti de Jean-Marie Le Pen. Il y a des amis mais n’y adhère pas.

    En revanche, Philippe Vardon est, un temps, séduit par le MNR de Bruno Mégret, en rupture de ban avec Jean-Marie Le Pen. 2002 : pendant ses études de droit et de sciences politiques, Philippe Vardon rejoint les jeunesses identitaires à Paris. S’y retrouvent aussi bien des jeunes diplômés que des jeunes précaires. Une même « révolte générationnelle » les rassemble.

    Désaccords avec le FN

    Les jeunes identitaires sont branchés sur Internet. Ils sont d’ailleurs nés avec le web, ce qui explique leur omniprésence sur la toile. Ils savent faire du buzz, comme on dit. Le site « Français de souche » est celui qui, dans le domaine politique, est le plus visité.

    Est-ce un hasard ? Les militants de Nissa Rebela sont, eux aussi, très jeunes. D’où leur volonté d’afficher leur différence par rapport au Front National. Philippe Vardon ne se prive pas de souligner les désaccords de fond avec le parti de Marine Le Pen. Sur l’Europe : Nissa Rebela rejette tout souverainisme, suggérant même une armée européenne  ; le FN rêve d’en sortir. Sur l’euro : Nissa Rebela veut le garder ; le FN veut revenir au franc. Sur la France : Nissa Rebela prône une France fédérale ; le FN, « ce parti jacobin », défend l’égoïsme national. Sur la stratégie aussi. Philippe Vardon déplore que le FN mise tout sur l’élection présidentielle. « Il est obnubilé par la présidentielle. Du coup, soit il gagne, soit c’est l’apocalypse ! ». Pour le leader identitaire, le FN fait délibérément l’impasse sur les élections locales. « Il n’y a aucune volonté d’implantation durable. Regardez leurs candidats aux cantonales. Ils n’habitent quasi-jamais dans les cantons où ils se présentent ! ».

    Si elles se suivent du coin de l’œil, les deux formations ne s’interdisent pas quelques tentatives d’accord politique. En 2008, aux municipales, Philippe Vardon aurait bien vu une liste de rassemblement derrière le maire sortant, Jacques Peyrat, face à Christian Estrosi, « ce bobo parisien », dixit Philippe Vardon. Mais la rancune tenace des cadres locaux frontistes à l’égard de Peyrat fait capoter les tractations.

    Les municipales en ligne de mire

    Trois ans après, Philippe Vardon et leurs amis ne veulent pas rater, une nouvelle fois, le coche. Ils concluent un deal électoral avec l’Entente Républicaine de l’ancien maire de Nice pour les élections cantonales. Un soutien réciproque lie les deux leaders dans les cantons niçois où ils se présentent : Philippe Vardon dans le 3e et Jacques Peyrat dans le 14e. Le Front National s’est invité à la dernière minute en apportant son appui à la candidature de Jacques Peyrat. Voilà Nissa Rebela et le FN rassemblés derrière le même champion…

    Même s’il ne croit guère que Marine Le Pen, « une passionaria à la Eva Péron », soit décidée à changer son parti, Philippe Vardon n’en pense pas moins que les municipales de 2014 pourraient être l’occasion de présenter un front uni devant les électeurs niçois. Prudent, il attend cependant de mesurer les nouveaux rapports de force entre le FN et Nissa Rebela à l’issue du 1er tour des cantonales, le 20 mars prochain. Comme une sorte de petite primaire chez eux aussi…

    Romain Thomas

    Photo : Philippe Vardon, au local « Lou Bastioun »

    [le Petit Niçois]


    Estrosi utilise à Paris une voiture de Nice

    9 mars 2011

    Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, utilise à Paris une voiture de fonction de sa municipalité et fait venir deux jours par semaine un chauffeur depuis la Côte d’Azur, affirme le Canard Enchaîné à paraître demain.

    [...]

    Le Canard affirme que, après avoir retrouvé son siège de député des Alpes-Maritimes le 14 décembre, l’ancien ministre de l’Industrie a décidé de « faire venir à Paris sa Citroën C6 municipale », qu’il « fait garer sur le parking de l’aéroport d’Orly » quand il regagne Nice. Par ailleurs, Christian Estrosi fait « acheminer un chauffeur de sa mairie de Nice pour qu’il le trimballe dans les rues de Paris les jours de session parlementaire ». Le chauffeur vient en avion « le mardi en fin de matinée » et repart pour la Côte d’Azur « le mercredi en fin de soirée ».

    [sur le site du Figaro]


    « Une double victoire »

    5 mars 2011

    Cliquez sur l’article pour l’agrandir.


    En interdisant l’apéro, le préfet reconnaît l’existence d’un quartier-halal à Nice

    4 mars 2011

    [Communiqué du 4 mars 2011]

    « Considérant que l’objet et le lieu de cette manifestation, à proximité d’une salle de prières, sise rue de Suisse, sont de nature à créer des risques importants de troubles à l’ordre public ou de provocations […] la manifestation annoncée est interdite. »

    L’arrêté préfectoral d’interdiction de l’apéro porchetta-rosé rue de Suisse a été notifié à Philippe Vardon en fin de journée. Comme nous l’avions soupçonné, la préfecture a rendu sa décision le plus tard possible afin d’éviter toute possibilité de recours (permettant la tenue du rassemblement en cas de victoire) devant le tribunal administratif.

    Pour justifier l’interdiction, le Préfet met en avant la proximité d’un lieu de prières musulman. On n’a pourtant jamais vu de préfets refuser la tenue de rassemblement à proximité d’églises, y compris quand ceux-ci se voulaient franchement hostiles envers la religion catholique (comme les récents « kiss-in » homosexuels suite aux propos du Pape).

    Il apparaît donc que les croyants musulmans bénéficieraient désormais d’une attention et d’une protection toute particulière de la part de l’Etat.

    En fait, cette décision vient simplement reconnaître officiellement ce que nous dénoncions jusque dans le courrier de déclaration de notre rassemblement, et qui est à la base de cette action : la constitution du quartier Notre-Dame en véritable ghetto communautaire, en quartier halal !

    La décision du préfet est évidemment scandaleuse, et nous espérons vivement le voir agir avec autant de fermeté lorsque les musulmans reviendront prier dans la rue après les élections, conformément à leur accord avec la municipalité.

    Nous remercions vivement tous les Niçois qui nous ont fait part de leur entier soutien depuis mardi.

    Enfin, nous invitons tous ceux qui voudraient comprendre quelle est la logique suicidaire qui pousse nos institutions à se coucher ainsi devant les revendications musulmanes à venir assister à la conférence de Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’Islamisation et auteur récemment de « Ces maires qui courtisent l’islamisme », à 18 h au local associatif Lou Bastioun (9 rue Ribotti 06 300 Nice). À l’issue de cette conférence, un buffet convivial nous permettra de partager ensemble un verre de rosé et une tranche de porchetta !


     


    Le Préfet « envisage d’interdire » l’apéro : Philippe Vardon lui répond

    3 mars 2011

    [Communiqué du 3 mars 2011]

    Les services de police ont remis aujourd’hui en fin de journée à Philippe Vardon un courrier du Préfet Lamy. Dans celui-ci, le représentant de l’Etat indique :

    « Je vous informe qu’en raison notamment du lieu de rassemblement, à proximité immédiate d’une salle de prière musulmane, et de l’objet de votre manifestation, de nature à créer des risques importants de troubles à l’ordre public, j’envisage d’interdire cette manifestation. »

    Beaucoup se demandent pourquoi la préfecture tarde, depuis désormais trois jours, à prendre une décision ferme. De toute évidence, les services de l’Etat cherchent à la fois à s’assurer de la solidité de leur décision et à gagner du temps. Dans les deux cas, leur crainte est de voir un tribunal administratif casser leur éventuelle interdiction. Il est certain que si la décision intervient au tout dernier moment cela sera plus difficile…

    Dans ce même courrier, le Préfet invite les organisateurs du rassemblement à présenter leurs éventuelles observations.

    Voici donc, reproduit dans son intégralité, le courrier de Philippe Vardon au Préfet Lamy.

    Monsieur le Préfet,

    J’accuse ce jour réception de votre courrier, en tant que principal organisateur du rassemblement « apéro-porchetta rue de Suisse – quartier halal ça suffit ».

    Conformément à votre invitation, je tiens à vous faire part à travers le présent courrier de plusieurs remarques concernant votre volonté manifeste d’interdire notre rassemblement.

    - Vous évoquez comme premier motif le lieu du rassemblement, « à proximité immédiate d’une salle de prière musulmane ».

    Devons-nous comprendre que vous considérez qu’une manifestation ne peut se tenir devant une salle de prière musulmane ? Les salles de prières ou mosquées bénéficieraient-elles d’un droit spécial ? En effet, de très nombreux rassemblements se tiennent régulièrement devant la toute proche église Notre-Dame, sans que –je crois- vous n’ayez jamais jugé utile d’en interdire un.

    Peut-être pourriez-vous mettre en avant le caractère polémique de notre rassemblement vis-à-vis des croyances musulmanes ? En effet plusieurs élus de gauche ayant réclamé auprès de vous l’interdiction de notre « apéro », ont fait valoir que la consommation de porc constituait une provocation à l’encontre des musulmans. Cet argument nous semble particulièrement tortueux, sauf à vouloir imposer les interdits d’une religion à l’ensemble des citoyens, ou bien dans une certaine zone autour d’un lieu de culte ? Cela nous semble une logique se situant bien éloignée du principe de laïcité guidant nos institutions.

    Nous pouvons évoquer, en guise d’exemple parallèle et pourquoi pas de jurisprudence, les « kiss-in », embrassades publiques, organisés par des associations homosexuelles devant des églises catholiques afin d’y protester contre les positions du Vatican. Ces rassemblements peuvent heurter clairement les croyants catholiques, pourtant il n’est jamais venu à l’idée d’un Préfet de les interdire à ce titre.

    -Vous considérez ensuite que « l’objet de notre manifestation » serait « de nature à créer des risques importants de troubles à l’ordre public ».

    Notre rassemblement se veut certes revendicatif, mais festif et convivial. Notre communication autour de celui-ci ne présente aucune forme d’agressivité. C’est tout au contraire, dans différents médias, le président de l’association Al Baraka gérant la salle de prière qui a évoqué des risques d’affrontement. Ceux-ci ne provenant pas de nos rangs, doit-on envisager cela comme des menaces à peine voilées (sans mauvais jeu de mot…)?

    Vous savez, de par les remontées de vos services, que lors de toutes nos manifestations, nos militants se montrent d’une discipline exemplaire. Pourquoi donc envisager que nous pourrions être, à cette occasion précise, à l’origine de « troubles à l’ordre public » ? Si ce n’est pas de notre côté que se situent vos craintes, je vous demande de bien vouloir le préciser afin de lever toute ambiguïté.

    - Je crains qu’en réalité ce ne soit en effet pas la nature de notre rassemblement, mais bien le lieu où nous voulons tenir celui-ci, qui pose problème. Vos services nous ont fait savoir que dans le cas où nous déplacerions le lieu du rassemblement, celui-ci serait autorisé. Bien entendu, pour nous cela n’aurait plus aucun sens. Mais nous voulons tout de même savoir pourquoi ce qui serait possible Place Garibaldi ou rue Arson ne le serait pas rue de Suisse ? L’égalité républicaine pose notamment comme principe que la loi s’applique de la même façon sur l’ensemble du territoire.

    Hier, l’Agence France Presse, dans une dépêche consacrée à notre rassemblement, évoquait dans son titre « un quartier musulman » pour désigner la rue de Suisse et ses alentours, faisant écho à notre slogan « Quartier-halal ça suffit ! ». Je ne peux croire qu’un représentant de l’Etat puisse acter le fait qu’un quartier entier de notre ville se transforme en ghetto communautaire, en y interdisant finalement un rassemblement visant justement à dénoncer cette situation.

    - Enfin M. le Préfet, comme la majorité des Niçois, j’aurais beaucoup de mal à comprendre cette sévérité à notre égard alors que depuis des mois, voire des années, vous tolérez sans aucune intervention le blocage de la rue de Suisse –de manière régulière et répétée- par des prières musulmanes.

     

     


    « Ca voudrait dire que la porchetta gène rue de Suisse, mais pas les prières de rue qui s’y déroulent depuis des mois ? » (Philippe Vardon dans Métro)

    3 mars 2011


    Puget-Théniers capitale de nos montagnes avec Jérôme Guichard

    3 mars 2011


    Una terra, un poble : Pais Nissart !

    6 février 2011