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    Un entretien avec Philippe Vardon dans Minute

    29 juillet 2010

    Philippe Vardon est président de Nissa Rebela, le mouvement identitaire niçois, et membre du bureau exécutif du Bloc identitaire. Il a dirigé la liste identitaire Nissa (pour Nice Identité Sécurité Solidarité Action) aux municipales de 2008. Profondément enraciné, Niçois de vieille souche, il mène une véritable guérilla contre la politique mise en œuvre par la majorité estrosiste. Il nous présente un portrait édifiant de la réalité d’une grande ville administrée par l’un des plus proches amis de Nicolas Sarkozy.

    [cliquez sur les images pour lire l'entretien]


    15 ans plus tard…

    26 juillet 2010

    L’amnésie collective dans notre société est devenue une règle. C’est notre peuple entier qui a la mémoire d’un poisson rouge, chaque information en chassant une autre… Il est plus aisé pour nos chers gouvernants de diriger un peuple qui ne connaît rien du passé, et découvre donc avec la naïveté et la candeur des nouveau-nés chaque événement. La façon dont on enseigne désormais l’Histoire est à ce titre édifiante. Il est vrai qu’évoquer les croisades, la Reconquista espagnole et les siècles d’affrontements entre les musulmans (ou même les orientaux, si l’on veut bien remonter jusqu’aux glorieux Spartiates des Thermopyles) et les Européens pourrait donner des idées à certains, et réveiller un peuple endormi, plongé dans une profonde léthargie depuis qu’il s’est juré au siècle dernier de ne plus jamais faire la guerre… Le problème étant que tout le monde n’a pas les mêmes considérations pacifiques.

    Hier, aucun média n’a jugé nécessaire d’évoquer les 15 ans de l’attentat du RER B, à la station Saint-Michel. Un attentat qui fit 8 victimes, et 119 blessés grâce à un dispositif barbare et meurtrier composé d’une bouteille de gaz et d’écrous… Notre société commémore beaucoup, mais elle a la commémoration sélective. Elle se souvient énormément, mais surtout pas de ce qui pourrait jeter un doute sur le fameux « vivre ensemble ». Un vivre ensemble qui fut mis à mal de juillet à octobre 95.

    Les attentats de 1995 avaient été perpétrés par des terroristes islamistes appartenant au GIA (Groupe Islamique Armé) algérien. Les faits ne furent jamais totalement élucidés, et il est fort possible que plusieurs terroristes aient été manipulés par les services secrets algériens, voulant punir la France de son manque de soutien au régime. Il n’en reste pas moins que ces attentats furent le fait de musulmans n’ayant aucune considération pour la vie des Français, nos compatriotes, qui furent assassinés dans le RER un 25 juillet 1995 à 17h30 alors qu’ils revenaient du boulot ou de la fac. Il y avait là des sœurs, des fils, des époux, des mères. Imaginez juste une seconde qu’ils furent les vôtres. Vous avez ressenti ce frisson ?

    C’était il y a 15 ans, c’est-à-dire hier, mais l’on a voulu nous faire oublier. Pourtant, c’est par deux assassinats dans la mosquée de la rue Myrrha (celui de l’imam Abdelbaki Sahraoui, cofondateur du Front islamique du salut, organisation concurrente du GIA, et de son secrétaire) qu’a commencé cet été meurtrier, le 11 juillet 1995. Eh oui, cette même mosquée et cette même rue Myrrha qui défraient toujours la chronique par les centaines de musulmans qui occupent les rues alentours pour y effectuer leurs prières. Et puis surtout, hier, la branche maghrébine du réseau Al-Qaeda a lancé un avertissement à la France, et au peuple français. En exécutant l’otage Michel Germaneau bien entendu, mais surtout en déclarant que Nicolas Sarkozy – à travers la tentative ratée de libération de l’otage (dans un raid conjoint avec l’armée mauritanienne contre un camp islamiste où l’otage aurait pu être détenu) – avait « ouvert pour lui, pour son peuple et pour son pays l’une des portes de l’enfer ». La menace terroriste est réelle, et certainement à prendre au sérieux. Parlons franchement, peut-on prétendre que les réseaux islamistes en France aient diminué depuis 1995 ? Dès lors, notre pays peut être frappé, à tout instant. Dans les petits fiefs islamistes de Vénissieux ou Villeurbanne (excellents pourvoyeurs de combattants dans toutes les guérillas musulmanes du monde, de la Bosnie à l’Irak), les candidats au djihad ne manquent pas. Qui décrochera le jackpot du paradis d’Allah en devenant le nouveau Khaled Kelkal ?

    Si nous ne somme pas de ceux qui adhèrent à la « croisade contre le terrorisme » du camp occidental, nous ne sommes pas non plus de ceux qui prétendent que le terrorisme musulman n’existe pas. Et nous savons qu’à un moment ou un autre, notre pays et notre continent redeviendront des champs d’opération. C’est notamment pour cela que nous considérons que nos services de renseignement et nos forces armées feraient mieux de combattre les islamistes en Europe, plutôt qu’en Afghanistan ! Les burkas de Kaboul nous inquiétant moins que celles de Roubaix.

    Concluons en énonçant une vérité toute simple : les pays les moins menacés par le terrorisme islamiste, sont ceux où il y a le moins de musulmans. À bon entendeur…

    Philippe Vardon


    “Mobilisés contre le projet immobilier Bouygues, les habitants s’organisent”

    7 juillet 2010

    “Il faut que tous ces gens qui prennent des décisions se retrouvent devant la population” gronde Philippe Vardon (identitaires).

    Nice Matin, 3 juillet 2010 (cliquez sur l’image pour agrandir l’article)


    Jacques Peyrat candidat : pour quoi faire ?

    30 juin 2010

    [Communiqué du 30 juin 2010]

    Jacques Peyrat a annoncé hier sa participation aux élections cantonales de mars prochain. En plus d’être personnellement candidat dans le 14ème canton, il soutiendra aussi des candidats de l’Entente Républicaine (son parti) dans deux autres cantons. Surtout, Jacques Peyrat (78 ans) entend d’ores et déjà se positionner comme future tête de liste aux élections municipales de 2014…

    Alors que la candidature de Jacques Peyrat semble fortement motivée par son ressentiment à l’égard de Christian Estrosi, celle-ci rendrait un grand service à l’actuel maire de Nice. En effet, dans ces futures échéances électorales, Jacques Peyrat et ses candidats pourraient bien paralyser l’expression d’une véritable alternative à la politique estrosiste.

    Cela aura d’ailleurs finalement été le cas lors des municipales 2008. Jacques Peyrat a rassemblé derrière sa liste une large part des voix de droite opposées à Christian Estrosi. Un réflexe de vote utile s’est alors fait sentir à l’encontre des autres listes en course. Pourtant, alors que les électeurs lui avaient fait confiance, Jacques Peyrat a refusé de siéger dans l’opposition au conseil municipal et a démissionné. Cette absence a laissé éclater le groupe d’élus qu’il avait fait entrer au conseil municipal. Ainsi, sur neuf élus, sept sont allés rejoindre la majorité estrosiste ! Les électeurs niçois ont donc été doublement trompés : en votant pour une tête de liste refusant d’assumer son rôle et de siéger au conseil, et pour des élus s’empressant de rejoindre la majorité municipale. Le grand gagnant de cette pantalonnade étant bien entendu Christian Estrosi.

    Au vu de cet épisode, on peut bien se demander quelle est encore la légitimité de Jacques Peyrat et ses amis pour prétendre incarner une quelconque opposition aujourd’hui. D’autant plus qu’on ne les a guère vus s’engager dans la vie politique niçoise durant ces deux dernières années, et que les deux élus rescapés ne brillent pas par leur combattivité au conseil municipal.

    « A trop disperser les voix, on risque de faire le jeu de l’adversaire. » déclare Jacques Peyrat dans Nice Matin. Nous ne pouvons que le rejoindre et l’invitons donc à renoncer à ces projets de candidature sans avenir.


    Costanzo: le comité de quartier remercie les Identitaires

    22 juin 2010

    Collé dans tous les immeubles du quartier en fin de semaine dernière.


    150 personnes réunies pour inaugurer le bastion des Identitaires niçois

    21 juin 2010

    Vendredi, ce sont 150 personnes qui ont participé à l’inauguration du BASTIOUN.

    Signe de la volonté de transmission de notre héritage associée à ce lieu, c’est le jeune fils de Benoît Loeuillet qui a symboliquement coupé le ruban noir et rouge avant que tous puissent découvrir les deux premières pièces de cet espace communautaire de 130m². Chacun a ainsi pu constater que depuis deux mois les militants n’ont pas chômé pour rénover ce qui n’était auparavant qu’un entrepôt de pneus!

    Beaucoup de travail reste encore à accomplir pour installer la grande salle de conférence et les bureaux, mais la détermination est bien présente.

    Le 9 rue Ribotti, est désormais le nouveau rendez-vous de la résistance enracinée.

    —–
    LOU BASTIOUN, c’est un nouvel espace de résistance et de reconquête qui a ouvert ses portes. Aidez-le à vivre!
    >>> Vous pouvez envoyer vos dons (chèques à l’ordre de Noir & Rouge) à N&R – BP 13 – 06 301 Nice CEDEX 04.
    Les dont sont déductibles à 66% de vos impôts. Cela signifie que sur don de 100 euros, 66 euros seront déduits de vos impôts. Sur un don de 1000 euros, ce sont 660 euros que vous aurez offert aux identitaires plutôt qu’à l’Etat…


    A Diéu Roubert Paolini-Grinda!

    10 juin 2010

    A cèn que pou siervi

    Que ti digues Nissart

    Se sàbes plus parlà

    La tiéu lenga encuei?

    J’ai appris il y a quelques jours le décès du barde Nissart et Gavot, Roubert Paolini-Grinda. Une nouvelle qui m’a attristé, et m’a forcément amené à me replonger dans ses chansons.

    J’avais eu l’occasion de le rencontrer il y a quelques années sur le stand de Sian d’Aqui lors d’un forum des associations à Acropolis. Un projet de concert à la Maioun, notre maison de quartier, avait même été envisagé.

    Les mots de Roubert Paolini-Grinda ne sont pas pour moi anodins, ils m’ont accompagné et servi de balise. C’est en effet notamment en écoutant ses chansons (certaines exceptionnelles, d’autres moins, mais toujours chantées avec le cœur et servies par de belles formules) que je me suis familiarisé avec les sons, les tournures de phrase, les spécificités de la lenga nouostra. Je suis un peu tributaire de Roubert Paolini-Grinda qui a quelque part été l’un de mes professeurs de nissart, lorsque j’ai redécouvert mon héritage.

    Com’un espèr febrous

    La nouostra vida va feni.

    Anan pauhà la crous,

    Lu nousotre paure souveni.

    Pu de ben pu de mau

    Li aura pu rèn que resterà.

    Tout es finit, chau!

    Bessai quauqu’un si plourerà?

    Pour sûr Roubert, pour sûr, il y en a plus d’un qui pleurera votre départ.

    Avec la mort de Roubert Paolini-Grinda, nous perdons l’un des trop rares artistes “folk” de la musique nissarde. Là où de trop nombreux musiciens attachés à la lenga nouostra et la défense de notre patrimoine se laissent aller à des envolées “festives” et souvent folkloriques, la plume de Paolini-Grinda s’est souvent faite émotion, nostalgie et pourquoi pas revendication. Car si nous avons aimé ses chansons, c’est avant tout pour ses textes.

    Pour paraphraser le groupe Bérurier Noir (paraphrasant lui-même Che Guevara), à vos plumes et vos guitares pour que fleurissent désormais dix, cent, mille chanteurs niçois libres!

    Philippe Vardon


    150 personnes réunies contre la destruction du Centre Costanzo et le projet de Bouygues Immobilier

    9 juin 2010

    Déjà plus d’une centaine de pancartes “Non à la destruction du Centre Costanzo” diffusées en moins d’une semaine et désormais accrochées aux balcons et fenêtres, dans les vitrines des commerces ( voir la dernière photo ci-dessous); 150 Niçois réunis aujourd’hui pour dire NON; un recours juridique très solide déposé ce matin au Tribunal Administratif…

    La mairie et Bouygues vont-ils finir par comprendre qu’ils feraient mieux de revoir leur copie? Et de présenter leurs excuses.


    Ensemble pour dire NON à la destruction

    6 juin 2010

    (photo Nice Matin)


    Nouvel article sur la résistance des riverains face au projet de destruction du Contre Costanzo

    5 juin 2010

    Cliquez sur l’image pour lire l’article principal du dossier consacré par Nice Matin dans son édition du 4 juin.


    Fête des voisins (mouillés) devant le centre Costanzo

    29 mai 2010

    Malgré la pluie, une quarantaine d’habitants des rues jouxtant le centre Costanzo se sont retrouvés hier devant le bâtiment menacé, à l’occasion de la “fête des voisins”.

    Arrivés à 18h30, les quelques militants et sympathisants identitaires résidant dans le quartier sont les premiers à installer leur table, garnie de boissons et petits biscuits salés. Pendant les premières minutes, la peur du “bide” est présente, surtout lorsque quelques gouttes de pluie viennent aussi s’en mêler… Et puis des gens commencent à s’arrêter sur le stand pour signer la pétition, une feuille est remplie, puis deux. Pas un passant qui ne témoigne sa sympathie en voyant la banderole “Non à la destruction du centre Costanzo” déployé sur les grilles du bâtiment. Petit à petit, des voisins arrivent la bouteille à la main, des familles entières se pressent désormais autour de la table. Arrive alors un renfort avec une seconde table, fort bien garnie aussi, et voilà que les discussions se nouent entre des gens qui finalement ne s’étaient presque jamais parlés, tout en se croisant et côtoyant quotidiennement. On parle beaucoup de Bouygues, de la Fondation de Costanzo, des Estrosi, bien entendu. Mais en tendant l’oreille on peut aussi entendre évoquer ici la mémoire du quartier, là surprendre un échange de recettes entre deux mères de famille.

    Quand la pluie se fait plus forte, on tend un abri de fortune au-dessus des tables et tout le monde se rapproche. Un instant, on se rappelle qu’un quartier cela devrait être ça, c’était ça: une communauté.

    Ce combat pour la défense de notre patrimoine, contre la spéculation immobilière est politique au sens le plus noble du terme. Il fait jaillir de belles choses. Et c’est déjà une première victoire sur tous les Bouygues, Estrosi et consorts. Une victoire sur tous ceux qui pensent qu’en ce monde tout peut se vendre et s’acheter.

    Ce soir, sous la pluie, une quarantaine de petites gens, des sympathiques voisins, ont décidé de faire bloc ensemble.


    Costanzo: le comité de quartier épingle Dominique Estrosi

    28 mai 2010

    République: Serge Amato répond à la mairie

    Alors que Dominique Estrosi-Sassone affirmait dans notre édition d’hier que “la mairie ne s’était pas défilée” mais avait été conviée “très tardivement” à la réunion sur le centre Costanzo, le vice-président du comité du quartier, Serge Amato, répond avoir adressé un courrier d’invitation au maire le 10 mai dernier.

    Par ailleurs, Philippe Vardon (Nissa Rebela-Identitaires) invite les riverains à “faire leur fête des voisins aujourd’hui à 18h30 devant le centre Costanzo.”

    [Nice Matin, vendredi 28 mai, p.1]


    Centre Costanzo: les riverains attaquent le permis de construire

    28 mai 2010

    Cliquez sur l’image pour lire cet article paru dans le Nice Matin du 27 mai.


    Centre Costanzo: Dominique Estrosi s’enfonce…

    26 mai 2010

    Philippe Vardon sera présent à la réunion du comité de défense des quartiers « Riquier-Risso-Barla-République » demain à 17 h 30 (à la salle F.S.G.T., 27 rue Smolett) et appelle tous les habitants du quartier, et plus largement tous les Niçois se sentant concernés par la défense de notre patrimoine à s’y rendre.

    Contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire Dominique Estrosi, mise à mal par les déclarations de la Fondation Lenval, la ville PEUT et DOIT utiliser son droit de préemption pour acheter le centre Costanzo.

    Pourquoi le centre Costanzo a été vendu à Bouygues

    La démolition annoncée du centre Costanzo, rue Georges-Ville, fait grincer des dents. Celles des riverains qui se demandent pourquoi la Ville n’a pas racheté la petite maison rose, qui fut pendant près d’un siècle le dispensaire médical du quartier. Alors que l’établissement vient d’être vendu à Bouygues par la fondation Lenval, alors que le promoteur veut construire un immeuble, les habitants ne veulent pas d’« un énième bloc de béton » dans « un quartier qui étouffe » (notre édition du 19 mai).

    Tandis que l’opposition (PCF-PS-Identitaires) dénonce « une opération de spéculation immobilière », le comité de défense des quartiers « Riquier-Risso-Barla-République » organise la résistance et une réunion publique, demain à 17 h 30, à la salle F.S.G.T., 27 rue Smolett.

    Trois semaines pour répondre

    Dominique Estrosi-Sassone, adjointe déléguée au logement et présidente de Côte d’Azur Habitat, affirmait que la Fondation Lenval avait tenté de faire affaire avec la Ville – « On avait travaillé sur un projet d’immeuble de logements sociaux » – avant d’abandonner la transaction : « La fondation n’a pas donné suite et a vendu à Bouygues »… Le président de la Fondation Lenval précise aujourd’hui que « dans toutes ces opérations, la Fondation Lenval n’a poursuivi qu’un seul but : exercer au mieux ses missions statutaires auprès des enfants malades, dans le souci de l’intérêt général ».

    Et d’expliquer qu’à l’emplacement du centre, « la Fondation Lenval souhaitait aménager la nouvelle maison des adolescents de Nice, dans le cadre de la construction d’un immeuble de logements sociaux. Cette opération n’a jamais pu s’équilibrer et la consultation lancée auprès de différents promoteurs sociaux est demeurée infructueuse : Côte d’Azur Habitat n’a pas répondu et les trois autres promoteurs sociaux consultés ne pouvaient équilibrer l’opération ».

    Contactée hier, Dominique Estrosi-Sassone maintient que la Ville « était intéressée ». « La fondation nous a approchés. Je venais d’arriver à la présidence de Côte d’Azur habitat, je n’avais pas l’équipe que j’ai maintenant, on a malheureusement laissé passer un peu de temps. La fondation est revenue à la charge. Ils nous ont donné un délai de trois semaines pour répondre. Ce qui, compte tenu des contraintes d’un office, n’était pas tenable : on n’a pas la souplesse d’un promoteur… »

    [Nice Matin]


    Démolition programmée pour le centre Costanzo (Nice Matin)

    20 mai 2010

    Une fois n’est pas coutume, rendons hommage à un article de Nice Matin. L’article paru dans l’édition d’hier et consacré à la destruction du centre Costanzo au profit d’un projet immobilier du groupe Bouygues rend parfaitement compte de l’état d’esprit des habitants du quartier et de la vive opposition suscitée tant parmi eux que parmi les acteurs politiques, à l’exception évidemment de la municipalité estrosiste qui se fait complice de cette véritable spoliation de la mémoire et du patrimoine.

    Voici un extrait de cet article.

    “C’est l’âme du quartier, une partie de notre patrimoine”

    “Les riverains sont remontés, d’autant qu’ils ont l’impression qu’on fait les choses en catimini”, prévient Serge Amato du comité de défense des quartiers “Riquier-Risso-Barla-République”. “Il ne veulent pas d’un énième bloc de béton! On va démolir un joli bâtiment niçois pour faire combien? sept ou huit étages!”, râle-t-il.

    Hier matin, il a participé à une distribution de pétitions dans le quartier: “Il faut empêcher ça! On a jusqu’au 9 juin pour déposer un recours devant le tribunal administratif”.

    “Le baron Costanzo a fait don de ce bâtiment à la fondation Lenval il y a près de 100 ans pour y faire du social. La vocation doit rester la même”, proteste Aline Beneventi elle aussi adhérente du comité. “Quand mes enfants étaient petits, j’allais là-bas à la Goutte de Lait… C’est l’âme du quartier, son histoire qu’on va démolir”, s’alarme Michelle Chenevas-Paule qui habite à deux pas du centre. “Le quartier est saturé, il faut arrêter de construire!”, renchérit son mari Jean.

    Dans les immeubles avoisinants, on dénonce “le bruit et la poussière, les pelleteuses, le chantier”. “On n’aura plus de lumière. Et puis on nous enlève une partie de notre histoire”, protestent doucement Aldo et Jeannette.

    Dans le même article, Dominique Estrosi se moque clairement des Niçois à travers ses déclarations, nous aurons l’occasion d’y revenir plus tard.


    Entretien avec Philippe Vardon

    18 mai 2010

    Un intéressant entretien publié sur le blog de Pierre-Louis Hikoum, adhérent et militant du Front National.

    Entretien avec Philippe VARDON, Chef de file des Identitaires de Nice.

    Dans le cadre des interviews que nous réalisons, nous avons voulu donner la parole aux Identitaires. Certains vont pousser des cris d’orfraies, penser que nous sympathisons avec le diable ou pire encore. Il est vrai que les Identitaires font partie d’une autre droites que celle du FN, mais c’est ainsi, nous nous intéressons à TOUTES les droites et nous donnons la parole à tout le monde.

    Parmi les Identitaires il y a Nissa Rebela dont le président est Philippe Vardon. Il a 29 ans, il est marié, il est commerçant et a fait des études de droit et sciences politiques.

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    Maty Diouf est une citoyenne du monde, pas moi !

    13 mai 2010

    Dans le journal gratuit de propagande sarko-estrosiste (tellement dédié à l’UMP qu’il ferait passer Nice Matin pour un quotidien subversif !) Direct Nice, la conseillère municipale UMP Maty Diouf déclarait vendredi dernier « Nous sommes des citoyens du monde ».

    Maty Diouf qui connaît certainement fort peu l’histoire de Nice et du Pays Niçois (mais peut-on vraiment lui en vouloir quand Christian Estrosi et même son délégué au patrimoine Jean-Marc Giaume, caution nissarde dans le casting municipal, nous infligent une semaine délirante sur l’abolition de l’esclavage ou prétendent commémorer un « rattachement » dont tous les historiens savent bien qu’il ne fut qu’une annexion…), n’a finalement atterrie ici que par les hasards des déplacements de population et de l’immigration massive. Il est sans doute alors plus facile pour elle de se proclamer (avec des trémolos dans la voix comme il convient) « citoyenne du monde », que de s’interroger sur son identité, ses racines, et donc par conséquent sur son déracinement… On peut en revanche lui faire le reproche de vouloir entraîner l’ensemble des Niçois dans son amnésie identitaire en déclarant « NOUS sommes des citoyens du monde ». Maty Diouf s’en serait tenue à sa situation personnelle (dont nous comprenons aisément qu’elle n’est pas confortable ou agréable…), nous ne lui en aurions pas fait le reproche.

    Maty Diouf a certainement perdu de vue que depuis les cités grecques où le concept de citoyenneté, la démocratie, et finalement la politique furent inventés, un citoyen se définit par rapport à une appartenance, un lien, oserais-je le dire, une filiation. Une identité en somme. Et même la citoyenneté française, passée par les fourches sanglantes de la Révolution qui se sont efforcées d’en faire un concept détaché de toute réalité tangible et charnelle (famille, région, religion, métier), est encore un tant soit peu (même si Nicolas Sarkozy s’affirme favorable au droit de vote des étrangers) liée à la nationalité. Une nationalité bradée et que l’on accorde à peu près à tout le monde je vous le concède, mais qui n’est pas encore mondiale tout de même.

    En réalité, s’affirmer citoyenne du monde, c’est choisir la facilité et refuser toute interrogation profonde. Cela évite des remises en cause, cela facilite la vie, mais c’est tristement stupide.

    Mais c’est vrai qu’en matière de stupidité en ce moment, notre équipe municipale s’illustre chaque jour… Tant, qu’il me devient difficile de tenir une chronique régulière des délires en série de la municipalité estrosiste ! Un exemple ? Depuis une semaine, la ville prétend commémorer l’abolition de l’esclavage de 1848, pour encenser le « mieux vivre ensemble ». Croit-on vraiment que c’est en culpabilisant encore et toujours les « blancs » (qui furent quand même, soit dit en passant, les premiers à abolir l’esclavage alors qu’il est encore monnaie courante dans de nombreuses zones du continent africain !) que l’on va favoriser le sacrosaint “vivre ensemble” ? Par ces opérations de masochisme mémoriel, on culpabilise les uns et on offre toujours plus d’excuses aux autres, nourrissant ainsi une haine aux contours revanchards qui n’en a pourtant nul besoin… Si on brûle c’est à cause des discriminations, si on casse c’est à cause du traumatisme colonial et de l’Algérie, si on frappe, c’est à cause de l’esclavage…

    Une culpabilisation d’ailleurs imposée aux Niçois au mépris (encore une fois) de toute vision historique : en 1848 Nice n’était même pas française, et l’esclavage n’y a jamais été pratiqué ! Le seul esclavage ayant existé chez nous, c’est celui dont les Niçois ont été les victimes tout au long du Moyen-Age lorsque les pirates musulmans venaient enlever hommes et femmes sur nos côtes pour les revendre sur les marchés aux esclaves d’Afrique du Nord. Mais cela, bien évidemment, doit être occulté…

    Mais revenons à la sympathique Maty Diouf. Celle qui se voudrait citoyenne du monde (et nous avec !) est en fait d’origine sénégalaise, comme Rama Yade (qui vient de se forger une popularité sans limites à Nice en poussant la dissolution du groupe de supporters « Brigade Sud », ce qui lui a valu d’être très amicalement saluée par l’ensemble du stade lors du dernier match…). Encore une fois Estrosi ne cherche pas l’originalité, mais l’imitation de son maître Sarkozy. Maty Diouf est la « black » du casting municipal d’Estrosi. Tout comme il a sa beurrette, son handicapée… Et forcément, en tant que « black » elle se retrouve déléguée à l’intégration et à la lutte contre les discriminations. Comme si sa condition d’africaine la condamnait à cette mission, comme si une « black » ne pouvait être ailleurs, ou même (je sais, je suis audacieux…) un blanc ne pouvait s’occuper d’intégration ? Dans le casting, c’est chacun bien à sa place. En fait, c’est peut-être à l’UMP qu’on a une vision racialiste de la politique ?

    Ceci étant, en matière d’intégration, on peut tout de même se demander comment cette franco-sénégalaise, se revendiquant citoyenne du monde, peut venir en aide aux immigrés ? Pour Maty Diouf finalement, ici ou ailleurs c’est pareil, alors s’intégrer à quoi ?

    Maty Diouf est une déracinée. Elle n’a pas d’attaches réelles avec notre terre (si ce n’est son mandat de conseillère municipale), et surtout, elle ne semble pas avoir voulu en construire. Car s’affirmer ainsi citoyenne du monde, d’autant plus quand on est une immigrée, c’est bien nier tout sentiment d’attachement (à défaut de lien charnel) avec une terre et une histoire… C’est triste. Mais le plus grave dans tout cela, reste bien le fait que cette conseillère municipale, veuille faire de son cas (et son choix) une considération étendue à l’ensemble des Niçois. Qu’elle veuille s’affirmer sans patrie et sans identité, c’est son droit, mais en aucun cas en revanche nous ne lui reconnaissons celui de parler au nom des Niçois en affirmant « NOUS sommes des citoyens du monde ».

    Non Mme Diouf, les Nissarts ne sont pas des citoyens du monde. Sian d’aqui e pas d’aia, d’una terra qu a un noum e un’istoria. Niçois de vieille souche, comme Niçois plus récents mais ayant fait le choix et l’acte d’amour pour cette terre de l’enracinement, nous avons une histoire, une culture, une langue, un art de vivre, des paysages et une architecture qui nous font différents. Non pas supérieurs, mais différents. La diversité que vous et vos amis avez si souvent à la bouche, la vraie diversité c’est celle-là : celle des peuples et des patries, des odeurs et des couleurs, des accents et des chants de la plus longue mémoire. Pas votre diversité technocratique, celle d’une masse mondialisée informe, d’un village global peuplé de zombies plus ou moins multicolores sans mémoire et sans passé. Donc sans avenir.

    Nos ancêtres ont ensemencé cette terre de leur sueur et de leur sang. Ils ont tracé ces routes, bâti ces maisons. Quand vous traversez cette ville, vous vous imaginez que ce sont des « citoyens du monde » qui en ont fait un tel paradis ? Non ce sont les gens d’ici, des Niçois.

    Je ne suis pas un citoyen du monde, je suis un citoyen niçois, avec 3 000 ans d’histoire derrière moi, avec nos héros, nos drames. N’insultez pas mes ancêtres.

    Je terminerai par ces quelques vers d’Agathe-Sophie Sasserno (que vous ne connaissez certainement pas Mme Diouf) dans son poème dédié à Catherine Ségurane (pour nous une héroïne, pour vous une inconnue) :

    Oh ! viens par ton exemple enflammer nos enfants,

    Presse-les, noble sœur, dans tes bras triomphants,

    Rappelle à leur âme aguerrie,

    Que le premier devoir est d’être citoyen,

    Et qu’après la vertu, le plus sublime bien

    Est l’amour saint de la patrie.

    Et vous Maty Diouf, quelle est donc votre patrie ?

    Philippe Vardon

    PS : Signalons, comme élément de réponse peut être, que toute citoyenne du monde qu’elle soit, Maty Diouf mène plusieurs projets humanitaires au Sénégal…


    Non à la destruction du Centre Costanzo!

    29 avril 2010

    [Communiqué du 29 avril 2010]

    Il y a un mois le Comité de défense des quartiers Riquier-Risso-Barla-République avait attiré l’attention des habitants sur le sort du Centre Costanzo (soins psychologiques des enfants et adolescents, hôpital de jour) de la rue Georges Ville. En effet, suite à la fermeture du Centre par la Fondation Lenval, des rumeurs persistantes de démolition couraient le quartier. En janvier, le Comité avait pu constater que des sondages du sous-sol avaient été effectués par (ou pour) l’entreprise Bouygues Immobilier. Sondages laissant penser qu’un projet de démolition, et construction d’un immeuble à étages, était en cours.

    En décembre, l’adjoint délégué à l’urbanisme de la ville de Nice, Alain Philip, avait pourtant affirmé n’avoir reçu aucune demande de permis de démolir ou de permis de construire. Etonnant de constater seulement un mois plus tard que des sondages ont lieu… La mairie a aussi nié avoir eu connaissance de ces sondages, alors que pourtant ceux-ci ne peuvent être effectués sans autorisation préalable des services municipaux.

    En mars, le conseiller général Jacques Victor écrivait au maire pour faire part de son inquiétude et celle des habitants. Sans réponse encore.

    Nous découvrons aujourd’hui, uniquement par la présence d’une pancarte très discrète apposée sur le Centre Costanzo, qu’un permis de construire a bien été délivré à Bouygues Immobilier le 9 avril 2010 ! Et cela pour un immeuble de 21 mètres, ce qui en fera le plus haut de ce quartier. Tout cela alors que depuis décembre, les services de la ville prétendent n’avoir fait l’objet d’aucune demande.

    Commerçant et habitant du quartier, candidat sur ce canton et cette circonscription, je suis choqué et préoccupé par cette situation, et c’est en tant que responsable politique que je compte intervenir et demander des comptes à la municipalité et au Maire.

    > Pourquoi les riverains n’ont-ils pas été mis au courant de ce projet (si ce n’est par un panneau très discret et presque caché, étrangement plus petit que lorsque ce sont la ville ou le Conseil Général qui réalisent des travaux…) alors même que le Comité de défense du quartier avait contacté les services municipaux pour s’en inquiéter ?

    > Pourquoi aucune concertation préalable n’a eu lieu avec les habitants et commerçants du quartier, ceux qui vont être directement concernés dans leur vie quotidienne par ce projet immobilier ?

    > Doit-on penser au pire et voir dans cette discrétion étrange un signe de la proximité existant entre le patron de Bouygues et l’UMP ?

    > Quelles vont être les conséquences de ces travaux énormes sur la vie du quartier ? En termes de circulation, de perturbation de la vie économique, et même de dégâts sur les immeubles et habitations avoisinantes. Rappelons-nous les dégâts importants causés par ce type de construction dans les rues Papon, Boyer ou Arson.

    > Qu’en est-il de la dimension esthétique ? Ce nouvel immeuble va-t-il s’inspirer de la laideur caractéristique des programmes neufs que l’on voit fleurir dans la ville et qui dénaturent chaque fois un peu plus l’âme des vieux quartiers niçois de caractère. De nombreuses habitations vont perdre leur vue dégagée, certains vont même vivre en permanence à l’ombre de cet immeuble de 21 mètres, estime-t-on normal qu’ils n’aient pas été prévenus ?

    > Jusqu’à quand va-t-on continuer à brader notre patrimoine ? L’Etat a vendu en seulement trois ans plus de 2 milliards d’euros de biens. Si la Fondation Lenval est le propriétaire du Centre Costanzo, ce bâtiment appartient en réalité à tous les Niçois, nous devons exiger qu’il leur soit restitué.

    Nissa Rebela a décidé de se battre aux côtés des habitants et de soutenir toutes les initiatives de résistance à ce projet immobilier scandaleux. Enemble, nous pouvons forcer la Mairie à acheter le Centre Costanzo. Plutôt que dépenser des millions d’euros pour des projets avortés comme le Tramway sur la Prom’ou la candidature aux Jeux Olympiques, ou dans des statues au coût délirant, Christian Estrosi ferait mieux de se préoccuper de préserver le patrimoine et la qualité de vie de nos quartiers.

    Le Centre Costanzo doit être rendu aux Niçois. Le bâtiment pourrait accueillir une crèche dont le quartier a grandement besoin, une salle polyvalente pour les associations ou pourquoi pas un lieu de vie et d’animation pour les personnes âgées. Ce n’est pas d’un projet immobilier à pure vocation spéculative dont nous avons besoin ! Nous voulons des équipements pour les Niçois, pas que Bouygues Immobilier s’en mette plein les poches en défigurant ce quartier et notre cadre de vie.

    Halte à la spéculation immobilière, préservons notre patrimoine !

    Philippe VARDON


    Fabien Bénard va-t-il se radicaliser?

    15 avril 2010

    Lu sur le blog de Fabien Bénard, responsable et candidat (malheureux) du MODEM à propos de notre intervention au Forum Espoir Banlieues:

    Les “identitaires” étaient de la partie, dès l’ouverture vendredi matin. Un mégaphone à la main, leur leader déversait sa dernière lecture, le Canard Enchainé. Retrait spontané…à la vue de la Police, puis contrôle d’identité.Certains apprécieront.

    Je n’en parle que pour dire ma crainte de leur radicalisation, après leur contre-performance électorale du printemps.

    Je les montre, pour que les yeux exercés voient leur positionnement et leur occupation du terrain, quelques minutes avant l’arrivée d’une Ministre qu’ils conspuent.

    Sacré Fabien… Apprécions tout d’abord le style utilisé dès qu’il s’agit de parler de nous, manifestement la lecture forcenée de Libération ou Nice Matin laisse des traces. Pour Fabien Bénard, le fait d’être un identitaire ne peut s’écrire qu’avec des petits guillemets. Imaginez donc qu’il dise que Patrick Allemand est “socialiste”? Ou que lui-même est “centriste”? Chez nous on ne lit pas non plus, on “déverse sa dernière lecture”. Ben oui, forcément. Pour ce qui est du retrait spontané, c’est exact, étant donné que nous n’étions pas invités (contrairement à M. Bénard? la sympathie qu’il affiche dans cet article à l’égard du maire expliquant peut-être cela…), nous n’avions pas vocation à passer la matinée devant Acropolis. Donc une fois nos 500 tracts diffusés, il était normal de partir. Certains d’entre nous restés à discuter un peu plus loin ont en effet été contrôlés par les forces de l’ordre, cinq minutes et au revoir (ils craignaient manifestement un retour pour l’arrivée de Fadela Amara…). Il est d’ailleurs étonnant qu’un cadre du Mouvement DEMOCRATE comme Fabien Bénard semble trouver cela normal que des militants politiques se fassent ainsi contrôler pour un simple tractage.

    Le plus drôle reste tout de même ce passage que je ne peux m’empêcher de réécrire:

    Je n’en parle que pour dire ma crainte de leur radicalisation, après leur contre-performance électorale du printemps.

    Fabien Bénard cherche-t-il encore à donner le bâton pour se faire battre? Doit-on lui rappeler qu’au “printemps”, lors des élections régionales, la liste du MODEM n’a rassemblé que 22 électeurs de plus que la nôtre sur Nice et 3 000 de moins dans toute la région?! Oui Fabien, encore une fois tu as été battu… Je dis bien encore une fois, car en matière de contre-performance électorale Fabien s’y connaît: en septembre 2009, lors de l’élection cantonale partielle dans le 6ème canton, il a réalisé le score de 2,9 % quand le candidat identitaire de Nissa Rebela (Benoît Loeuillet) a lui rassemblé 7,7 % des électeurs, avec 170 voix d’avance!

    Du coup, entre la déconfiture des régionales et la rouste de la cantonale de septembre, nous sommes nous aussi en droit de nous demander si Fabien Bénard et le MODEM vont se radicaliser??? C’est là, je l’avoue, une peur qui me hante.

    Pour finir, signalons que nous ne “conspuons” pas particulièrement Fadela Amara, ou plutôt pas plus que la plupart des autres ministres. En revanche, nous vomissons ces pratiques scandaleuses qui semblent être une marque de fabrique de l’UMP et qui conduisent aujourd’hui Christian Estrosi à préférer deux frères de Fadela Amara à des Niçois pour l’attribution d’un stage, d’un emploi et d’un logement social.

    Mais cela, Fabien Bénard – que nous avons connu bien plus “justicier” – n’en dit pas mot. C’était pourtant tout le sens de notre intervention.

    Philippe Vardon

    PS: Fabien ayant manifestement été contrarié dans sa vocation de photographe, journaliste, ou agent du renseignement… nous reproduisons ici la jolie photo qu’il a effectuée de nous.


    Les Identitaires s’invitent au Forum Espoir Banlieues : la vidéo

    10 avril 2010


    Si ce n’était qu’une question de minarets…

    9 avril 2010

    « Il y a une laïcité. Elle est ce qu’elle est. Il suffit d’en rappeler les règles. Et tout le monde doit s’y soumettre et, à la limite, le jour où ces règles seront rappelées, il n’y aura plus justement d’incompréhension, il n’y aura plus de difficultés puisque tout le monde connaîtra la règle. »

    Marine Le Pen, France 2, 7 avril 2010

    Hier soir, dans l’émission L’Objet du scandale, sur France 2, le Bloc identitaire a été évoqué par l’un des intervenants lors d’un débat avec Marine Le Pen. Mahmoud Doua, imam (et membre de l’UOIF) de Cenon près de Bordeaux, a demandé à la vice-présidente du Front National si – comme ces vilains garnements du Bloc –, elle était totalement opposée à la construction de mosquées. Il faut dire qu’en tant que membre de l’UOIF, prêchant dans la banlieue de Bordeaux, Mahmoud Doua est bien placé pour tout savoir des (nombreux) déboires de son ami l’imam Tareq Oubrou et des actions menées par le Bloc identitaire d’Aquitaine contre l’implantation d’une mosquée-cathédrale dans le quartier de la Bastide.

    Rien d’étonnant donc à le voir évoquer notre mouvement. Rien d’étonnant non plus à ce qu’il pose cette question à Marine Le Pen. Dans le débat qui les a opposés, celle-ci (même si on peut lui reconnaître d’avoir été plus offensive qu’à l’accoutumée sur ce sujet) s’est limitée à une posture anti-minarets, ouvrant donc le flanc à une réflexion de ce type. Pas bête le Mahmoud, puisque si ce sont les mosquées avec minarets qui posent problème, cela signifie donc que toutes les autres n’en posent pas… On se rend bien compte ici de la dangerosité de ce discours, et de ses failles intrinsèques.

    Evidemment, le vote contre les minarets en Suisse a fait souffler un vent de liberté et de résistance sur toute l’Europe. Evidemment il a été vécu par tous ceux qui se battent pour notre civilisation comme une victoire. Néanmoins, ne vouloir voir dans ce vote qu’une réaction anti-minarets, c’est faire le jeu de nos adversaires et offrir une superbe porte de sortie à l’Islam conquérant et ses complices. D’ailleurs, le maire de Nice (et proche de Nicolas Sarkozy) Christian Estrosi (ci-contre, à la mosquée) ne s’y est pas trompé. Lui qui depuis 2006 s’est déclaré favorable à la construction d’une grande mosquée à Nice (alors que la ville en compte déjà une pouvant accueillir 800 personnes !), a déclaré seulement quelques jours après le vote suisse qu’il était bien entendu favorable à la construction d’une mosquée, mais sans minarets… Estrosi, ou comment passer pour un dur à peu de frais. Finalement, Marine Le Pen se retrouve sur la même ligne que lui.

    Certains défenseurs de la construction de mosquées ont prétendu que la question des minarets n’était qu’un problème d’architecture. J’ai bien envie de leur donner raison, mais certainement pour argumenter dans le même sens qu’eux. Oui, les minarets ne sont qu’un élément secondaire : ce sont bien les mosquées qui posent problème ! C’est bien l’importation, puis l’imposition, sur notre sol d’un islam toujours plus visible et revendicatif qui est un problème.

    Que m’importe que la mosquée de Paris, construite en hommage aux soldats français musulmans des colonies, ait un minaret… si elle était la seule mosquée de France, motivée par un moment particulier de l’Histoire de France. Peu m’importe aussi que les centaines de mosquées qui quadrillent désormais notre territoire, véritables casernes de l’islam comme le disait si justement le Premier ministre turc Erdogan, possèdent ou pas des minarets.

    Oui nous défendons notre civilisation et ses valeurs, qui pour nous ne se résument pas heureusement à la République et la laïcité. Notre opposition à l’islam, notre refus de voir nos descendants réduits à l’état de dhimmitude, viennent à la fois du plus profond de nos tripes et du plus profond de notre Histoire.

    C’est pourquoi nous luttons contre l’islamisation de l’Europe, et combattons donc la construction de mosquées sur notre sol. Avec ou sans minarets.

    Philippe Vardon – président de Nissa Rebela, membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

    [cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

    [http://fr.novopress.info]


    Ciotti contre la démocratie

    30 mars 2010

    Je vais donc déposer sur le bureau de l’Assemblée nationale des propositions de loi visant à supprimer les triangulaires pour tous les scrutins électoraux (municipales, cantonales, régionales, législatives).

    Selon ces propositions de lois, seuls les deux candidats ou les deux listes arrivant en tête au terme du premier tour pourront se maintenir au second.

    Eric Ciotti, député et président du Conseil Général des Alpes-Maritimes

    Je pense qu’Eric Ciotti devrait avoir le courage (après tout l’UMP c’est bien la “droite décomplexée” non?) d’aller au bout de sa démarche et interdire les élections tout simplement. Le bipartisme qu’il veut imposer (en résumant la vie politique du pays au duel PS-UMP) c’est déjà trop, vive le parti unique! UMP e basta! On voit que les petits gars de l’UMP ont appris de belles choses auprès de leurs collègues du parti communiste chinois (avec lequel l’UMP est jumelée rappelons le)…

    La classe politique dominante a peu à peu privé des millions d’électeurs de représentants en faisant disparaître toute trace de scrutin proportionnel réel (imposant des seuils à 5%, puis 10%, introduisant la prime aux majoritaires, etc.), elle a bafoué leur vote en faisant passer en douce le Traité constitutionnel européen que le peuple avait rejeté par referendum… Et voici maintenant qu’un représentant majeur de l’UMP (et sa proposition est soutenue par plusieurs autres députés, elle aurait même le soutien de Copé) entend interdire les triangulaires dans tous les scrutins! Avec la proposition d’Eric Ciotti, pour être représentés dans un conseil municipal il faudrait donc arriver uniquement en première ou seconde position.

    Ce comportement est scandaleux, et démontre une fois de plus que les gouvernants ont en réalité peur du peuple et sont prêts à toutes les bassesses et toutes les entorses aux droits démocratiques fondamentaux pour asseoir leur pouvoir.

    Ils ont des “démocratie” plein la bouche, mais ils n’ont que leurs intérêts à l’esprit.

    Philippe Vardon


    Philippe Vardon dans Monaco Hebdo (11 mars 2010)

    30 mars 2010


    Elections universitaires : près de 4% pour les étudiants identitaires

    27 mars 2010

    [Communiqué du 26 mars 2010]

    Lors des élections au Conseil d’administration de l’Université de Nice Sophia Antipolis, les étudiants identitaires ont recueilli 3,6% des suffrages.

    Alors que l’UNEF socialo-communiste et le Mét sarkoziste se camouflent en associations anodines et professent un apolitisme de façade, la liste soutenue par Nissa Rebela affichait clairement ses couleurs. C’est sur un projet véritablement alternatif et l’adhésion à des valeurs fortes que les voix de près de 4% des étudiants se sont portées, loin des envolées démagogiques des uns et des soirées alcooliques des autres.

    Signalons qu’en faculté de droit les étudiants identitaires ont rassemblé 5,3% des votes, et 7% en IUT ainsi qu’à l’IUFM. Ce dernier résultat, obtenu dans l’institut de formation des futurs professeurs, est particulièrement intéressant et symbolise une évolution (positive !) que nous avons constatée depuis plusieurs années chez les jeunes professeurs. Ségurane semble désormais concurrencer Karl Marx ou Trotski et c’est tant mieux pour l’éducation de nos enfants.

    Alors que la présence des identitaires en milieu étudiant est encore balbutiante et peu organisée, ce résultat apparaît très encourageant et l’action des jeunes identitaires niçois au sein des facultés sera amplifiée dès la rentrée prochaine.

    Enfin, la participation à ces élections universitaires traduit la volonté et la capacité des identitaires à être présents sur tous les terrains.


    Villiers-le-Bel sur fond de fracture ethnique (NOVOpress)

    22 mars 2010

    Si on a beaucoup parlé d’Ali Soumaré – la sémillante ex-racaille recrutée en sa qualité de minorité visible et d’ancien porte-parole des familles pendant les émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel – et de son score, personne ne s’est livré à la moindre analyse globale des résultats électoraux de Villiers-le-Bel lors du premier tour des élections régionales. Ceux-ci sont pourtant riches d’enseignement…

    Le jeune travailleur social avait toutes les qualités pour être choisi par le PS, et réaliser un bon score dans le Val d’Oise, et à Villiers-le-Bel en particulier : il incarne à la fois la jeunesse et la diversité (enfin si on veut, parce qu’à Villiers-le-Bel ce sont plutôt les « blancos » comme dirait Manuel Valls qui font figure de minorité visible…), il est une figure médiatique et emblématique, il est – accessoirement bien sûr – d’origine africaine et musulman.

    Et le pari a été réussi pour Ali Soumaré, le voici caracolant en tête à Villiers-le-Bel avec 47,77 % des voix ! Même Jacques Bompard n’a pas fait aussi bien à Orange (36,6 % tout de même), alors qu’il a été réélu maire dès le premier tour à deux reprises. Un véritable plébiscite pour Ali donc ?

    Plus ou moins… Car s’il semble qu’une partie de la population se soit retrouvée dans la candidature incarnée par Ali Soumaré (dois-je vraiment vous expliquer laquelle ?), il se trouve qu’une autre semble y être tout à fait opposée. En effet, à Villiers-le-Bel, c’est le Front national qui arrive en seconde position (avec 13,62%, loin derrière donc mais devançant l’UMP de quelques voix). Et il y a fort à parier que – à tort ou à raison, la question n’est pas là aujourd’hui – les électeurs qui ont voté FN à Villiers-le-Bel le 14 mars l’ont fait par rejet de l’immigration massive et de l’islamisation agressive.

    Elle est belle la société multiraciale hein ? Vous la voyez venir la paix universelle là ? Oh oui, que tous ces gens ont envie de vivre ensemble (copyright) ! Dans sa France d’après, Nicolas Sarkozy souhaitait que l’expression « Français de souche » ait disparue. Manifestement, quelques Indiens font de la résistance, maladroitement certainement, mais ils ont le sentiment que c’est la seule façon d’adresser un message.

    Le décor est désormais planté à Villiers-le-Bel : d’un côté un électorat afro-musulman communautarisé avec son héraut (et héros) racaille repentie, de l’autre des irrédentistes gaulois qui se rappellent que Villiers-le-Bel fut une petite commune rurale du Pays de France où il faisait bon vivre. Avant. Un match qui se déroule sous l’œil passif, mais sans aucun doute attentif, des 70 % d’abstentionnistes. Difficile de savoir quelles sont les réserves de chaque camp parmi ceux-ci, même si la démographie étant ce qu’elle est…

    Les résultats du 14 mars à Villiers-le-Bel, sont tout aussi symboliques que la personne d’Ali Soumaré elle-même. Ils sont un sympathique modèle réduit de ce qui se déroule, et cela se noue tout autant aux frontières que dans les maternités, et va se dérouler dans de très nombreuses villes françaises. Les Gaulois de Villiers-le-Bel et d’ailleurs méritent mieux qu’un vote exutoire, ils méritent d’être défendus – eux aussi – réellement, par leur communauté.

    Pour conclure, répétons le sans relâche et crions le au visage de nos détracteurs et adversaires : la société multiraciale c’est la violence, la haine et le repli sur soi. Seule une société homogène est facteur de paix sociale, d’harmonie et donc d’ouverture. Dix, cent, mille Villiers-le-Bel clament en chœur les sectateurs de la diversité totalitaire. Dix, cent, mille Charles Martel réclament les cœurs des Français dans la détresse.

    Philippe Vardon

    [cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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