Entretien de Philippe Vardon avec le site catholique “Le Rouge et le Noir”
25 avril 2013Le site catholique Le Rouge et le Noir a ouvert ses colonnes à Philippe Vardon pour répondre à deux questions: Qui sont les identitaires, et, quel rôle pour les identitaires au sein de l’opposition actuelle.
A travers cet entretien Philippe Vardon revient sur les fondements du mouvement Identitaire, les réseaux qui le constitue, le rôle de la jeunesse, et leur engagement contre le mariage dit “pour tous”.

Qui sont les identitaires ?
Les identitaires sont ces étranges personnages qui considèrent que l’identité, les identités, des peuples doivent être préservées face au rouleau-compresseur de l’uniformisation. Nous pensons en effet que ce qui fait la beauté du monde c’est sa polyphonie, et que l’identité, les traditions, l’enracinement sont porteurs de bonheur, d’équilibre et d’harmonie pour les sociétés là où le multiculturalisme forcé se termine souvent dans l’affrontement de tous contre tous et le chaos. Les fantasmes de sociétés dites multiraciales se terminent toujours en cauchemars multiracistes… Alors que l’on parle du Grand Remplacement (de population, à travers l’immigration massive et incontrôlée depuis les années 70) théorisé par l’écrivain Renaud Camus, ou de globalisation économique et culturelle, nous préférons nous draper de nos étendards protecteurs (nos provinces, notre patrie, notre civilisation) affirmant que l’identité n’est pas le passé, mais tout au contraire ce qui ne passe pas.
Les identitaires existent de manière formelle depuis 2002, à travers plusieurs formations politiques et un dense tissu associatif (social, culturel, sportif, artistique, communautaire). Nous travaillons selon une logique de réseau, avec la volonté de pousser à l’initiative et d’imprégner tous les secteurs de la société. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à mettre en avant des structures relais, dédiées à une question précise et permettant l’engagement par capillarité et centres d’intérêt. Notre idée est que chacun peut avoir son rôle à jouer, sans forcément avoir envie de s’impliquer dans un appareil politique classique. Nous pensons aussi que la spécialisation est nécessaire et salutaire, et ainsi par exemple les jeunes identitaires de Génération Identitaire (qui ont notamment fait parler d’eux à travers l’occupation du toit de la mosquée de Poitiers) ont leur autonomie d’action toute entière, selon l’adage « la jeunesse commande à la jeunesse ». Suivant les préceptes du vieux chef Baden-Powell (qui ont, je crois, fait leurs preuves), nous pensons en effet qu’il est sain – notamment pour former les cadres de demain, mais aussi pour créer une logique de solidarité générationnelle accrue entre les militants – que les jeunes militants fassent leurs expériences et leur apprentissage. Toutes les composantes du mouvement travaillent en synergie, mais ont leur calendrier, leur équipe d’animation, in fine leur logique propre. Nous nous démarquons donc beaucoup des logiques partisanes strictement verticales, même si nous avons aussi des organes plus directement politiques comme le Bloc Identitaire ou encore le mouvement électoral local Nissa Rebela (« Nice la rebelle » en niçois) que je dirige.
Le 19 janvier 2012,
(à la presse et aux militants, bien que ce soit deux espèces humaines fort différentes, quoi que certains confondent parfois les deux rôles…)


Commentant voici quelques jours dans Nice Matin le fait que l’une des tribunes du Grand Stade porte le nom de l’héroïne nissarde Catherine Ségurane, le maire de Nice Christian Estrosi a affirmé que celle-ci « fut le symbole de la résistance à Louis XIV ».
Il y a 10 ans, les identitaires niçois décidaient d’honorer Catherine Ségurane avec une marche aux flambeaux. Celle-ci se perpétue depuis lors et rassemble chaque année bien davantage de monde (jeunes, familles) que le bien timide hommage municipal à la bugadière qui sut redonner courage aux défenseurs de la cité face aux assaillants Français et Turcs au cours du siège de 1543.

Roger Loeuillet est décédé le 27 novembre. Ancien président de l’OGCNice (de 1969 à 1981), proche et soutien de Jacques Médecin, il avait notamment défié les communistes dans leur bastion de Saint-André à sa demande.


