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    Liberté pour Galinier !

    31 août 2010

    Mardi en fin d’après-midi, plus de 70 identitaires ont manifesté devant le Palais de Justice leur indignation face à l’enfermement de Papy Galinier, un homme de 73 ans qui n’a fait que défendre son foyer. Parallèlement, une distribution de tracts a permis de mesurer à quel point ce sentiment d’indignation est partagé par les Niçois.

    Défendre son foyer n’est pas un crime !


    « Nice, une ville plus sûre » : un policier de la BAC tabassé hier soir

    27 août 2010

    [Communiqué du 27 août 2010]

    Hier, Christian Estrosi s’est payé pour la seconde fois en à peine deux mois une pleine page de publicité dans Nice Matin, pour glorifier son bilan en matière de sécurité. Au vu du climat actuel et de la colère populaire, le Maire a d’ailleurs décidé de renommer à la hâte son « Observatoire de la tranquillité publique », pour qu’il devienne un « Observatoire de la sécurité ». Il n’en reste pas moins que pour les Niçois, le meilleur observatoire reste leur vie quotidienne et que là, ils sont loin de constater comme cette officine municipale (la mairie étant chargée d’évaluer sa propre action avec toute l’objectivité que cela sous-entend…) que Nice est « une ville plus sûre ». Tout au contraire, climat d’insécurité et insécurité réelle perdurent et progressent dans tous les quartiers de la ville.

    En effet, malheureusement, les faits sont tenaces et viennent contredire jour après jour la propagande estrosiste. Hier soir seulement, un policier de la Brigade Anti Criminalité de Nice a été passé à tabac par quatre personnes d’origine tchétchène après leur avoir simplement demandé de bien vouloir respecter la file d’attente dans un tabac. Lynché entre deux voitures, il ne doit son salut qu’à l’intervention de collègues qui ont eux aussi été blessés dans le violent affrontement.

    Toutes les déclarations tonitruantes de Christian Estrosi et ses amis ne peuvent faire oublier de nombreux éléments:

    - En 2008, notre ville se plaçait au premier rang des villes de plus de 250 000 habitants pour son taux de criminalité, avec 39 964 crimes et délits recensés !

    - Même selon les statistiques du fameux « Observatoire de la sécurité », les atteintes aux personnes – c’est-à-dire les agressions ! – n’auraient reculé que de 0,95%, avec 10 884 agressions cette année pour 10 988 l’an passé. Quel formidable bilan qu’une baisse de moins de 1% quand on se prétend un expert de la sécurité urbaine, et après trois ans à la tête de la municipalité !

    - Pour les mois de juin et juillet, cela représente plus de 50 agressions par jour.

    - Dans le même temps, les enlèvements de véhicule ont augmenté de presque 20%, indiquant bien où se trouvent les priorités…

    - Christian Estrosi appartient à un gouvernement qui prétend rétablir la sécurité tout en réduisant les effectifs de police.

    - Christian Estrosi appartient à un gouvernement qui ne mène aucune lutte réelle contre l’immigration, alors même qu’il apparaît aujourd’hui au grand jour que l’immigration massive est un facteur de désagrégation sociale et d’insécurité accrue.

    Rétablir l’ordre à Nice, et en France, cela réclame de la volonté politique, de la fermeté dans ses convictions, et du courage. Christian Estrosi et ses camarades de l’UMP en sont très largement dépourvus.


    Rassemblement de soutien à PAPY GALINIER

    27 août 2010

    [Communiqué du 27 août 2010]

    Depuis maintenant trois semaines, un homme de 73 ans croupit en prison au milieu de vrais délinquants et criminels. Le crime de René Galinier ? Avoir voulu protéger sa famille et son foyer.

    René Galinier est emprisonné pour avoir ouvert le feu sur deux cambrioleuses, découvertes au milieu de la nuit dans sa maison. Sur le moment, René Galinier n’a pu voir que deux silhouettes et il lui était impossible d’évaluer la dangerosité des individus ayant pénétré son domicile. C’est donc la sécurité qu’a choisi René Galinier, et on peut le comprendre au vu des nombreuses attaques de personnages âgées, saucissonnages avec torture et autres joyeusetés. Mardi encore, c’est un agriculteur de 60 ans qui succombait à ses blessures après avoir été roué de coup par des voleurs de métaux venus dépouiller son exploitation, et cela dans la même région.

    Alors que les agressions se font de plus en plus sordides et violentes, alors que l’Etat ne parvient plus à assurer la sécurité des citoyens, nous ne pouvons tolérer qu’un honnête citoyen de 73 ans croupisse en prison. Défendre son foyer n’est pas un crime !

    Avec les identitaires, exigez une refonte du cadre juridique de la légitime défense et la sanctuarisation du domicile, comme c’est déjà le cas dans de très nombreux pays. Si demain c’est votre foyer qui est en danger, votre famille menacée, agirez-vous autrement que Papy Galinier ?

    >> Nissa Rebela appelle à un rassemblement de soutien mardi 31 août à 18 heures, devant le Palais de Justice de Nice. <<

    Venez nombreux. Avec nous, faites entendre la colère du peuple !


    Rassemblement de soutien à “Papy Galinier” mardi à 18h devant le Palais de Justice

    26 août 2010

    Qui est Papy Galinier ?

    Voici près de 20 jours que René Galinier est incarcéré à la maison d’arrêt de Béziers pour avoir tiré sur deux cambrioleuses qui s’étaient introduites par effraction à son domicile. La Cour d’appel vient de de confirmer da détention en raison du trouble à l’ordre public, ce qui est d’autant plus fallacieux que, si trouble il y a, c’est surtout en raison de l’incarcération d’un Papy qui n’avait rien demandé à personne et que des malandrins sont venus dépouiller.

    D’ailleurs, Richard Roudier l’avait annoncé publiquement lors de la manifestation organisée par la Ligue du midi devant la Maison d’arrêt de Béziers puis sur le marché de Nissan où il a pris la parole: “Ne nous leurrons pas, René Galinier ne sera pas libéré aujourd’hui, il doit s’attendre à un long parcours d’obstacles avant de recouvrer sa liberté… Car le système n’a pas de plus grande hantise que lorsque les gens du peuple, abandonnés de tous, se défendent par eux mêmes. Aujourd’hui on ne laisse plus aux honnêtes gens que deux possibilités en cas d’agression, soit se faire tuer, soit aller en prison… Voila la situation dans laquelle le laxisme et la lâcheté de nos dirigeants, seuls responsables de ces tragédies, nous enferme“.

    >> Lire la suite sur le site de La Ligue du midi.


    Insécurité : Estrosi (UMP) moins efficace qu’Aubry (PS) ?

    26 août 2010

    Le journal de France 2 a comparé l’évolution de l’insécurité à Lille, qui privilégie la police de proximité, et à Nice, qui met l’accent sur les caméras de surveillance.

    Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

    Via Fdesouche


    L’immigration, une chance pour Nice!

    22 août 2010

    Intervention du GIPN à Nice rue de France: rixe entre clandestins

    A la base, un homme a été agressé au couteau – sans être blessé – par une bande d’individus en recherchant un autre soupçonné de leur avoir volé une somme d’argent. A l’arrivée de la police, certains des agresseurs ont pris la fuite, d’autres se sont réfugiés dans un appartement squatté de la rue de France. C’est là que les policiers les ont arrêtés avec le renfort du GIPN. Avant d’être interpellés, ils avaient eu le temps de se débarrasser de couteaux et de papiers d’identité volés à des Italiens. Au final, trois des suspects, en situation irrégulière, ont été confiés à la police aux frontières en vue d’être reconduits dans leur pays, la Tunisie et l’Algérie. Deux autres sont en prolongation de garde à vue pour l’agression mais aussi pour avoir bravé une interdiction du territoire français ainsi que pour du recel de vol. Les autres ont été mis hors de cause.

    [Nice Matin]


    Un entretien avec Philippe Vardon dans Minute

    29 juillet 2010

    Philippe Vardon est président de Nissa Rebela, le mouvement identitaire niçois, et membre du bureau exécutif du Bloc identitaire. Il a dirigé la liste identitaire Nissa (pour Nice Identité Sécurité Solidarité Action) aux municipales de 2008. Profondément enraciné, Niçois de vieille souche, il mène une véritable guérilla contre la politique mise en œuvre par la majorité estrosiste. Il nous présente un portrait édifiant de la réalité d’une grande ville administrée par l’un des plus proches amis de Nicolas Sarkozy.

    [cliquez sur les images pour lire l'entretien]


    Un Vélo Bleu volé chaque jour: 180 000 euros

    25 juillet 2010

    Et Nice Matin de titrer son article “Franc succès pour le Vélo Bleu en un an”. Cela aurait pu être “Franc succès pour les voleur de Vélos Bleus”!

    360 deux-roues ont disparu en une année

    « Pourquoi y a-t-il si peu de vélos en stations ? » La question de cet usager à un responsable de Véloway, avant-hier place Grimaldi, est révélatrice de la situation actuelle. Bien sûr, beaucoup de vélos sont sur la route. Mais le succès estival n’explique pas tout. Sur un parc de 1 200 Vélos Bleus, l’exploitant en revendique entre 980 et 998 en service. Mais certains sont en réparation. En pratique, il ne reste que « 700 à 800 vélos en circulation », estime Fabrice D’Angelo, responsable adjoint de l’exploitation. A tel point qu’un réassort de 200 à 300 vélos est imminent.

    La faute à quoi ? Aux vols et aux dégradations, pardi. En un an, 360 Vélos Bleus ont tout bonnement disparu. Un par jour, en moyenne. « On avait très mal commencé, reconnaît Benoît Kandel, le 1er adjoint au maire. Désormais, on est mieux que la plupart des autres grandes villes. Rennes compte 600 vols par an pour 900 vélos ; Toulouse, 1 200 sur 2 400 vélos ! »

    360, c’est néanmoins beaucoup. Mais ce pourrait être bien plus. Selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), les forces de l’ordre ont déjà constaté 121 vols et 239 faits de recel de Vélo Bleu, lors de contrôles routiers ou grâce aux caméras de vidéosurveillance (une cinquantaine de « flags » ont ainsi été réalisés). Quant aux vélos « empruntés », on en retrouve une dizaine par jour ! La police les rend à Véloway, qui dépose systématiquement plainte. Un vélo coûtant 500 e, on mesure l’ampleur du préjudice potentiel…

    [Nice Matin]


    Affaire Ghraieb : la République cède une nouvelle fois face aux exigences islamiques

    19 juillet 2010

    [Communiqué du 19 juillet 2010]

    Vendredi, les proches de Hamdi Ghraieb, tué le 26 juin dernier de plusieurs coups de couteau, ont manifesté sur l’avenue Jean Médecin et bloqué la circulation.

    La quarantaine de personnes réunies réclamaient la restitution du corps (conserver depuis trois semaines afin de réaliser autopsie et expertises nécessaires à l’enquête criminelle) pour pouvoir le rapatrier en Tunisie et l’enterrer selon les rites islamiques. En effet, le délai devenait insoutenable pour ces musulmans car en islam, le défunt doit être enterré au plus vite.

    À l’issue de cette manifestation tendue, les parents de Hamdi Ghraieb avaient annoncé qu’ils recommenceraient (c’est-à-dire paralyseraient à nouveau le centre-ville) chaque jour tant que le corps ne leur serait pas restitué. Ils n’auront pas eu besoin de mettre cette menace à exécution…

    Nous avons pu apprendre hier dans Nice Matin, que dès samedi la restitution du corps à la famille avait été annoncée par les autorités.

    L’Etat a plié une première fois face aux proches de Hamdi Ghraieb en les laissant perturber la circulation et défiler de la gare au Palais de Justice. Pourtant, le matin même, le Préfet n’avait pas hésité à recourir à la force pour déloger une manifestation de pompiers… La République a plié une seconde fois, en cédant aux exigences à caractère religieux de la famille de Hamdi Ghraieb. Il aura suffit d’une manifestation de quarante personnes pour que l’on décide de restituer immédiatement le corps, cela alors même qu’il était conservé dans le cadre d’une enquête.

    Une fois de plus, des musulmans ont voulu faire passer leur religion au-dessus du cadre légal. Une fois de plus, la République a cédé face à leurs exigences.


    Erreur

    18 juillet 2010

    Les pompiers se trompent, dans notre pays la racaille n’est jamais tabassée!


    Selon que vous serez pompiers ou musulmans ?

    18 juillet 2010

    [Communiqué du 18 juillet 2010]

    Vendredi matin, le Préfet a demandé à la police de faire cesser par la force le rassemblement de 200 pompiers, protestant contre la réforme des retraites, Place Masséna. Cette décision s’est soldée par de violents affrontements et plusieurs blessés.

    Vendredi après-midi, 40 personnes ont bloqué l’avenue Jean Médecin et la circulation du tramway. Ils réclamaient la restitution du corps de Hamdi Ghraieb, tué le 26 juin dernier de plusieurs coups de couteau, rue d’Angleterre. Le corps est en effet toujours conservé dans le cadre de l’enquête, ce qui ne satisfait pas la famille. Elle voudrait rapatrier (« ramener dans sa patrie ») au plus vite le corps en Tunisie. En effet selon le rite islamique, le corps doit être enterré extrêmement rapidement après le décès. En pays musulman, une personne décédée avant midi est souvent enterrée le jour même. Pour la famille de Hamdi Ghraieb, on comprend donc bien que c’est – comme souvent désormais – la loi coranique qui devrait s’imposer à la loi civile française et en l’occurrence à une enquête criminelle ! Les nombreux « Allah Akbar » entendus tout au long de ce cortège semblent bien aller dans ce sens.

    Dans les deux cas, les manifestations n’avaient pas été déclarées selon les modalités légales. Pourtant, la manifestation musulmane a été encadrée par la police du quartier Notre-Dame au Palais de Justice, et cela alors même que des violences sont survenues à la hauteur du centre commercial Nice Etoile.

    Comment le Préfet Lamy et le maire de Nice expliqueront-ils autant de fermeté face à des pompiers et autant de mansuétude face à la manifestation des proches de Hamdi Ghraieb ?


    Grenoble : le Raid et le GIPN pour 50 émeutiers !

    18 juillet 2010

    Les évènements survenus dans le week-end à Grenoble posent une question fondamentale : la capacité et la volonté de l’Etat de continuer à assurer la sécurité des citoyens.

    La personnalité du braqueur abattu par la police présente un premier élément consternant. Karim Boudouda, à 27 ans, avait déjà été condamné à trois reprises pour des vols à main armée. Je n’ai aucun doute sur la précocité criminelle de ce sympathique personnage (« très apprécié dans son quartier » blablabla), mais en imaginant que celui-ci ce soit lancé dans le banditisme à 17 ans (ou plutôt, se soit fait attraper pour la première fois à 17 ans) et qu’il se soit tout de même laisser quelques mois entre ces trois condamnations, cela nous laisse donc une moyenne de seulement trois ans de prison par braquage ! On comprend que Karim n’ait été que fort peu dissuadé de recommencer…

    La personnalité du policier qui a tué le braqueur n’a pas été mise en avant. C’est pourtant un héros. Par ce tir, il a certainement empêché que l’un de ces collègues, ou un simple passant, soit blessé ou tué. Par ce tir, ce policier a aussi rompu avec la logique qui veut que désormais quand on leur tire dessus à balles réelles (c’est devenu le cas dans quasiment toutes les émeutes urbaines depuis Villiers-le-Bel), les policiers gardent le sourire. Cette logique suicidaire qui veut que l’on salue le sang-froid de policiers devenus des cibles pour ball-trap racailleux, qu’on leur remette une jolie médaille quand ils ont été marqués au plomb par la haine de notre civilisation qui s’exprime désormais au grand jour. Sur les t-shirts, dans les « chansons », dans les tags, dans les tirs d’armes à feu.

    Mais cette logique malsaine a vite repris ses droits. Le soir même, dans le quartier de la Villeneuve, lors des incidents ayant démarré juste après la prière aux morts de l’imam, les voyous ont tiré sur les policiers. Mais là personne n’a répliqué, des ordres avaient-ils été donnés ? Il est certain que le pouvoir politique aurait du mal à assumer la mort de deux criminels dans la même journée. Tandis qu’un policier abattu, bah…

    Mais la Sarkozie veille, et Brice Hortefeux s’est déplacé sur les lieux pour rappeler que force resterait à la loi, « l’état de droit », » et tout ce genre de balivernes qui ne font plus tellement rire les Français. Avec lui, il a emmené 250 policiers supplémentaires, dont des hommes du RAID et du GIPN !

    Et c’est bien là que je pense que nous sommes face à un très grave problème… Le RAID (en particulier) et le GIPN, ne sont pas des unités publicitaires, qui doivent servir à montrer à la population que l’on ne cède pas face aux délinquants. Ce sont des corps d’intervention, des policiers d’élite.

    Dans tous les médias, on a évoqué une cinquantaine d’émeutiers. Et quand bien même seraient-ils très féroces, est-il réellement nécessaire d’employer le RAID à effectuer du maintien de l’ordre ? Est-il nécessaire de déployer 250 policiers supplémentaires, soit 50 policiers pour 5 racailles ?!

    Et si c’était dix cités du 93, trois cités marseillaises et cinq cités de la banlieue lyonnaise qui s’enflammaient en même temps, il enverrait qui Hortefeux ? Ah oui, notre armée, bientôt plus hallal qu’un Quick !

    Une cinquantaine d’émeutiers, dans un quartier confiné… M’est avis qu’une équipe de videurs de boîtes de nuit ou un groupe de supporters du PSG un tant soit peu sur les nerfs pourraient les ramener au calme assez rapidement en réalité. Car tout ce qu’il manque au fond, ce n’est que de la détermination…

    Ne nous voilons pas la face, une bonne partie des policiers plongés au cœur de ces actes de guérilla (j’adore voir les médias continuer à parler de « violences urbaines » quand on fait feu sur les forces de l’ordre) ont peur.

    Pour le plus grand nombre, peur de la hiérarchie et de la justice. Car il ne faut surtout pas de « bavure » (comprenez, réaction virile face à une agression), et ils savent bien que si cela tourne mal, ils seront lâchés par leur hiérarchie et lynchés par la justice. Bien entendu, le pays légal est encore une fois à rebours du peuple qui trouverait les policiers plus sympathiques s’ils mettaient davantage de baffes aux petites racailles et moins d’amendes aux automobilistes.

    Pour certains policiers, il existe aussi une réelle peur physique face aux émeutiers. Comprenons bien qu’aujourd’hui de nombreux jeunes entrent dans la police avant tout pour être fonctionnaire, et pas forcément pour faire la chasse aux truands. On peut aussi penser à ces jeunes policiers arrivant de petites villes ou de régions calmes, et se retrouvant confrontés à une agressivité, des démonstrations de haine, dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence. Le petit Jean-François qui a passé toute sa jeunesse à Cholet et finit par se coltiner avec les amis de Karim dans les cités de Grenoble n’était pas forcément préparé, et la formation des gardiens de la paix (par déni de réalité comme souvent) n’est pas du tout adaptée à ce type de situations.

    N’est-il pas légitime de se demander pourquoi dans un pays aussi violent que les USA, les policiers peuvent patrouiller seul en voiture, alors qu’en France on attend trois véhicules de renforts pour intervenir sur une bagarre ? Les règles ne sont simplement pas les mêmes, et aux USA (comme dans tous les pays du monde !), si un criminel veut pointer son arme sur un policier, il a plutôt intérêt à tirer vite et bien, car il n’aura pas de seconde chance…

    Rien ne sert de déployer des effectifs dithyrambiques dans les cités, d’en appeler aux unités d’élite, si l’esprit qui anime les logiques de maintien de l’ordre et de la sécurité dans notre pays ne change pas. Je ne suis pas, on le sait, un grand amateur du « parti de l’ordre » et des envolées sécuritaires (mon fond libertaire étant ce qu’il est, une société policière n’est pas franchement mon idéal). Mais face à la situation telle qu’elle évolue actuellement, les règles d’engagement de la police doivent évoluer (en s’inspirant du cadre régissant les gendarmes dans ce domaine par exemple). La sécurité des biens et des personnes doit redevenir son rôle central, et non pas la collecte de fonds pour un Etat en faillite financière… et morale. Enfin, s’il est évident que de nombreux corps de la fonction publique ont besoin d’une cure d’amincissement, ce n’est certainement pas le cas des forces de sécurité dans leur ensemble. Les violences explosent mais l’on supprime des postes de policiers et de gendarmes, aucun citoyen ne peut le comprendre.

    Notre peuple attend ce Ministre de l’Intérieur qui réunira ses troupes dans la cour de la Place Beauveau et commencera son discours en ces termes : « Messieurs, à partir de maintenant, les règles ont changé… »

    Philippe Vardon


    Pompiers agressifs?

    18 juillet 2010

    Photo tirée du blog du socialiste Patrick Allemand, manifestement les pompiers n’étaient pas là pour “casser du flic”…


    Honte à un Etat qui envoie sa police contre ses pompiers

    16 juillet 2010

    [Communiqué du 16 juillet 2010]

    Ce matin, de violents incidents ont opposé la police et des pompiers qui manifestaient contre la réforme des retraites, Place Masséna. L’AFP a évoqué six blessés et les photos diffusées sur le site de Nice Matin donnent une idée de la violence des affrontements entre les 200 pompiers et des forces de police lourdement équipées.

    Le Préfet Francis Lamy, en compagnie de Christian Estrosi qui lui a apporté son total soutien, a justifié l’usage de la force dans le cadre de la répression de cette manifestation.

    Pour notre part, et nous faisant l’écho de l’ensemble de la population niçoise, nous ne pouvons au contraire que condamner les ordres qui ont été donnés aux forces de police. En quoi ce rassemblement de pompiers menaçait-il l’ordre public au point de devoir être réprimé de la sorte ?

    Il est inacceptable que des policiers soient employés à faire la basse besogne du gouvernement en faisant taire toute opposition, alors même qu’on les empêche d’agir avec la vigueur nécessaire contre les délinquants qui pourrissent la vie des Niçois. L’Etat a choisi d’utiliser la force avec des pompiers, mais ne fait preuve que de faiblesse face à la racaille !

    Chacun a encore en mémoire les émeutes sur l’avenue Jean Médecin en marge des manifestations pour Gaza, et le manque de courage des donneurs d’ordre et des politiques…

    (cliquez sur la photo pour accéder au diaporama de Nice Matin)


    G8: les Niçois vont encore trinquer pour la gloire d’Estrosi

    29 juin 2010

    [Communiqué du 29 juin 2010]

    Nicolas Sarkozy l’a annoncé en marge de la réunion du G20 au Canada, la ville de Nice accueillera au printemps prochain la réunion du G8 (réunissant les huit principales puissances économiques) organisée par la France. Cette décision est bien entendue liée à un intense lobbying de Christian Estrosi auprès de son ami Sarkozy.

    Est-ce une bonne nouvelle pour Nice et les Niçois ? Certainement pas.

    Seulement quelques semaines après le sommet France-Afrique, les Niçois n’ont pas oublié ce que ce genre de rendez-vous signifie de perturbations de la circulation (routes barrées et transports en commun désorganisés), de présence policière excessive et de quartiers paralysés. Les riverains de la « zone rouge » se sont retrouvés dans des situations délirantes, obligés de se garer loin de leurs domiciles, y compris quand ils y possèdent un parking… Avec ces sommets, c’est la ville qui est mise en état de siège et doit se plier au rythme des « grands de ce monde ». Et que l’on ne nous parle pas de prétendues retombées économiques. Les bénéficiaires de ces événements sont très rares, alors qu’en revanche c’est l’économie toute entière qui tourne au ralenti, et que l’on voit même des commerces (toujours dans la fameuse zone rouge) obligés de fermer pendant la durée du sommet.

    Le G8 sera aussi synonyme de violences. Que l’on se rappelle un peu du sommet européen de 2001 : barricades sur l’avenue Jean Médecin, commerces saccagés sur toute l’avenue de la République, BNP incendiée rue Barla… Et il y a fort à parier qu’avec l’évolution malheureuse que connaît notre ville, nous verrons cette fois-ci nos petites racailles se mêler aux casseurs d’extrême-gauche. Une bonne ambiance en perspective.

    Quand Christian Estrosi déclare que l’organisation du G8 à Nice est « un témoignage d’estime à l’égard de la population niçoise », on ne peut que rigoler. Ce qui serait un témoignage d’estime c’est d’arrêter de se servir de notre ville comme faire-valoir et de laisser les Niçois en paix !

    Pour Christian Estrosi notre ville n’est qu’un strapontin, dont il se sert sans aucun respect pour promouvoir sa petite personne et sa carrière personnelle. Nice mérite mieux.


    “Votre sécurité, notre priorité…”

    28 juin 2010

    C’est le slogan que l’on peut retrouver régulièrement dans les publicités vantant l’action de la municipalité. Le samedi 26 juin, Christian Estrosi s’est d’ailleurs offert deux pages de publicité dans Nice Matin (enfin, les contribuables niçois lui ont offert plutôt…), avec en grand titre “Nice, une ville plus sûre”.

    Pourtant, dès le lendemain la réalité venait déjà contredire les statistiques présentées par les services de communication du Maire…

    Un jeune tué par arme blanche lors d’une rixe

    « Il a vu un collègue en train de se battre, alors il a voulu les séparer. Et il s’est pris le coup de couteau. C’est même pas un coup qu’il reçoit, c’est la mort ! Et nous, on est tous sous le choc. »

    Raouf a le masque hier midi. Quelques heures plus tôt, Hamdi G., son ami, à peine âgé de 20 ans, a trouvé la mort sur le trottoir d’en face. Rue d’Angleterre, au centre de Nice. Des traces de sang sont encore visibles, sur la façade du restaurant vietnamien contre laquelle la jeune victime s’est effondrée.

    Il est autour de 23 h 30, samedi, lorsqu’une rixe éclate entre deux clients d’un pub rue d’Alsace-Lorraine, près de Jean-Médecin. Le motif ? Probablement bien futile. Une simple réflexion qui serait mal passée. Suffisant toutefois pour que les deux hommes – un Maghrébin de 22 ans et un Marseillais proche de la cinquantaine – aillent en découdre place Saétone, devant les locaux de la… police municipale, alors fermés.

    « C’est très choquant »

    Le staff du pub affirme être intervenu pour calmer les esprits. Si bien que les belligérants retournent s’attabler après cet échange musclé. Mais ils vont à nouveau se « chauffer » vers minuit et demi.

    Au même endroit. Le plus âgé aurait alors porté des coups avec un couteau à cran d’arrêt à son adversaire, Ali S. Or celui-ci est une connaissance de Hamdi G., qui assiste à la scène. Il décide d’intervenir.

    Dans la bagarre, Hamdi reçoit un ou plusieurs coups de couteau. Au moins un « au thorax, selon une commerçante. Il s’est mis à courir, porté par l’adrénaline. Ça saignait beaucoup. On lui disait de s’arrêter. Et d’un coup, il est tombé… On a appuyé sur la plaie pour faire pression, on lui disait « reste avec nous » en attendant les pompiers. Ils lui ont fait un massage cardiaque pendant un quart d’heure. En vain. C’était très choquant. »

    Si le pouls de Hamdi G. ne bat déjà plus, Ali S. ne présente que des blessures superficielles. Il a pourtant été atteint à trois reprises – à l’abdomen, à la jambe et au bras. Ces coups auraient pu être fatals.

    Interpellé, il aurait reconnu les faits

    Grâce à des signalements, le meurtrier présumé est interpellé non loin de là par le Groupe de sécurité de proximité. Sans opposer de résistance. Il est placé en garde à vue au commissariat Auvare, où la brigade criminelle de la sûreté départementale a été saisie de l’affaire.

    Cet homme, hébergé dans un foyer, est connu des services de police pour d’autres affaires de violences. Selon des éléments d’enquête, il aurait reconnu les faits.

    Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour homicide volontaire et tentative d’homicide.

    Une autopsie sera pratiquée dans la semaine, pour déterminer les causes exactes de la mort de Hamdi G. Terrible nouvelle qui a mis en émoi ce quartier populaire et commerçant.

    [Nice Matin]


    “La ville la plus sûre de France” (Christian Estrosi)

    16 juin 2010


    “La ville la plus sûre de France” (Christian Estrosi)

    5 juin 2010

    Vague d’arrestations aux Moulins pour trafic de drogue

    Seize personnes ont été interpellées. Huit sont encore en garde à vue dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants dans un immeubles de la cité des Moulins

    C’était un secret de polichinelle. La barre d’immeubles située au 30, rue des Mahonias était devenue un haut lieu du trafic de cannabis. Pas un supermarché de la drogue mais un « spot » assez couru et surtout bien organisé, avec un « drive ». Comme dans les fast-foods.

    Les acheteurs garaient leurs voitures en bas de la tour, montaient quelques marches, achetaient leur « dope », ressortaient par une autre entrée avant de reprendre leur véhicule.

    Des guetteurs étaient postés à des endroits stratégiques afin de prévenir de l’arrivée de la police.

    [lire la suite]

    Napoléon-III: les élus s’efforcent de rassurer les habitants

    (…) Boulevard Napoléon-III, pourtant, les riverains n’ont pas franchement envie de rire. Après trois agressions en dix jours et une vague de dégradations contre les commerces, ils auraient plutôt envie de ruer dans les brancards.

    (…)Dans chaque commerce, ils ont été confrontés aux mêmes inquiétudes. Et aux mêmes colères : « Chaque soir, des bandes de jeunes débarquent dans les rues. Ils importunent les passants et cassent pour le plaisir de casser. C’est insupportable ! »

    Caroline Geloen, gérante de la station BP, précise : « La nuit dernière, ils ont encore essayé de pénétrer chez nous. C’est la troisième fois en un mois ! Heureusement, nous avons un chien…

    Un peu plus loin, le magasin Coyote Pizza a été cambriolé dans la nuit. « Ils ont fracturé le rideau métallique » soupire un employé. « Tout ça pour emporter le fond de caisse, quelques dizaines d’euros. »

    [lire l'article en entier]


    “T’as pas un 06 ?”

    31 mai 2010

    [via Fdesouche]

    Vidéo postée sur Facebook, ce matin, par son auteur “BBR Négeu“, originaire de Bamako (Mali) et résidant à Bobigny (93)…

    Une adolescente blanche refuse de donner son numéro de portable, elle se fait frapper…

    La scène semble se dérouler sur l’espace de circulation entre le centre commercial Bobigny 2 et l’esplanade de la préfecture à Bobigny, près du métro et du tramway.

    Les commentaires, sur Facebook, des amis de l’auteur de la vidéo sont assez éloquents.

    “Sa Cés Pour Les Meuf Qui Veulent Pas Pasé Leur 06 Qui Veul Pas Coperé Voila Ski Ce Passe Sa Par Tro Viite Mdrrr !! Boboch Cé Fooleck Mek”Commentaire de l’auteur de la vidéo sur Facebook

    Traduction : “Ça, c’est pour les filles qui ne veulent pas donner leur numéro de téléphone portable, qui ne veulent pas coopérer, voilà ce qu’il se passe, ca part trop vite. Mort de rire. Boboch (Bobigny), c’est fou les mecs !”


    Sommet France-Afrique?

    30 mai 2010

    Apparemment, certains habitants ont décidé de fêter à leur façon le sommet France-Afrique se déroulant dans notre ville…

    Samedi après-midi, la circulation a été perturbée à plusieurs reprises par des cortèges célébrant des mariages maghrébins. Vous pourrez trouver ci-dessous les photos qui nous ont été transmises par un sympathisant. Celles-ci ont été prises dans la rue jouxtant le Palais Acropolis. Alors même que l’on impose jusqu’à mardi des réductions drastiques de circulation aux Niçois (les riverains doivent présenter leurs papiers d’identité et un justificatif de domicile pour rentrer chez eux!) et que des forces de police délirantes ont été déployées dans tout le secteur, certains peuvent se permettre de bloquer la route (ils ne sont même pas arrêtés à un feu sur ces images) et de brandir fumigènes et drapeaux étrangers.

    Ce type de rassemblements, volontairement provocateurs, ont désormais lieu quasiment tous les week-ends dans le centre de Nice. Pourtant, aucune intervention policière quelle qu’elle soit (ne serait-ce que simplement pour fluidifier la circulation routière) ne nous a jamais été signalée par nos correspondants ou dans les médias. Loin de constituer de banales effusions de joie, ces cortèges parsemés de drapeaux de pays du maghreb se veulent de véritables démonstrations de force. Des jeunes d”origine maghrébine, souvent au volant de puissantes voitures ou motos, nombreux, affirment leur force et leur impunité. Par leurs drapeaux, ils veulent nous montrer qu’ils ne se sentent pas Français. Par leurs cris, leurs fumigènes, leur blocage de la circulation, ils veulent nous montrer que la rue leur appartient. Les mariages ne sont qu’un prétexte.

    Ce soir aura lieu un match de football entre l’équipe de France (dire “la France” serait bien exagéré…) et la Tunisie, encore de grands moments en perspective…


    La municipalité placée face à ses responsabilités lors du conseil de quartier Centre-ville

    28 mai 2010

    Jeudi, les élus présents ont certainement regretté de ne pas être à Paris avec leu maire bienaimé… Car ils ont souffert lors du conseil de quartier du Centre-ville. Dominique Estrosi, Jean-Marc Giaume, Pierre-Paul Léonelli et Auguste Vérola ont dû faire face à des habitants en colère, ulcérés par l’insécurité et la paupérisation à laquelle ils sont confrontés.

    Voici quelques extraits de l’article paru dans le Nice Matin du 27 mai:

    A cran. Les riverains du cœur de ville n’en peuvent plus. De la drogue dealée dans leur cage d’escalier, des bagarres devant leur porte d’entrée, des vols à la tire… [...]

    “Rien ne bouge, rue Pertinax, les gens continuent de se droguer sous nos fenêtres” [...]

    “Parlons-en des caméras, j’en ai une en face de chez moi rue Pertinax. Eh bien, les drogués s’envoient de l’héroïne devant. Il faut juste mettre des policiers de temps en temps, bon sang!” [...]


    Encore pris en flagrant délit de mensonge…

    26 mai 2010

    Des mesures incantatoires, inopérantes, destinés à rassurer le bon électeur UMP… mais certainement pas à ramener la sécurité dans notre pauvre ville.

    Christian Estrosi et les mineurs fantômes

    DESINTOX – Cinq mois après la mise en place d’un couvre feu pour les mineurs de moins de treize ans dans sa ville, le Maire de Nice affirme que le dispositif permet de ramener des enfants “tous les week-end”. Il n’y en a nulle trace.

    «Des mineurs sont ramenés régulièrement tous les week-ends. Et il y a encore trois semaines, deux mineurs de 8 ans et un de 10 ans.» Christian Estrosi Le 29 avril, sur Europe 1

    INTOX

    Ministre chargé de l’Industrie, Christian Estrosi a toujours affiché un tropisme marqué pour les débats de sécurité. En décembre dernier, le maire de Nice avait mis en place dans sa ville un dispositif de couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, entre 23 heures et 5 heures du matin. Au premier jour de cette initiative très médiatisée, des journalistes avaient escorté les équipes de police de nuit, à la recherche de jeunes désœuvrés. En vain. Mais le dispositif a fait ses preuves. Du moins, si l’on en croit le premier magistrat de Nice. Le 29 avril, sur Europe 1, Marc-Olivier Fogiel raille les effets de com du dispositif et demande : «Concrètement, combien de mineurs avez-vous ramené à la maison ?» Réponse d’Estrosi : «Régulièrement, tous les week-ends. Et il y a encore trois semaines de cela, deux mineurs de 8 ans et un de 10 ans.»

    DESINTOX

    Des mineurs pêchés, de nuit, dans les rues niçoises «régulièrement», «tous les week-ends» ? Une affirmation qui étonne certains acteurs de la sécurité. Car aucun des policiers locaux interrogés par Libération n’a eu vent d’un mineur ramené chez lui depuis que l’arrêté a été pris. «En quatre mois, je n’ai rien entendu à ce sujet. De toute manière, notre problème, ce sont les jeunes de 15 ans à 19 ans», explique un agent de la police nationale, habitué des équipes de nuit. Même son de cloche du côté des municipaux. Les quatre agents contactés n’ont rien à raconter sur ce point précis. La mairie de Nice nous a fait parvenir un bilan de la mesure. Evidemment très favorable : «L’arrêté a été reconduit jusqu’à la fin de l’année 2010. Le bilan : satisfecit général de la population. L’action conduite est jugée très positive». Mais le document ne comporte aucun chiffre d’éventuelles interpellations de mineurs. Et pour cause, finit-on par dire à la mairie : «Il n’y en a eu aucune.»

    Ce qui n’empêche pas Estrosi de raconter l’inverse, livrant à chaque interview le même exemple édifiant. Seule change la date des faits. Le 7 mars, sur France 5, le ministre disait : «Tenez, samedi dernier, on a arrêté deux gamins de 8 ans et un de 10 ans, après 23 heures. Les parents sont venus les chercher.Ils nous ont remerciés.» Bis repetita le 12 mars, sur Europe 1 : «Le seul week-end dernier, nous avons arrêté à 23 heures deux gamins de 8 ans et un de 10 ans». Et à nouveau, donc, le 29 avril : «Et il y a encore trois semaines de cela, deux mineurs de 8 ans et un de 10 ans.» C’est bien la preuve qu’il fallait prendre un arrêté : trois mystérieux mineurs de 8 et 10 ans errent dans la nuit niçoise avant chaque interview du maire.

    [Libération]


    “Comment sécuriser les transports en commun ?”

    18 mai 2010

    … titre Nice-Matin du 15/05/2010 en pages intérieures, sous la plume de Christine RINAUDO.

    1°/ Le secrétaire de la ST2N, gestionnaire des transports en commun niçois, explique avec nuance “Il ne faut pas mélanger insécurité et sentiment d’insécurité”… Ben, voyons.

    2°/ Le préfet Francis LAMY renchérit dans la mauvaise foi : “L’insécurité a baissé dans les transports. La politique d’implication du maire de Nice est très forte…” Ah bon ?

    3°/ Le directeur de cabinet adjoint du préfet tempête : “Les agressions ne sont pas tolérables et ne seront pas tolérées. On ne laissera rien passer…” Les Niçois sont rassurés.

    4°/ Le délégué CGT des transports 06, lui, n’a rien vu : c’est “un réseau paisible. Tout ne va pas si mal au royaume des transports en commun.” Et puis, il y a aussi “les conducteurs [qui] ressemblent à la population qu’ils transportent”. On respire.

    Oubliés le chauffeur de la ligne 9/10 injurié et giflé par deux cyclomotoristes, et le chauffeur de la ligne 23 blessé au visage par trois femmes qui voulaient descendre entre deux arrêts…

    Dans la ville “la plus sûre de France” (et pourquoi pas d’Europe, en attendant mieux) lorsque la réalité dérange, elle n’a plus lieu d’exister.

    DA


    “Nous faisons mieux et plus qu’ailleurs”, “notre efficacité est arrivée à un point tel” (bis)

    18 mai 2010

    … nous disait Christian Estrosi à propos de l’insécurité.

    Trois voitures incendiées dans une HLM à l’Arénas


    Trois voitures ont été carbonisées dans une résidence HLM. Les flammes ont léché toute la façade d’un immeuble

    Résidence « Nice Flore », boulevard René-Cassin à Nice-ouest. Un ensemble de trois immeubles HLM où, d’après les résidents, « il ne s’est jamais rien passé ». Jusqu’à l’incendie qui a mis en émoi des dizaines d’habitants, dans la nuit de samedi à dimanche.

    Trois véhicules garés sur le parking à l’air libre, juste en-dessous de l’immeuble « Les Pins », ont été entièrement brûlés. Un quatrième a été léché par les flammes, tout comme « Les pins », dont la façade de sept étages a été copieusement noircie.

    Fort heureusement, nul n’a été blessé, ni même incommodé par les fumées. Mais Saliha se dit « sous le choc. Ça fait peur ! Au premier étage, les vitres ont été cassées. La dame qui vient d’emménager là était blême, elle ne voulait plus rentrer ».

    Frayeur nocturne

    Ce sont les explosions de pneus et d’airbags qui ont réveillé les résidents, sur les coups de 4 h du matin. Ils se sont attroupés, tandis que pompiers et policiers intervenaient dans cet ensemble encaissé, en face de l’école « Nice Flore ».

    Alerté par un voisin, Gilbert a juste eu le temps de sauver sa Peugeot 106, dont le flanc commençait à fondre. Louis a eu moins de chance. Sa Fiat Tempra est entièrement calcinée. Un vieux modèle, certes. « Mais comment vais-je aller faire les courses, pour ma femme et moi ? »

    On ignorait hier l’origine du sinistre, qui pourrait n’être dû qu’à un seul départ de feu. Mais il cause à coup sûr un lourd préjudice à plusieurs résidents, en prime d’une belle frayeur.

    [Nice Matin]


    Et Christian Estrosi va encore fanfaronner sur la sécurité?!

    13 mai 2010

    Un chauffeur de bus frappé et mordu par trois passagères

    Les événements les plus anodins peuvent donner lieu à d’injustifiables déchaînements de violences. C’est ce qui s’est produit hier soir vers 20 heures sur la ligne 23. L’autobus roulait en direction de l’aéroport Nice-Côte-d’Azur et à hauteur du rond-point des Sagnes, à proximité du terminal 1, trois passagères ont manifesté la volonté impérieuse de descendre entre deux arrêts.

    Mais le chauffeur, appliquant le règlement, a expliqué aux trois passagères qu’un stop sauvage était impossible et qu’aucune descente n’était autorisée entre deux arrêts. Face à ce refus, les trois jeunes femmes sont devenues très agressives. L’une d’entre elles s’est saisie de sa chaussure à talon et a asséné un coup au chauffeur qui conduisait et était concentré sur la route.

    Ce dernier a été blessé au visage et a eu alors le réflexe de relever la vitre de sécurité en stoppant son véhicule. Mais les trois jeunes femmes en furie ont continué leur assaut. Le chauffeur a été encore agressé et mordu à la main. Pendant ce temps, l’alerte avait été donnée grâce aux systèmes de sécurité et un autre chauffeur a immédiatement secouru son collège en difficulté.

    Une femme en furie interpellée

    D’autres effectifs convergeaient au même moment vers le bus : c’est ainsi que la police municipale et la brigade mobile d’intervention du transporteur ont pu interpeller l’une des trois jeunes femmes qui se trouvait encore à bord du bus. Les deux autres passagères impliquées dans l’agression ont réussi à prendre la fuite. Le chauffeur âgé d’environ 35 ans a été dirigé par les secours vers les urgences de l’hôpital Saint-Roch.

    Il y a reçu, hier soir, la visite ou des messages de réconfort de Benoît Kandel, premier adjoint, de Christian Estrosi, ministre-maire de Nice et de Michel Otto-Bruc, secrétaire général du syndicat CGT-ST2N.

    Hier soir, ce dernier a insisté sur « la réponse rapide et efficace des autorités à tous les niveaux » tout en rappelant que « l’important dispositif de sécurité mis en place ne pouvait malheureusement pas empêcher toutes les agressions ».

    En raison de l’efficacité de cette réaction, les traminots n’envisageaient hier soir aucune action et aucun arrêt de travail. Avant cette agression, le syndicat CGT Transports avait planifié, pour le 17 mai prochain, une manifestation d’envergure sur l’avenue Jean-Médecin sur le thème de la sécurité (agressions, incivilités, utilisation intempestive des voies du tram).

    [Nice Matin]