Il va falloir leur faire comprendre que ce n’est pas chez eux…
7 mars 2010« Ici, c’est chez nous »
«On sait à quelle heure vous finissez. On va vous attendre et vous crever. On va vous calibrer ! Ici, c’est chez nous. »
« Ici », c’est à l’Ariane, où une intervention de police a tourné au vinaigre le 26 février dernier. Pour avoir copieusement insulté et menacé de mort des policiers niçois, trois résidents du quartier ont été condamnés par la 6e chambre correctionnelle, mercredi. Deux policiers victimes de violences lors de l’intervention s’étaient porté partie civile.
Interpellation houleuse
Ce soir-là, une patrouille intervient pour trafic de stups et tapage rue du Comte-Vert. Les policiers trouvent une quinzaine de jeunes. L’un d’eux reconnaît un fonctionnaire qui l’a interpellé deux jours plus tôt. Galvanisé par la présence de ses camarades, il ouvre la porte de la fourgonnette et provoque le fonctionnaire.
Les autres jeunes empêchent son interpellation. La tension monte, des renforts arrivent. Plusieurs individus sont finalement arrêtés. Certains sont mineurs, trois autres ont à peine 20 ans. Ils sont placés en détention jusqu’à leur comparution ce mercredi.
Les propos outrageux ? « Je n’ai jamais dit ça », se défend l’un d’eux à l’audience. Ce sont les policiers qui les auraient insultés, prétend un autre. « J’me suis rebellé. Mais ils nous ont frappés », renchérit le troisième.
Tous trois la jouent profil bas. Ils avancent des arguments souvent maladroits, semblent écrasés par l’univers codifié et solennel d’un palais de justice.
Leur avocat, Me Florence Massa, a toutes les peines du monde à les faire taire.
Au point de conduire le vice-procureur Olivier Caracotch à un sévère rappel à l’ordre.
Logique de territoires
Surtout, le représentant du parquet pose une question de fond : « Est-ce qu’on peut tolérer, sur le territoire de la République, que ses lois ne s’y appliquent pas à certains endroits ? Non. Il ne faut pas banaliser cette affaire. »
Olivier Caracotch requiert 4 mois de prison avec sursis, plus 90 heures de travaux d’intérêt général, pour deux des prévenus.
Quatre mois ferme, et un de plus pour usurpation d’identité avec mandat de dépôt, à l’encontre du troisième, au casier judiciaire déjà chargé.
Me Massa souligne « un doute certain sur les auteurs des menaces ». Mais le tribunal présidé par la juge Moreau-Zalma suivra à la lettre les réquisitions du parquet.
Christophe Cirone
[Communiqué de presse de la mairie d'Orange - 4 février 2010]
Deux TGV, deux TER, deux trains couchettes et un ensemble Teoz ont ainsi été démolis en l’espace de deux heures.
Sur le trottoir, il y a des débris de miroir et quelques gouttes de sang. Le petit-fils de Marc Ecauvre, le bijoutier de 77 ans, vient de tenter d’attraper les agresseurs qui s’enfuient à scooter en lançant un miroir dans leur direction. Peine perdue. Tout est allé trop vite. À l’intérieur, le bijoutier a la tempe en sang. Il a pris « un coup de crosse ». Sa fille Joëlle est très calme mais commence à se rendre compte qu’il « aurait pu y avoir un carnage ».
Il y a 10 ans, la publication des statistiques sur les voitures brûlées lors du Nouvel An créait un émoi politique et médiatique important. La droite accusait le gouvernement Jospin de ne pas répondre aux problèmes d’insécurité. En septembre 1999, Jacques Chirac s’alarmait des 14 000 incendies volontaires pour 1998. Une année qui s’était conclue par une Saint-Sylvestre agitée à Strasbourg mais très calme dans le reste de la France : à peine une centaine de véhicules incendiés, au total.
Dans la nuit de Samedi à Dimanche près du chemin du rosaire (quartier de l’Annonciade) un incendie criminel de poubelles a été déclenché intentionnellement, mettant le feu par contagion à deux voitures. Un de nos lecteurs nous a rapporté ce fait, peu commun à Menton.
Le blog de notre consoeur Souricette avait-il vu juste ? Depuis la rentrée de Septembre, il constatait une hausse rapide et anormale de la délinquance de rue dans notre ville de Menton, surtout en centre-ville. Ceci du fait d’une bande de crasseux que renoncait à chasser la police municipale occupée par ailleurs à obtenir des locaux plus dignes pour faire passer le temps à l’abri des risques du métier.
Dans votre édition du dimanche 13 décembre 2009, vous avez publié en page 9 un article intitulé « Expulsion au conseil municipal» dans lequel vous évoquez les événements survenus au conseil municipal vendredi. Je vous remercie d’insérer, conformément aux dispositions de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 modifiée par la loi du 29 septembre 1919, le droit de réponse suivant :
Peut-on imaginer qu’une telle mobilisation puisse se faire sans que M. Pierre-Paul Léonelli, adjoint délégué à la propreté et au nettoiement, ne soit au courant ou a minima ne s’en rende compte ? En voyant tant de têtes bien connues affluer dans la salle du conseil…
Notre présence n’était manifestement pas du goût de tout le monde… En effet, pendant la pause nous avons vu apparaître plusieurs personnages aux allures tranchant avec le public habituel (quelques militants et beaucoup de retraités…) assistant aux débats du conseil. Grosses bagues, physiques massifs, tatouages connotés (les « yeux de biche » que l’on récolte souvent lors d’un passage en prison…) ; ces personnages, trois au début, semblaient s’intéresser tout particulièrement à nous.
Le samedi 28 novembre, NISSA REBELA accueille à Nice Jacques Bompard – tête de liste de la LIGUE DU SUD aux prochaines élections régionales (14 et 21 mars 2010) – dans le cadre d’une rencontre-débat lors de laquelle celui-ci présentera le projet de la LIGUE DU SUD pour défendre les gens d’ici.


