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    Estrosi-Ciotti-Sarkozy : un bilan catastrophique en matière de violences

    27 janvier 2012

    Quelques jours auparavant, Christian Estrosi et Eric Ciotti ont eu droit à une pleine page dans Nice Matin dans laquelle ils se félicitaient de la baisse de l’insécurité…

    Si les « atteintes aux personnes » ont bien diminué de 4%, cette statistique a été mise en avant par nos duettistes UMP pour masquer une toute autre réalité : les plaintes pour coups et blessures volontaires ont augmenté de 8,8% l’an passé. En l’espace de six années, on est sur une augmentation de près de25% !

    Le journal gratuit METRO a rétabli la vérité sur les statistiques délivrées par la Préfecture.


    Rue de Suisse, encore

    20 janvier 2012

    Nice Matin du jour (décidément la rue de Suisse est à l’honneur), vous noterez tout de même que le charmant Youssef a été… relaxé.


    Efficacité estrosiste : 0,8 interpellation par caméra en 2011

    21 décembre 2011

    Allez, premier calcul facile , combien de caméras en moyenne pour une interpellation ? 624 caméras divisées par 500 interpellations = 1,2. Soit, moins d’une procédure par caméra et par année. Simple donc… Et révélateur sur la notion municipale d’efficacité.

    Penchons-nous sur le coût global du dispositif. Selon Le Petit Niçois, l’installation de ces 624 caméras coûtent quelques 8,7 millions d’euros d’investissement.

    Allez hop, calculette pour obtenir le coût par caméra : 8 700 000 / 624 = 13 942 euros (on vous épargne les chiffres après la virgule). Que je multiplie par 1,2. Cela nous met l’interpellation à environ 16 730 euros.

    [source]


    Evry : la racaille attaque la police pour défendre deux femmes en burqa

    9 décembre 2011

    Deux policiers qui avaient entrepris de verbaliser une femme intégralement voilée hier soir au centre commercial d’Evry (Essonne) ont été pris à partie par de jeunes habitants d’un quartier voisin, et légèrement blessés. Deux de ces jeunes hommes, âgés de 21 et 29 ans, ont été interpellés, a-t-on ajouté. Les faits se sont produits mercredi aux environ de 21 heures lorsqu’une équipe de patrouilleurs a cherché, au centre commercial Evry 2, à contrôler une femme en niqab pour la verbaliser, ont indiqué ces sources.

    Un homme, qui accompagnait la femme intégralement voilée, a tenté de se soustraire au contrôle en l’entraînant et en proférant « des insultes à caractère raciste » à l’adresse des patrouilleurs, a affirmé une de ces sources. Appelés en renfort, des fonctionnaires de la Brigade anti-criminalité (Bac) se sont retrouvés aux prises avec plusieurs jeunes du quartier voisin des Pyramides, a poursuivi cette source.

    Ils ont alors à nouveau essuyé des insultes à caractère raciste et une altercation a éclaté au cours de laquelle deux agents ont été blessés, a-t-elle ajouté, précisant que le premier « souffre de contusions à l’épaule et aux pommettes » et le second a été « blessé au doigt ».

    Ils se sont vu prescrire « huit jours d’ITT (incapacité totale de travail, ndlr), a précisé une autre source policière. Les deux hommes interpellés ont été convoqués par la justice pour répondre des faits d’outrage, rebellion et menaces sur personnes dépositaires de l’autorité.


    Insécurité, défense légitime : une tribune de Philippe Vardon

    7 décembre 2011

    Gilbert et Thierry

    C’est l’histoire de deux bijoutiers. Et de deux familles qui vivent un drame.

    Dans la périphérie de Lyon, à Bron, Gilbert Lori est mis en examen pour violence avec arme et risque de passer les premiers mois de sa retraite (qu’il prendra le 31 décembre prochain) en prison. Le 15 octobre, il a été victime d’un braquage par deux hommes armés et a riposté au tir de l’un de ses deux agresseurs, le blessant. Déjà, le jour même, il avait passé les 36 heures suivant son agression en garde à vue. En plus des poursuites engagées contre lui, Gilbert Lori et son épouse subissent des menaces. Les « amis » de ses braqueurs viennent cracher sur sa vitrine, le traitant de « bâtard raciste » et « d’enculé de Français ». Si les médias se sont bien gardés de révéler l’origine ou simplement les prénoms des deux braqueurs, on peut considérer ces insultes comme un indice…

    A Cannes (plus précisément dans le quartier de Cannes-la-Bocca, bien plus populaire que la Croisette), Thierry Unik lui n’a pas pu riposter, et ne sera donc pas poursuivi par la justice. Les deux ordures ayant braqué sa bijouterie l’ont abattu d’une balle de kalachnikov en pleine tête, le samedi 26 novembre à 18 heures. Agé de 42 ans, il avait ouvert ce commerce avec son frère jumeau et sa belle-sœur. Jeudi, près de 4 000 personnes ont marché pour honorer sa mémoire. Le journal Nice Matin signalait « la présence discrète du maire de Cannes Bernard Brochand ». Oh oui messieurs les politiques, faîtes vous discrets, très discrets. Car vous êtes les responsables, vous qui avez abandonné votre peuple aux prédateurs.

    Mort ou en prison ?

    Finalement on peut se demander si ce ne sont pas les deux possibilités offertes par notre société aux victimes de ces braquages de plus en plus violents. Se défendre, c’est passé du statut de victime à celui d’accusé ; ne pas se défendre c’est risqué de passer du statut de vivant à celui de mort.

    Les braquages de bijouterie ont augmenté de 33%. Des explications « techniques » peuvent être avancées : la crise bien sûr (sauf qu’il n’est pas certain que les braqueurs en question soient des victimes des délocalisations dans l’industrie…), l’augmentation du coût de l’or et la multiplication des petits comptoirs permettant son rachat, la performance accrue des systèmes de sécurité et d’alarme en particulier qui entrainent vers des actes plus directs et plus violents. Le « car-jacking » qui remplace le vol de voiture simple, le saucissonnage qui prend le relai du cambriolage, le braquage de commerces plutôt que l’attaque de banque, en attendant la prochaine étape (nous y viendrons, Fofana et ses potes nous en ont donné un avant-goût avec le meurtre d’Ilan Halimi) que sera sans aucun doute la multiplication des enlèvements.

    Dans une tirade délirante Luc Laventure, le patron de « la chaîne de la diversité » France Ô (que nous finançons tous via la taxe audiovisuelle) avait estimé que la France allait – ou devait, chez ces gens-là on est toujours dans la marche forcée – devenir « le Brésil de l’Europe ». Ah mais oui Luc, on va en manger du paradis multiculturel. Et tu nous diras si tu trouves que ça fait carnaval de Rio quand tu seras ligoté dans le coffre d’un Porsche Cayenne avant d’être traîné dans une cave sordide par des petites frappes… Parce qu’un patron de télé, se diront-ils, ça doit pouvoir se monnayer cher niveau rançon !

    Lire la suite »


    Réunion contre l’insécurité Place Arson

    1 décembre 2011

    La réunion des habitants contre l’insécurité Place Arson vue par le gratuit Direct Azur – aucun élu n’est venu affronter la colère des citoyens !


    Des nouvelles du « clan Bensafi »

    29 novembre 2011

    Il y a trois ans, lors du meurtre u caïd Nordine Bensafi, Nice Matin nous avait livré un étonnant et très complaisant portrait de ce repris de justice présenté comme « le petit prince de l’Ariane ».

    C’est toujours dans ce journal que nous avons pu avoir cette semaine des nouvelles du « clan Bensafi » et notamment de Salah, déclarant pour se disculper devant le tribunal « Vous avez un voleur en face de vous, pas un trafiquant ».

    Trafic de drogue à L’Ariane: un à deux ans de prison pour le clan Bensafi

    Il était considéré comme le chef d’un réseau de trafic de drogue démantelé fin 2008 par la police judiciaire. Il encourait même jusqu’à dix ans de prison. Salah Bensafi, 30 ans, a été condamné à deux ans ferme devant le tribunal correctionnel. Seul le chef d’association de malfaiteurs ayant été retenu par les juges.

    En revanche, deux de ses proches, Abdelkarim Jebir, 30 ans, et Abdjellel Charni, 28 ans, convaincus d’avoir participé au trafic, ont écopé respectivement de deux ans et dix-huit mois, tandis qu’un quatrième homme, Abdelkader Nimour, 30 ans, était condamné à un an par défaut (il n’était ni présent, ni représenté par un avocat). Trois autres prévenus, dont un Marseillais, ont été relaxés.

    La mémoire du « Petit prince »

    Bensafi, le nom parle à L’Ariane. C’est celui de trois frères, dont celui de Nordine, abattu de trois balles de 22 long rifle sur ses terres arianencques, à la veille de Noël 2008.

    Le « petit prince de l’Ariane », l’un de ses surnoms, qui avait été l’un des « grands frères » nommés dans les années 1990 par l’OPAM, était lui bel et bien tombé pour trafic de stups, en 2003, ce qui lui avait valu six ans de prison.

    Mais voilà, Salah n’est peut-être pas Nordine. Face aux questions du président de la 6e chambre, Patrick Véron, il n’a de cesse de nier : « Vous avez un voleur en face de vous, pas un trafiquant, j’ai pas les épaules pour ça… »

    Son avocate, Me Audrey Vazzana, achève de faire tomber les chefs de trafic de drogue : « Il n’y a pas d’écoutes téléphoniques entre les deux frères, ni aucune surveillance, aucun élément matériel : on les associe automatiquement dans le trafic parce qu’ils sont frères. »

    Au démarrage des écoutes téléphoniques

    Toute l’affaire, en fait, démarre à partir des écoutes mises en place à la suite d’un renseignement concernant Nordine Bensafi. Salah les conteste, d’autres prévenus reconnaissent leurs voix, mais à elle- seules, elles ne suffisent pas à apporter la preuve du trafic bien organisé. Aucun vendeur de « came », aucun acheteur n’a été arrêté, qui aurait pu démontrer l’existence du réseau et, surtout, l’implication comme chef de Salah Bensafi.

    L’avocat de Charni, Me Lionel Ferlaud (Draguignan), aura même cette phrase : « Si le réseau de feu son frère fonctionnait, il lui suffisait d’en reprendre les rênes. »

    Du cannabis en provenance d’Espagne

    Charni, justement, ainsi que Jebril, défendu par Me Mohammed Kassoul, sont finalement ceux qui font tenir la thèse du trafic. Le 30 décembre 2008, la police espagnole les arrête avec 439 grammes de cannabis dans la voiture de Jebril. Ils sont relâchés. Quinze jours plus tard, ils sont repris, toujours à la frontière espagnole, mais cette fois avec dix kilos de résine…

    L’enquête et les perquisitions ne donneront rien d’autre. Le procureur lui-même, Jean Coutton, ne semble pas croire à l’ampleur du trafic. À telle enseigne qu’il requiert des peines mesurées : cinq ans pour Bensafi, quatre ans pour Jebir et Charni, un an pour tous les autres, sauf le Marseillais, pour lequel il réclame la relaxe.

    [Nice Matin]

     


    L’insécurité, première préoccupation des lecteurs de Nice Matin

    19 novembre 2011

    Régulièrement, le quotidien Nice Matin sonde ses lecteurs sur l’actualité les ayant le plus marqué. Voici le résultat pour la semaine écoulée.

     


    Une bande des Moulins agresse des lycéennes à Cagnes-sur-Mer (Nice Matin)

    16 novembre 2011

    Une version tronquée de l’article est disponible sur le site du journal, voici le complément nécessaire. Nice Matin consacre une page entière et sa Une à l’affaire.

    Une nouvelle illustration de l’échec patent d’Estrosi-Ciotti-Sarkozy en matière de lutte contre l’insécurité. Nous exportons maintenant régulièrement les délinquants de Nice aux communes voisines…

    Cliquez sur l'image


    Vigilants, réactifs, solidaires

    27 octobre 2011

    Voici le tract diffusé dans le quartier République-Barla-Arson.


    Nous soutenons notre Police Municipale !

    27 octobre 2011

    [Communiqué du 27 octobre 2011]

    Depuis deux jours le procureur Eric de Montgolfier s’attaque de manière scandaleuse à la Police Municipale de la ville de Nice.

    Non pas pour des affaires glauques comme on en voit apparaître ces derniers temps parmi les hauts-gradés de la Police Nationale, à Lyon ou à Lille par exemple, mais en reprochant aux policiers municipaux d’agir trop et trop vite sur le terrain.

    Arguant que la sécurité des personnes et des biens doit rester du ressort de l’Etat, le procureur De Montgolfier voudrait que la Police Municipale s’en désintéresse, et ne se comporte qu’en supplétif ou en relai téléphonique.

    La Police Municipale est une police à part entière. Elle participe fortement à la sécurisation de notre ville, et quand les Niçois sont agressés ils ne se soucient pas de savoir si les policiers leur venant en aide sont payés par l’Etat ou la ville. L’agent poursuivi par Eric de Montgolfier pour avoir percuté un piéton se rendait d’ailleurs sur les lieux d’une agression en cours !

    Face à la démission de l’Etat en matière de sécurité – et de justice ! – nous sommes contents de pouvoir compter sur nos agents municipaux, qui doivent palier aux réductions d’effectifs de la Police Nationale mises en place par l’UMP (qu’en pense M. Estrosi ?) et au laxisme des tribunaux face aux délinquants (qu’en pense M. De Montgolfier ?).

    Puisqu’il semble que le procureur De Montgolfier doive finir sa carrière chez nous, qu’il essaie pendant les années qu’il lui reste de s’attaquer enfin à ceux qui pourrissent réellement la vie des Niçois. Car ce ne sont pas ses petites sorties médiatiques qui ont permis de faire reculer l’insécurité dans notre ville pendant son exercice, bien au contraire.


    Que se passe-t-il chez Nice Matin ?!

    30 août 2011

    Voici l’article incroyable que l’on pouvait lire le 27 août dans l’édition antiboise Nice Matin et sur la version en ligne du journal.

    Quand on écrit ou publie un tel article, il est un peu aisé ensuite de « filtrer les commentaires avant publication », en évoquant des « débordements ».

    Le vrai débordement, c’est celui de ce journaliste (P.C., nous ne connaissons que ses initiales) qui semble se délecter que des chrétiens – quoi que l’on puisse par ailleurs penser des évangélistes, là n’est pas le débat – se fassent agresser simplement parce qu’ils ont eu l’outrecuidance de tenter de prêcher dans un quartier dont les habitants « sont  à plus de 80% musulmans ». Y évoquer le Christ s’apparente ainsi pour ce journaliste à de la provocation !

    Incroyable, le mot semble bien faible.

    Puisque les commentaires sont filtrés, nous vous encourageons à faire entendre votre colère en direct auprès de la rédaction de Nice Matin Antibes > Charles Séatelli – antibes@nicematin.fr – 04 92 90 40 50

    Ne laissons plus rien passer, BASTA !

    Deux évangélistes expérimentent le prêche à la Zaïne, ils retrouvent leur voiture détruite

    Ont-ils voulu faire de la provocation à quelques jours de la fin du ramadan? Où sont-ils simplement des naïfs illuminés? Difficile à dire. Mais, ce qui est sûr, c’est que l’initiative de ces deux représentants d’une Église évangéliste de l’Ain a de quoi laisser perplexe.

    Mercredi soir, ils ont débarqué dans le quartier des Hauts de Vallauris (ex-Zaïne) avec des Bibles sous le bras. Habillés en costume noir, ils ont frappé aux portes des habitants – qui sont à plus de 80 % musulmans – pour leur parler de résurrection, de repentance, du sacrifice de Jésus sur la croix… Mais tout ce qu’ils ont obtenu, c’est de sacrifier leur voiture. Car, pendant qu’ils tentaient de prêcher la bonne parole, un groupe de jeunes de la Zaïne s’en est pris à leur Opel Meriva. Ils l’ont littéralement mise en pièces : vitres cassées, pare-brise fracturé, portières enfoncées, pneus crevés…

    Surpris, du moins officiellement, les deux évangélistes protestants ont déposé plainte auprès du commissariat de Vallauris.

    En raison de nombreux débordements, les commentaires a cet article sont filtrés avant publication.

    [Nice Matin]


    Notre-Dame : procession catholique sous protection policière

    26 août 2011

    C’est ce que l’on peut lire sur le blog du courageux comité de quartier des rues d’Italie et limitrophes.

    La paroisse de Notre-Dame de l’Assomption a fêté celle-ci le 14 août au soir. La célébration s’est terminée par la traditionnelle procession autour de la basilique et du parking. L’ensemble du parcours (400 m environ) était encadré par une douzaine de policiers municipaux et nationaux en tenue.

    La décision prise par les autorités de procéder à une sécurisation de la procession était certainement justifiée et, probablement destinée à éviter ou à contenir d’éventuelles provocations.

    Quoiqu’il en soit, cela est bien révélateur d’une situation complètement inversée.

    En effet, voilà un évènement religieux traditionnel organisé en toute légalité, qui doit être encadré par les forces de Police. Paradoxalement, des membres de l’Association qui gère la salle de prière musulmane de la rue de Suisse occupent illégalement la voie publique au même endroit chaque vendredi depuis des années. Et cela, sans la moindre présence policière dont on imagine tous qu’au contraire, il lui est demandé de ne surtout pas se montrer.

    D’ailleurs, 1/2 heure après la procession, des musulmans priaient sur le trottoir mais les policiers avaient disparu.

    Cela signifie, de manière très claire, qu’une certaine partie de la population de notre quartier, devenue minoritaire, doit à présent être protégée d’autres populations qui, depuis des années, s’approprient incidieusement le coeur de Nice. Cette situation ne semble pas maitrisée.

    L’ADRI demande le retour à une vraie mixité dans la quartier Notre Dame. Cette mixité ne doit plus être communautaire mais sociale.

    L’ADRI demande donc une recomposition de la population du quartier afin que s’y installent des couples jeunes, des familles avec enfants, des étudiants, des retraités, etc, … et des commerces traditionnels et de qualité.Il faut rompre avec un certain communautarisme expansif et quelquefois paupérisé. Il en va de la réussite du plan de rénovation (dont l’ADRI attend toujours la présentation) qu’attendent les habitants historiques du quartier Notre-Dame.

    [le blog de l'ADRI]


    Les Roms de Masséna : « ici… beaucoup de touristes…d’argent et de soleil… »

    4 août 2011

    Effarant article de Nice Matin. Signalons que des Roms squattent aussi régulièrement les pelouses et fontaines d’Acropolis, ou encore qu’un véritable bidonville est en train de se constituer à l’ouest de la ville, près de l’entrée de la Voie Rapide.

    « Priorité aux gens d’ici » nous dit Rudy Salles, on aurait envie de lui répondre « chiche? » ! Il n’en reste pas moins qu’à défaut de véritables frontières, c’est aujourd’hui tous nos parcs et jardins que nous devons couvrir de grilles…

    Des Roms qui ronflotent sous les arbres, étendent leur linge entre deux branches, font leur cuisine ou leurs besoins près des bosquets. Tout ça à deux pas de la place Masséna. Pas top comme image pour la Ville de Nice. Ça fait mauvais genre pour les touristes, ça inquiète et incommode certains Niçois. C’est pourtant ce panorama auquel ils ont droit depuis le début de l’été. Et qui irrite au plus haut point les pouvoirs publics. «L’année dernière, rappelle Rudy Salles, adjoint au Tourisme, on a eu un vrai pic au jardin Albert-1er. Cet été, les différentes animations comme le festival du jazz, le village réunionnais, le festival créole… ont permis de déloger les Roms, qui se sont alors fixés derrière le forum Jacques-Médecin».

    Cet aménagement sauvage ne va pas vraiment dans le sens de la municipalité «qui multiplie les efforts pour embellir et rendre propre la commune.

    « Que l’on souffle quelques minutes sur un bout de pelouse, OK, mais lorsque je vois qu’à cause de quelques personnes, on assiste à des dégradations importantes, du matin au soir et parfois la nuit, alors là, je suis navré».

    Vigilance accrue

    Evidemment, pour ces gens du voyage, principalement d’origine roumaine, l’emplacement géographique est stratégique. «Tandis qu’une partie fait la mendicité dans le centre de Nice, l’autre attend la relève sous les pins…»

    Nous avons cherché à établir le contact avec ces personnes. Farouches, méfiantes, ne maîtrisant pas le français, elles n’ont guère été bavardes. Juste quelques bribes de phrases indiquant «qu’ici… beaucoup de touristes…d’argent et de soleil…»

    Que peut faire la Ville ? «Intensifier les opérations conjointes entre police municipale et services du nettoiement plusieurs fois par jour. On ne lâchera pas prise», assure Rudy Salles.

    Benoît Kandel, 1er adjoint, en charge la sécurité, enfonce le clou. «Les Roms, on les surveille. Dès qu’il y a infraction ou mendicité agressive, on les interpelle».

    Des grilles s’imposent

    Et l’occupation illégale du domaine public ? «Le maire fait très attention à ce qu’on mène une politique d’accueil forte avec des logements sociaux, des lieux d’hébergement d’urgence, des soins gratuits, des vestiaires… Mais priorité aux gens d’ici. Nice ne veut pas devenir le réceptacle d’un habitat insalubre. Il faut conduire des actions très fortes».

    Ces actions passent par la destruction ou la condamnation de squats : «83 sites ont déjà été évacués et 7 autres sont en cours. S’ils n’ont pas de point pour se fixer, si on leur enlève des lieux d’hébergement durable, les Roms vont ailleurs. C’est une population maîtrisée et relativement résiduelle. Elle est visible et Nice compte moins de 200 Roms, ce qui est très peu».

    Oui, mais suffisante, pour déranger la collectivité en se tapant «l’incruste» au verso de la plus belle place niçoise. Malgré les rondes périodiques des policiers et des agents du nettoiement. Alors ? «A terme, conclut Rudy Salles, la pose de grilles sécurisées s’imposera».


    Le barbecue capverdien finit en rixe et au poste

    12 juillet 2011

    Cliquez sur l’image pour l’agrandir

    Une rixe qui a opposé cinquante à soixante individus (…)

    Là, deux clans se sont affrontés sur fond d’appartenance à différents quartiers de Nice (…)

    Un incident survenu le même jour que l’agression de pompiers marseillais, par une quinzaine de Cap-Verdiens venus de Nice.

    Relire aussi :

    * Une « dizaine de jeunes Capverdiens » agressent et dépouillent deux personnes dans le quartier Notre-Dame.

    * Un squatt de Capverdiens devant l’église de Bon-Voyage.